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	<title>Archives des Défense | Aijedroit</title>
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	<title>Archives des Défense | Aijedroit</title>
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		<title>Rencontre avec le commissaire Justine, affectée au commandement de l’espace.</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-le-commissaire-justine-affectee-au-commandement-de-lespace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 10:59:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Justine est commissaire des armées, affectée au sein de l’armée de l’Air et de l’Espace. Elle exerce en tant que legal advisor, conseiller juridique. Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur le droit international, le droit spatial, et l’armée, le commissaire Justine présente son parcours et ses activités. Pourriez-vous nous dire comment [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Justine est commissaire des armées, affectée au sein de l’armée de l’Air et de l’Espace. Elle exerce en tant que <em>legal advisor</em>, conseiller juridique.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur le droit international, le droit spatial, et l’armée, le commissaire Justine présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous dire comment vous avez découvert l’armée&nbsp;?</strong></h2>



<p>On peut dire que je suis «&nbsp;née dans l’armée&nbsp;» puisque mes deux parents sont militaires, ainsi que l’étaient mes deux grands-pères.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous indiquer quelles études vous avez suivies ?</strong></h2>



<p>J’ai fait mes études de droit à l’université de Bordeaux. J’ai tout d’abord effectué une licence de droit privé avant de m’orienter vers un Master 1 en droit international. Puis, j’ai choisi de me spécialiser et j’ai réalisé un Master 2 en droit et management du transport aérien à Aix en Provence. En parallèle de mon Master 2, j’ai passé un diplôme d’études supérieures universitaires (DESU) en assurances aériennes et spatiales. Fort de mes cours en droit international humanitaire, droit aérien et droit spatial, j’ai eu l’opportunité d’être recrutée sous contrat au sein des armées pour un premier contrat d’un an, rapidement transformé en CDD de 4 ans, que je viens d’ailleurs de prolonger pour 4 années supplémentaires.</p>



<p>Dans ce cadre-là, j’ai reçu une formation militaire de plusieurs mois à l’école des commissaires des armées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous rencontré des difficultés ?</strong></h2>



<p>Mes deux parents ont un certain niveau d’études puisque tous deux ingénieurs diplômés de l’Ecole de l’air et de l’espace. Je ne me sentais personnellement pas faites pour les classes préparatoires mais, j’ai trouvé un domaine dans lequel je me plais à apprendre et exercer&nbsp;: le droit. J’ai ainsi compris qu’il ne sert à rien de se comparer, car chacun de nous a des compétences et un domaine dans lequel il peut réussir. Après des premières années assez générales, c’est au fil de la spécialisation que j’ai découvert des matières qui m’ont réellement intéressées et données envie, notamment le droit international humanitaire, le droit maritime ou encore le droit aérien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous intégré l’armée ?</strong></h2>



<p>Il existe plusieurs façons d’intégrer l’armée.</p>



<p>Il est possible de passer un concours et ainsi d’être ce qu’on appelle de carrière ou d’être embauché sous contrat à durée déterminée pouvant cependant aller jusqu’à la durée d’une carrière entière si nous renouvelons plusieurs fois le contrat. Pour ma part, j’ai intégré l’armée via ce que l’on appelle les officiers sous contrat (OSC). Il s’agit d’un contrat à durée déterminée de quatre ans et renouvelable plusieurs fois en fonction du besoin des armées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Y a-t-il des différences entre les militaires sous contrat et les militaires de carrière qui ont passé un concours&nbsp;?</strong></h2>



<p>Concrètement, que l’on soit sous contrat ou que l’on ait passé un concours, on peut exercer les mêmes fonctions.</p>



<p>Toutefois, il existe bien quelques différences entre ces deux statuts.</p>



<p>Les militaires sous contrats sont recrutés pour un poste précis propre aux études qu’ils ont effectuées. En ce qui me concerne, ce fut &nbsp;pour mes compétences en droit international et en droit spatial.</p>



<p>Pour les militaires qui ont intégré l’armée sur concours, la situation est différente. Ils ne sont pas recrutés pour un poste en particulier , et peuvent être affectés sur différentes fonctions de leur champ de compétence. Par exemple pour les commissaires des armées, corps auquel je suis rattachée, il existe plusieurs dominantes telles que le droit, les ressources humaines, la finance, l’audit, la logistique, les achats&#8230;</p>



<p>Par ailleurs, les militaires sous contrat ne font pas nécessairement toute leur carrière dans l’armée. A l’issue de leur premier contrat, ils peuvent choisir de poursuivre leur carrière militaire en renouvelant leur contrat ou d’aller travailler dans le civil/privé. Ils peuvent également se faire «&nbsp;activer&nbsp;» c’est-à-dire basculer de carrière.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’aimez-vous dans votre métier ?</strong></h2>



<p>J’aime exercer dans un domaine qui a des implications aussi bien nationales qu’à l’international. L’intérêt du droit international est de dépasser les différences propres à chaque Etat pour établir des règles communes qui s’appliquent à plusieurs pays. C’est notamment le cas du droit international humanitaire, ou droit des conflits armés, qui s’applique uniformément à tous les Etats signataires de convention de Genève et c’est ce qui rend cette matière passionnante.</p>



<p>J’apprécie aussi énormément&nbsp; de travailler sur le droit spatial, qui est également un droit international. J’ai conscience d’avoir beaucoup de chance de travailler dans ce domaine, car il existe peu d’opportunités qui permettent d’exercer comme juriste en droit de l’espace.</p>



<p>Au-delà de l’intérêt que j’ai pour ces matières , j’apprécie travailler sur des sujets qui sont susceptibles d’avoir un impact dans nos sociétés. Or, tout ce qui touche au droit international et à l’espace concerne l’ensemble de l’humanité puisque l’espace est reconnu comme un bien commun et un milieu aujourd’hui indispensable à nos sociétés. En effet, nos téléphones, ordinateurs, ou automobiles fonctionnement grâce à des satellites.</p>



<p>Il s’agit également d’un domaine stratégique. Sur le plan militaire, les capacités spatiales sont un soutien quotidien à nos opérations terrestres, aériennes et maritimes via par exemple les télécommunications, l’observation de la Terre ou le GPS.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous vous nous expliquer vos missions et votre travail au quotidien ?</strong></h2>



<p>En tant que juriste au commandement de l’espace, mon travail au quotidien s’axe sur l’application du droit international et du droit de l’espace aux activités militaires mais aussi plus largement de toutes les questions juridiques plus classiques – nationales ou internationales -, de coopérations internationales, etc. &nbsp;</p>



<p>Nous pouvons ainsi passer d’un sujet de droit national relatif à la loi sur les opérations spatiales française à un sujet de droit opérationnel propre aux capacités spatiales militaires mais également travailler sur des dossiers types participation à la rédaction de résolutions des Nations-Unies avec d’autres Etats pour encadrer des comportements que nous jugerions irresponsables, conseiller juridiquement le commandement du commandement de l’espace, participer à des exercices nationaux ou en coalition à l’international.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la place du droit dans l’armée et dans vos fonctions ?</strong></h2>



<p>Les activités militaires sont très règlementées, au même titre que n’importe quelle autre activité.  Cependant, certains aspects juridiques sont nécessairement spécifiques à ces activités. Certaines actions militaires peuvent avoir des conséquences juridiques. Il est donc important que les militaires se conforment également au droit, comme tous citoyens, malgré certaines spécificités.  Autrement dit, pour les questions opérationnelles, le droit est une condition sine qua non avant toute action militaire et chaque action, armée ou non, s’inscrit dans un processus spécifique conformément au droit international. Chaque action doit ainsi être légitime et justifiée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce métier correspond-il à des valeurs qui vous sont chères ?</strong></h2>



<p>Tout à fait, j’ai été sensibilisée et j’ai côtoyée des valeurs que portent l’armée compte tenu de mes parents. L’entraide, le sens de l’honneur, la droiture, l’engagement et l’adaptabilité sont autant de valeur qu’un militaire doit partager.</p>



<p>L’armée constitue bien souvent une sorte de famille d’adoption ou seconde famille. Beaucoup diront qu’il règne au sein des armées un esprit de camaraderie, propre à l’institution et que nous ne retrouvons pas dans le privé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous que l’armée est accessible à tous&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, l’armée peut offrir une place à chacun en fonction de ses goûts et de ses compétences. Il y a une grande diversité de métiers dans l’armée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peut-on évoluer et valoriser ses compétences&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, le mérite est une valeur reconnue dans l’armée. Il est donc possible pour celles et ceux qui souhaitent que leurs compétences soient reconnues et valorisées d’intégrer l’armée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Y a t-il une différence entre les femmes et les hommes dans l’armée&nbsp;?</strong></h2>



<p>Non, concrètement l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur forte de l’armée. Ainsi, une femme peut exercer les mêmes fonctions et avoir la même évolution de carrière qu’un homme. A grade équivalent, salaire équivalent, femme comme homme. En tant que femme, j’ai également reçu la même formation militaire et les mêmes attributions qu’un homme du même corps d’armée et de la même spécialité.</p>



<p>Il ne faut donc pas avoir peur de devenir militaire sous prétexte que nous sommes des femmes. Le corps du commissariat des armées est par ailleurs parmi les plus féminisé de l’armée (environ 35% de femmes).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Auriez-vous des conseils pour celles et ceux qui voudraient suivre votre exemple ?</strong></h2>



<p>Je pense qu’il est important de se faire confiance et de prendre son temps. On ne peut pas forcément savoir ce que l’on veut faire lorsqu’on est jeune. Il faut être curieux, suivre parfois son intuition, et surtout se trouver des passions – pas nécessairement professionnelles. Si l’on se trompe sur son orientation ou si l’on doit changer de projet ce n’est pas grave, il ne faut pas voir cela comme une fin en soi. L’important est de s’épanouir dans un travail qui correspond à nos valeurs. Pour cela, l’armée offre une diversité de possibilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment peut-on vous contacter, ou contacter l’armée pour avoir plus d’informations sur les carrières accessibles aux jeunes ?</strong></h2>



<p>Vous pouvez vous rendre sur le site recrutement du corps des commissaires des armées (<a href="https://www.defense.gouv.fr/commissariat/recrutement">https://www.defense.gouv.fr/commissariat/recrutement</a>) pour avoir des informations sur celui-ci. Il existe également de nombreux centre de recrutements (CIRFA) en France susceptibles de renseigner les personnes intéressées par l’Armée.</p>



<p></p>



<p>Auteur, Pierre Cornou</p>
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		<title>Maître Anne-Sophie LEROI, avocate associée au sein du cabinet Benoliel Avocats.</title>
		<link>https://aijedroit.com/maitre-anne-sophie-leroi-avocate-associee-au-sein-du-cabinet-benoliel-avocats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 10:55:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel est votre parcours ? Après l’obtention d’un baccalauréat scientifique, je me suis orientée vers des études de médecine et ai passé à deux reprises le concours de PCM1, sans succès. J’ai alors choisi de me réorienter vers des études de droit parce que je considérais qu’elles m’ouvriraient plus de perspectives. J’avais pour objectif de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est votre parcours ?</strong></h2>



<p>Après l’obtention d’un baccalauréat scientifique, je me suis orientée vers des études de médecine et ai passé à deux reprises le concours de PCM1, sans succès.</p>



<p>J’ai alors choisi de me réorienter vers des études de droit parce que je considérais qu’elles m’ouvriraient plus de perspectives. J’avais pour objectif de me diriger vers une école de commerce après l’obtention de ma licence ou de mon Master 1 en vue d’un double diplôme. Finalement, j’ai pris goût au droit et j’ai choisi de continuer uniquement dans cette voie.</p>



<p>J’ai effectué mes études de droit à l’Université Paris Nanterre (Paris X) et j’ai dans ce cadre réalisé un Erasmus en troisième année de licence en Norvège afin d’améliorer mon vocabulaire et ma rédaction en anglais. C’est à mon retour en France que j’ai effectué mon tout premier stage de 2 mois dans un cabinet de Conseils en propriété industrielle qui m’a fait découvrir une matière du droit qui m’était alors inconnue et que j’ai tout de suite adoré.</p>



<p>J’ai ensuite effectué un Master 1 en droit des affaires, toujours au sein de l’Université Paris Nanterre. A l&rsquo;issue de cette année-là, j’ai tenté pour la première fois l’examen du CRFPA, sans succès. Pour mon Master 2, je voulais à tout prix intégrer une formation dédiée à la propriété intellectuelle et j’ai choisi le Master 2 en droit des innovations techniques proposé par l’Université Paris-Sud (Paris XI). J’ai effectué mon stage de fin d’études au sein d’un cabinet d’avocats anglo-saxon dont le champ d’activité couvrait aussi bien la propriété intellectuelle que le droit des affaires.</p>



<p>A la suite de mon Master 2, j’ai retenté ma chance au CRFPA, cette fois-ci avec succès et ai intégré l’HEDAC en janvier 2011. J’ai commencé mon parcours d’élève avocat par une alternance de 6 mois au sein d’un cabinet d’avocats. Cette expérience fut très formatrice sur la pratique des contentieux en matière de propriété intellectuelle et de droit commercial.</p>



<p>Mon PPI a été divisé en deux temps : j’ai effectué un stage de 3 mois au sein d’un cabinet d’avocats à Los Angeles puis un stage de 3 mois au sein du service juridique de Lagardère Active, dédié au droit de la presse.</p>



<p>J’ai réalisé mon stage final au sein du cabinet d’avocats Aramis, dans le département IP/IT. Ce stage fut par la suite prolongé par un CDD de juriste de quatre mois.</p>



<p>Après l’obtention de mon CAPA et de ce CDD, je suis partie à la recherche d’un contrat de collaboration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Q<strong>uelles ont été les difficultés rencontrées à la sortie de l’école d’avocats ?</strong></h2>



<p>Lors de l’obtention de mon CAPA j’étais en CDD au sein du Cabinet Aramis qui n’envisageait pas de recruter. J’ai parallèlement commencé à envoyer des candidatures spontanées et ai répondu à des annonces via <em>Village de la Justice</em>. J’avais ciblé uniquement les cabinets d’avocats qui faisaient de la propriété intellectuelle soit partiellement, soit exclusivement. Mes recherches pour trouver une collaboration ont duré quatre mois. Je me souviens avoir trouvé le temps long au début et je n’avais aucune idée de l’état du marché dans la matière que je convoitais.</p>



<p>J’ai néanmoins été assez active dans mes recherches en envoyant régulièrement des candidatures spontanées et ai assisté à des salons professionnels. J’ai constaté que les candidatures spontanées ont rencontré davantage de succès que les simples réponses à des annonces.</p>



<p>J’ai finalement commencé ma première et seule collaboration au sein du cabinet Antoine et Benoliel – qui est ensuite devenu Benoliel Avocats – 5 mois après ma sortie de l’HEDAC. A l’époque, l’associée était à la recherche d’un(e) collaborateur(rice) en vue de son installation.</p>



<p>J’ai prêté serment le 5 juin 2013 et exerce toujours dans ce même cabinet.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est votre spécialité et pourquoi ce choix ?</strong></h2>



<p>J’exerce mon activité exclusivement en droit de la propriété intellectuelle. Je viens d’ailleurs de présenter mon dossier pour la mention de spécialisation au CNB. Tant que le certificat ne m’a pas été délivré, je ne peux toutefois pas encore me définir comme « spécialisée » dans cette matière.</p>



<p>J’ai eu la chance de faire un premier stage dans ce domaine qui m’a beaucoup plu, de sorte que je n’ai jamais cherché à trouver un autre domaine du droit.</p>



<p>J’ai effectué la très grande majorité de mes stages en propriété intellectuelle et en droit commercial. Ce qui m’a attirée c’est en particulier sa dimension internationale et sa grande technicité.</p>



<p>Le cabinet dans lequel j’exerce aujourd’hui est entièrement dédié à la propriété intellectuelle.</p>



<p>Cette matière me permet de défendre les intérêts de l’innovation, de la création et de tous les domaines artistiques, tout en accompagnant des acteurs dans le développement de leur activité et de leur image de marque<strong>.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce que vous feriez/ne referiez pas dans votre parcours ?</strong></h2>



<p>Je n’ai aucun regret particulier sur mon parcours.</p>



<p>Avec le recul, je me dis qu’il aurait été bien que je cherche à développer davantage mon réseau et mes dossiers personnels en participant aux évènements, formations, rencontres, etc. organisés par les associations et syndicats d’avocats tels que l’UJA et l’ACE par exemple, lesquels sont force de propositions pour les jeunes avocats.</p>



<p>Le barreau de Paris est particulièrement actif et ce type d’action favorise les rencontres avec des confrères d’autres spécialités ce qui permet la construction d’un réseau plus large.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous partager un moment marquant de votre carrière ?</strong></h2>



<p>Mon premier dossier personnel.</p>



<p>J’avais été mise en relation avec une personne qui venait de recevoir une lettre de mise en demeure d’une marque de luxe qui lui reprochait des actes de contrefaçon. Sa problématique rentrait complètement dans mon champ d’activité, je me suis donc occupée de son dossier.</p>



<p>La difficulté est que les actes reprochés étaient avérés, il fallait donc trouver la meilleure stratégie pour défendre la cliente et limiter les conséquences financières.</p>



<p>Malgré tous mes efforts, la tentative des négociations a échoué et la partie adverse a décidé de porter l’affaire devant les Tribunaux.</p>



<p>Après 18 mois de procédure, ma cliente a été reconnue responsable d’actes de contrefaçon et condamnée à verser des dommages et intérêts à la partie adverse mais grâce à mes arguments la responsabilité a été partagée avec le client qui avait commandé les produits et choisi le motif litigieux. Le préjudice commercial a lui aussi été considérablement réduit par rapport aux demandes qui étaient formulées.</p>



<p>Ma cliente, qui avait compris que la reconnaissance de responsabilité était inévitable, a été ravie du résultat et très reconnaissante du travail réalisé. Au final, comme la cliente était satisfaite, j’ai eu la même sensation que si j’avais gagné le dossier et toute seule !</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?</strong></h2>



<p>J’apprécie grandement la diversité des dossiers et des domaines d’activités des clients. Chaque dossier m’amène à me plonger dans des secteurs d’activités extrêmement divers, ce qui participe à enrichir mes connaissances.</p>



<p>Le droit de la propriété intellectuelle étant construit en grande partie sur la base de textes européens, il existe de très nombreuses associations de praticiens françaises, européennes et internationales dans ce domaine ce qui m’a aussi permis de rencontrer des confrères de nombreux pays afin d’échanger sur leurs pratiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont vos projets et objectifs ?</strong></h2>



<p>M’étant tout juste associée après presque 11 ans de collaboration, je souhaite développer une clientèle plus large afin de faire croître progressivement le cabinet. Selon la vitesse de croissance de l’activité, nous serons peut-être en mesure d’envisager de recruter un nouveau collaborateur dans les prochains mois.</p>



<p>Je souhaite également continuer à relever de nouveaux défis, notamment face aux enjeux juridiques liés au développement de l’intelligence artificielle et des innovations numériques. Nous devons constamment nous informer et nous former afin de rester en mesure de répondre aux problématiques innovantes rencontrées par les clients.</p>



<p>A titre personnel, j’aimerais également me former à la médiation. Dans le cadre de notre activité contentieuse, nous sommes constamment incités à y avoir recours et cela me permettrait de développer une compétence à part entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des conseils concernant l’orientation post bac ?</strong></h2>



<p>Aucun choix n’est définitif.</p>



<p>Si on change d’avis ou d’envie, une réorientation est toujours possible quelle que soit la matière étudiée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un mot pour les futurs avocats ?</strong></h2>



<p>Je pense que le métier d’avocat est en perpétuelle évolution et qu’il existe une multitude de manières d’exercer la profession d’avocat aujourd’hui.</p>



<p>Il ne faut pas hésiter à être curieux(se) et à chercher la forme d’exercice qui vous convienne. C’est un métier très stimulant et enrichissant, fait de nombreuses rencontres à travers les confrères et les clients. Même si vous êtes déçu par l’une de vos expériences professionnelles, cela vaut le coup de changer de structure et de persister dans la recherche d’une pratique plus conforme à vos attentes.</p>



<p>Auteur: <strong>Clinique Juridique de l&rsquo;HEDAC</strong> &#8211; La Gazette du mois d&rsquo;avril</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/maitre-anne-sophie-leroi-avocate-associee-au-sein-du-cabinet-benoliel-avocats/">Maître Anne-Sophie LEROI, avocate associée au sein du cabinet Benoliel Avocats.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
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		<title>Rencontre avec Maître Catherine GLON, avocate fondatrice du cabinet d’avocats Liberté et bâtonnière du barreau de Rennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 07:35:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maître Catherine GLON a prêté serment en 1986. Elle est fondatrice et associée du cabinet d’avocats liberté à Rennes. Ce cabinet est composé de 16 avocats, dont 7 associés et 9 collaborateurs, ainsi que de 7 assistantes, qui constituent une équipe soudée aux expertises complémentaires. Avocate engagée et passionnée, son goût pour l’humain et les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Catherine GLON a prêté serment en 1986. Elle est fondatrice et associée du cabinet d’avocats liberté à Rennes. Ce cabinet est composé de 16 avocats, dont 7 associés et 9 collaborateurs, ainsi que de 7 assistantes, qui constituent une équipe soudée aux expertises complémentaires.</p>



<p>Avocate engagée et passionnée, son goût pour l’humain et les relations humaines caractérise Maître Catherine GLON.</p>



<p>Depuis le 1er janvier 2023, elle est bâtonnière du barreau de Rennes, un barreau qui compte plus de 1000 avocats, et a à cœur de mettre ses compétences et son humanité au service des avocats et des citoyens.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur les avocats, et le rôle de la bâtonnière, Maître Catherine GLON présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous dire quel métier vous souhaitiez exercer quand vous étiez enfant&nbsp;?</strong></h2>



<p>J&rsquo;ai toujours voulu être avocate, et apporter mon aide à ceux qui en ont besoin. Je suis sensible au juste et à l&rsquo;injuste. Je considère qu&rsquo;on ne peut pas être avocate sans s&rsquo;intéresser à la dimension philosophique, sociale et humaine de cette fonction. En effet, un avocat a une indépendance totale à l&rsquo;égard de qui que ce soit, il dispose d&rsquo;une place particulière dans le processus démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer quelles études avez-vous suivi ?</strong></h2>



<p>Après le bac, j&rsquo;ai suivi des études de droit. J’ai ainsi obtenu un DEUG (Diplôme d’Études Universitaires Générales = bac +2) de droit, puis une licence (bac +3), et un DESS (Diplôme d’études Supérieures Spécialisées = bac +5). Suite au bac +5, j’ai passé l’examen d’entrée à l’école des avocats (crfpa) et obtenu le certificat d’aptitude à l’exercice de la profession d’avocat (CAPA).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous avez voulu devenir avocate&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’ai toujours été sensible aux inégalités, au juste et à l’injuste. J’accorde également une grande importance à l’indépendance et à la défense des libertés. Passionnée par l&rsquo;humain, je considère que les sciences humaines sont réellement importantes afin de comprendre la place du droit au sein de la communauté et son rôle dans la libération de la condition humaine. Le métier d’avocate me permet d’exprimer et de défendre des valeurs qui me sont chères, d’agir avec et pour les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont vos domaines d’exercice&nbsp;? Etes-vous spécialisée ?</strong></h2>



<p>Mon cabinet est composé d’avocats qui ont chacun un domaine de compétence. Pour ma part, j’exerce en droit pénal, ainsi qu’en droit du patrimoine et de la famille. A ce titre, j’ai passé des titres de spécialisation et suis donc spécialisée, d’une part, en droit pénal, et, d’autre part, en droit de la famille et du patrimoine. J’ai été la première avocate spécialiste en droit pénal en Bretagne. Avant, cette spécialité était exercée exclusivement par des hommes. Le choix de mes domaines d’exercices a été inspiré par mon engagement en faveur de la défense des femmes, de l’égalité et des libertés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pouvez-vous nous présenter le Barreau de Rennes&nbsp;?</strong></h2>



<p>Le barreau de Rennes est constitué de plus de 1000 avocats, dont une grande partie de jeunes avocats. C’est un barreau dynamique, et l&rsquo;un des 20 plus gros barreaux de France.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer ce qui vous a donné envie de devenir bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’ai toujours eu le sens du collectif. J’aime faire avec et pour les autres. La fonction de bâtonnière me permet d’agir dans l’intérêt des avocats et des citoyens.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Êtes-vous la première femme bâtonnière de Rennes ?</strong></h2>



<p>Non, il y a eu trois autres bâtonnières avant moi. L’équilibre entre femmes et hommes est bien respecté dans la profession d’avocat. Les avocates représentent 60 % de l&rsquo;effectif national des barreaux français. Malheureusement, ce qui perdure, c&rsquo;est que les femmes doivent davantage faire leurs preuves que les hommes, et il y a encore du travail à faire afin de garantir l&rsquo;égal accès à la profession, l&rsquo;égal accès aux responsabilités, et aux revenus.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment peut-on devenir bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>Pour pouvoir être élu bâtonnière, ou membre du Conseil de l&rsquo;ordre, il faut avoir exercé au minimum 4 ans en tant qu’avocat. Le Bâtonnier a un mandat de deux ans, et il y a donc une élection tous les deux ans. Lors de l’élection, chaque avocat dispose d’une voix, et l&rsquo;ensemble des avocats est amené à voter. Il est possible de se présenter avec un programme et un projet pour le barreau comme je l&rsquo;ai fait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer quelles sont vos missions en tant que bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>Le bâtonnier est en quelque sorte un «&nbsp;chef d&rsquo;orchestre&nbsp;», qui a vocation à gérer les relations et à régler les difficultés éventuelles au sein du barreau. En tant que bâtonnière, je suis chargée de réguler les relations entre avocats, entre magistrats et avocats, et entre avocats et clients. Le bâtonnier a ainsi une fonction de juge et rend des décisions, sur des honoraires ou des questions de déontologie.</p>



<p>Le bâtonnier a également un rôle de représentation du barreau. Le barreau a des relations bien sûre avec les magistrats, les partenaires judiciaires, mais aussi avec tous les acteurs du monde économique et social, dimension à laquelle je tiens beaucoup. Nous rencontrons aussi les députés et sénateurs, ainsi que les élus de la ville de Rennes et la maire afin d&rsquo;organiser des événements. Nous organisons effectivement des manifestations dans le domaine économique et associatif de toute nature avec, par exemple, la chambre de commerce, l&rsquo;association rebond 35, ainsi qu&rsquo;avec la maison des femmes de Rennes qui est en service depuis le 26 octobre.</p>



<p>Nous avons également des activités culturelles et nous avons accueilli l’exposition «&nbsp;visages de la liberté&nbsp;» mettant en avant la problématique des avocats martyrisés à travers le monde pour leurs engagements.</p>



<p>Je me préoccupe des conditions de placement en garde à vue des personnes mises en cause et aussi des conditions de détention au sein de l’univers carcérale. Nous avons des relations avec les directions des services pénitentiaires, dans le cadre de l&rsquo;accès aux droits des personnes détenues. Concernant les services pénitentiaires, dès le 2 janvier 2023, date de ma prise de fonctions, je suis allée visiter la prison pour hommes de Vezin à Rennes, puis la prison des femmes.&nbsp;</p>



<p>Je m&rsquo;engage beaucoup et j&rsquo;ai la volonté de faire au mieux. Je souhaite favoriser l&rsquo;efficacité et la protection à l&rsquo;égard des avocats et des citoyens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Que pensez-vous de l’accès au droit&nbsp;?</strong></h2>



<p>En tant que bâtonnière, j’ai pour objectif de poursuivre le développement de l’accès au droit. Rennes est un barreau très actif en matière d’accès des citoyens au droit. Nous avons une mission de service public, avec notamment cinquante-cinq lieux de consultations différents à Rennes. Nous intervenons également pour les gardes à vues, les privations de liberté, les personnes hospitalisées sous contrainte, les étrangers, les mineurs, les victimes. Il y a plus de quarante missions exercées sept jours sur sept par les avocats du barreau de Rennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Combien de temps consacrez-vous à votre fonction de bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>J&rsquo;exerce la fonction de bâtonnière quatre jours sur cinq, ainsi que tous les week-ends, notamment pour représenter le barreau lors d’évènements.</p>



<p><strong>Quelles sont les qualités requises pour exercer cette profession&nbsp;?</strong></p>



<p>Il est nécessaire d&rsquo;avoir des qualités d&rsquo;écoute sans avoir de préjugés, de faire preuve de médiation afin de résoudre les différends, ainsi que de l&rsquo;engagement, et de la résistance afin d&rsquo;aller vers ce qui est le plus juste. Il faut aussi prendre en considération la position que chacun trouve légitime.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels conseils donneriez-vous à un ou une futur(e) bâtonnier&nbsp;?</strong></h2>



<p>Je n&rsquo;ai aucun conseil à donner, simplement «&nbsp;faites au mieux&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle importance accordez-vous à l’engagement associatif&nbsp;?</strong></h2>



<p>J&rsquo;y attache une place importante. J’aime le fait de faire évoluer la société ensemble. Dès l&rsquo;âge de 13 ans, je me suis engagée dans le secteur associatif. Tout d’abord dans l&rsquo;objectif de favoriser l&rsquo;alphabétisation des personnes étrangères, afin de les aider à maîtriser la langue française.</p>



<p>J&rsquo;attache une grande importance à l&rsquo;égalité, à la solidarité, et à la lutte contre la pauvreté. Je suis convaincue que, quelle que soit sa condition sociale, il faut avoir confiance en soi et en l’autre, pour donner un sens à sa vie, à son appartenance au monde. J&rsquo;ai toujours pensé que la citoyenneté ne se décrète pas, mais se construit. J&rsquo;avais un poster dans ma chambre avec une citation de Victor Hugo qui disait « Insensé qui croit que je ne suis pas toi&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>J&rsquo;ai pris conscience des inégalités liées aux origines sociales et à l&rsquo;accès au savoir, très tôt. Par conséquent, j&rsquo;ai su très jeune que je voulais me consacrer aux autres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous poursuivi votre engagement associatif, ou développé de nouveaux engagements&nbsp;?</strong>&nbsp;</h2>



<p>Oui, le monde associatif tient une grande place dans ma vie. Je ne fais pas de séparation entre vie professionnelle et vie personnelle par rapport à ça. Sur ce point, la Bretagne est une région engagée, qui est l’une des plus dotée en associations et bénévoles.</p>



<p>A l’âge de 18 ans, je me suis engagée en qualité de bénévole au sein de l&rsquo;association SOS amitié, et je tenais des permanences de nuit afin d&rsquo;apporter une écoute bienveillante aux personnes en difficulté. Je suis également engagée pour différentes causes. J&rsquo;ai notamment apporté mon aide au sein du planning familial, ainsi qu&rsquo;au sein de l&rsquo;association Aids pour la lutte contre le sida. Je suis aussi sensible à la cause des enfants et j&rsquo;ai participé à la création de l&rsquo;association du groupe des avocats spécialisés en droit des mineurs.</p>



<p>De plus en tant que bâtonnière, je rencontre régulièrement des associations afin de leur apporter mon aide et travailler ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Plusieurs avocats donnent des cours pour transmettre leurs connaissances pratiques aux étudiants. Le barreau de Rennes mène-t-il des actions en faveur des étudiants&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>Oui, les avocats sont mobilisés pour transmettre leurs savoirs et permettre à tous les étudiants d’avoir un égal accès aux professions juridiques. Les étudiants sont issus de tous milieux et certains n’ont pas accès à une culture juridique dans leur milieu familial. J’ai toujours été soucieuse d’assurer à tous l’égalité des chances et d’aider les autres à progresser pour atteindre leurs objectifs. Les avocats du barreau de Rennes partagent ces valeurs, et un partenariat a été conclu avec l’université de Rennes. Afin d’aider les étudiants qui en ont besoin, les avocats rennais proposent de parrainer des étudiants en droit. Ainsi, les étudiants ne sont pas seuls et peuvent bénéficier de l’expérience, des conseils, et du soutien de leurs ainés tout au long de leurs études.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel message voulez-vous transmettre aux enfants qui s’interrogent sur l’accès à un avocat&nbsp;?</strong></h2>



<p>Chaque enfant peut demander à rencontrer un avocat pour les mineurs. A Rennes, il existe des avocats spécialisés et un groupe de défense des mineurs. Le groupe de défense des mineurs de Rennes est une association indépendante qui a été créé par le barreau de Rennes et j’ai participé à cette initiative. C&rsquo;est une des plus anciennes associations de défense des mineurs en France.La première devise de ce groupe d’avocats engagés pour la défense des jeunes a été « Après tes devoirs pense à tes droits ».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel message voulez-vous transmettre aux enfants qui s’interrogent sur leurs études et l’accès au métier d’avocat ?</strong></h2>



<p>Chacun dispose de qualités pour être et pour agir. Tous les rêves sont réalisables. Il faut avoir confiance en soi, première condition pour franchir ce que l’on pourrait considérer comme des obstacles. La profession d’avocat est très accueillante, il y a de toutes origines et de toutes générations. La promotion sociale est possible, il faut croire en soi, se faire aider, travailler sur l&rsquo;estime de soi et il faut beaucoup de travail pour tenir ses objectifs. Par ailleurs, pour celles et ceux qui le souhaitent, il est possible de rencontrer des avocats, ou des bâtonniers qui répondront à leurs questions d’orientation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous joindre en tant que bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>Pour me joindre en qualité de bâtonnière ou contacter l’ordre des avocats&nbsp;:</p>



<p><strong>Le courrier doit être adressé au siège de l&rsquo;Ordre des Avocats</strong></p>



<p>Ordre des Avocats Maison des Avocats</p>



<p>6 rue Hoche &#8211; 35000 RENNES</p>



<p><strong>L’accueil physique et téléphonique du public est à la cité judiciaire</strong></p>



<p>Au 1er étage de la Cité Judiciaire</p>



<p>7 rue Pierre Abélard à RENNES</p>



<p>Tel : 02.99.31.16.62</p>



<p>Horaires d&rsquo;ouverture :</p>



<p>10h00 à 12h00 et 14h00 à 16h30</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous joindre en tant qu’avocate ?</strong></h2>



<p>Je reçois sur rendez-vous du lundi au vendredi.</p>



<p>Mon cabinet principal est situé</p>



<p>32 rue de Redon</p>



<p>CS 14449</p>



<p>35044 RENNES CEDEX</p>



<p>Mon cabinet secondaire est situé</p>



<p>43 rue de Rennes</p>



<p>75006 PARIS</p>



<p>STANDARD : <a href="tel:02 99 85 73 73">02 99 85 73 73</a></p>



<p>FAX : 02 99 31 09 39</p>



<p><strong>Pour aller plus loin</strong></p>



<p><a href="https://www.ordre-avocats-rennes.fr/">Site du barreau de Rennes</a> :</p>



<p><a href="https://www.ordre-avocats-rennes.fr/">https://www.ordre-avocats-rennes.fr/</a></p>



<p>Site du cabinet d’avocats Liberté</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-avocats-libert wp-block-embed-avocats-libert"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yuKxjTajGp"><a href="https://avocatsliberte.fr/le-cabinet/">Notre cabinet</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Notre cabinet » &#8212; Avocats Liberté" src="https://avocatsliberte.fr/le-cabinet/embed/#?secret=LLbKv7kSKG#?secret=yuKxjTajGp" data-secret="yuKxjTajGp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Propos recueillis par DAHERON Nolwenn pour Aijedroit.com</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-catherine-glon-avocate-fondatrice-du-cabinet-davocats-liberte-et-batonniere-du-barreau-de-rennes/">Rencontre avec Maître Catherine GLON, avocate fondatrice du cabinet d’avocats Liberté et bâtonnière du barreau de Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Maître Amélie AMOYEL-VICQUELIN, avocate associée du cabinet AB LITIS.</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-amelie-amoyel-vicquelin-avocate-associe-du-cabinet-ab-litis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 07:30:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maître Amélie AMOYEL-VICQUELIN est avocate au barreau de Rennes depuis qu’elle a prêté serment en 2012. Ses domaines d’intervention sont le droit de la famille et le droit des mineurs. Elle exerce au sein du cabinet d’avocats de AB LITIS à Rennes. Ce cabinet est composé de trois avocates, dont deux associées (Maître Amélie AMOYEL-VICQUELIN [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Amélie AMOYEL-VICQUELIN est avocate au barreau de Rennes depuis qu’elle a prêté serment en 2012. Ses domaines d’intervention sont le droit de la famille et le droit des mineurs. Elle exerce au sein du cabinet d’avocats de AB LITIS à Rennes. Ce cabinet est composé de trois avocates, dont deux associées (Maître Amélie AMOYEL-VICQUELIN et Maître Sylvie PELOIS), et une collaboratrice (Maître Aude Marquis), ainsi que d’une assistante.</p>



<p>Maître Amélie AMOYEL-VICQUELIN est une avocate souriante et à l’écoute.</p>



<p>Engagée pour la protection des mineurs, l’accompagnement des parents et des familles, l’humain est au cœur de son activité d’avocate.</p>



<p>Maître Amélie AMOYEL-VICQUELIN est également une redoutable technicienne, puisqu’elle fait partie du petit nombre d’avocats qui maîtrise la procédure d’appel, compétence qui lui vaut la confiance des avocats qui lui confient la gestion des procédures d’appel.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur les avocats, le droit de la famille, et le droit des mineurs, Maître Amélie AMOYEL-VICQUELIN présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelles études avez-vous suivies ?</strong></h2>



<p>Après avoir obtenu un Baccalauréat ES (Economique et Sociale) à RENNES, j’ai intégré la Faculté de Droit et de Science Politique de RENNES 1.</p>



<p>Mon cursus universitaire s’est orienté vers une Maîtrise «&nbsp;Carrières Judiciaires et Sciences criminelles&nbsp;».</p>



<p>J’ai ensuite, au cours de mon parcours professionnel, obtenu un MASTER 2 PRO «&nbsp;Droit et pratique du Procès en Appel&nbsp;» à l’Université de PARIS ASSAS.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel métier rêviez-vous d’exercer lorsque vous étiez enfant&nbsp;?</strong></h2>



<p>Enfant, je rêvais d’intégrer une grande firme américaine et de réaliser des slogans publicitaires&nbsp;!</p>



<p>Je souhaitais «&nbsp;convaincre&nbsp;» les esprits et les consommateurs dans un univers de communication et de marketing.</p>



<p>Finalement, l’art de convaincre ne s’est pas vraiment éloigné, tout comme le fait de toucher des gens, mais cette fois en les informant sur leurs droits et en les défendant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel a été votre parcours professionnel&nbsp;? Avez-vous exercé d’autres métiers avant de devenir avocate.</strong></h2>



<p>Une fois sortie de la Fac, j’ai pu obtenir un contrat d’Assistante de Justice auprès du Tribunal judiciaire (anciennement Tribunal de grande instance) de RENNES.</p>



<p>Je pouvais parallèlement poursuivre mes Etudes et étais inscrite à l’INSTITUT d’ETUDES JUDICIAIRES de RENNES.</p>



<p>J’ai finalement trouvé rapidement un CDI en 2003 en tant que Collaboratrice d’Avoué salariée, au sein d’une Etude rennaise (SCP d’ABOVILLE – de MONCUIT-St HILAIRE &#8211;&nbsp; LE CALLONNEC) métier peu connu, mais qui m’a séduite par l’aspect technique et rigoureux.</p>



<p>Les avoués étaient en charge des procédures d’appel, et ils intervenaient pour les avocats devant la Cour d’Appel.</p>



<p>Je pratiquais principalement du droit de la famille, mais également du droit de la propriété (servitudes, trouble de voisinage).</p>



<p>Au cours de ces années, j’ai pu obtenir un MASTER 2 PRO en «&nbsp;Droit et Pratique du procès en Appel&nbsp;», ce qui m’a permis d’obtenir une compétence aguerrie en procédure civile et notamment, d’appel.</p>



<p>En 2012, la profession d’Avoué a été supprimée. Depuis cette date, tous les avocats peuvent gérer des procédures d’appel. Cela a été pour moi l’occasion d’intégrer la profession d’Avocat (passerelle).</p>



<p>Au 1<sup>er</sup> janvier 2012, avec ma collègue, Sylvie PELOIS, nous nous sommes lancées le défi de nous installer avec Maître Régine de MONCUIT-St HILAIRE, ancienne avoué.</p>



<p>Nous avons ainsi créé le Cabinet AB LITIS AVOCATS le 1<sup>er</sup> janvier 2012.</p>



<p>Après le départ en retraite de Maître de MONCUIT-St HILAIRE, nous avons, Maître PELOIS et moi-même, suivi notre cheminement en tant qu’avocates associées.</p>



<p>Nous sommes toujours dans cette structure depuis plus de 10 ans et en sommes très fières.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi avez-vous choisi de devenir avocate ?</strong></h2>



<p>Le métier d’Avoué auquel je me destinais montrait des failles dans son statut.</p>



<p>Il n’était cependant pas tellement étranger au métier d’Avocat et naturellement, en 2012, lors de la suppression de la profession d’Avoué, je n’ai pas hésité à intégrer la profession d’Avocat en me disant que notre compétence particulière en procédure civile et d’appel pouvait être un immense «&nbsp;plus&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la place de l’humain dans votre quotidien&nbsp;?</strong></h2>



<p>La place de l’humain est primordiale et prédominante dans mon activité professionnelle.</p>



<p>Elle est également omniprésente.</p>



<p>Exerçant principalement en droit de la famille et intervenant fréquemment en matière d’assistance éducative, j’ai, au quotidien, à traiter des questions et problématiques touchant les familles, les couples, les enfants.</p>



<p>Je rencontre ou suis en contact avec des justiciables qui ont besoin d’être accompagnés, assistés ou représentés dans le cadre de leurs différends familiaux, ou tout simplement pour entériner des accords pris lors d’une séparation.</p>



<p>Intervenant auprès des mineurs également, j’apprécie particulièrement le rôle de l’Avocat aux côtés des enfants et adolescents désireux de libérer leur parole lorsqu’un conflit parental s’impose à eux.</p>



<p>Avocat de l’ASE (aide sociale à l’enfance) du FINISTERE dans les procédures d’appel devant la Cour d&rsquo;appel de RENNES, je rencontre régulièrement des familles qui font l’objet de mesures d’assistance éducative.</p>



<p>Naturellement empathique je suis une personne qui aime les échanges et interactions humaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont les avantages et inconvénients de ce métier ?</strong></h2>



<p>Le métier d’Avocat en libéral permet d’avoir une liberté d’exercice&nbsp;(choix des RDV, organisation personnelle de son agenda) et offre une grande diversité (audiences, rédaction, RDV, démarches, formations…).</p>



<p>Ce métier permet également de développer une réflexion intellectuelle permanente et importante impliquant une remise en question de chaque instant.</p>



<p>Ce métier est toutefois très prenant et impose l’accomplissement d’heures importantes de travail (analyse, recherches, rédaction) et on peut vite se sentir débordé.</p>



<p>Avocate en judiciaire, l’attente aux audiences est souvent une perte de temps importante et présente parfois des contraintes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelles sont les qualités requises pour devenir avocate ?</strong></h2>



<p>Pour devenir avocate, il me semble nécessaire de disposer des qualités suivantes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Qualités organisationnelles,</li>



<li>Qualités rédactionnelles et d’analyse,</li>



<li>Efficacité,&nbsp;</li>



<li>Esprit vif et curiosité,</li>



<li>Ecoute et bienveillance,</li>



<li>Esprit de Synthèse,&nbsp;</li>



<li>Logique.&nbsp;</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vous disposez d’une compétence précieuse en tant qu’avocate maîtrisant la procédure d’appel. Pourriez-vous nous dire ce qu’est un appel ? Pourquoi vous confie-t-on des dossiers&nbsp;?</strong></h2>



<p>Un appel est un recours ordinaire, permettant ainsi, dans certaines conditions, d’utiliser une « seconde chance&nbsp;» (= double degré de juridiction) permettant à un justiciable de faire réexaminer son affaire lorsqu’une décision n’est pas satisfaisante, ou si elle ne respecte pas les règles de droit. L’affaire sera ainsi, de nouveau, jugée par des Magistrats professionnels.</p>



<p>Ne pratiquant pas de droit pénal, je n’évoque ici que les appels en matière civile, commerciale et prud’homale.</p>



<p>L’appel est examiné par une Cour d’appel (qui est définie suivant une territorialité particulière).</p>



<p>L’appel impose de respecter des règles de procédure particulières et très «&nbsp;piégeuses&nbsp;»,&nbsp;c’est pourquoi il est impératif de connaître parfaitement ces règles.</p>



<p>Experte en procédure d’appel, ce sont souvent les Confrères de barreaux extérieurs ou non familiers avec la procédure d’appel qui me confient le suivi de la procédure (= postulation).</p>



<p>L’expertise que nous avons au sein du Cabinet est riche et appréciée des Confrères dans la mesure où la procédure d’appel, très spécifique, doit être accueillie avec la plus grande rigueur car, une fois qu’une Cour d&rsquo;appel a rendu une décision, il n’y a plus de recours ordinaire possible.</p>



<p>En lien étroit avec la Cour d&rsquo;appel de RENNES, j’apporte également un avantage de «&nbsp;proximité&nbsp;» pour les démarches auprès de la juridiction et les connaissances des usages au sein de cette juridiction.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans quels domaines du droit exercez-vous ?</strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Droit de la famille et des personnes (divorces, séparations, mesures de protection, état civil…),</li>



<li>Assistance éducative,</li>



<li>Procédure civile d’appel,</li>



<li>Parfois, droit de la propriété (troubles de voisinage, servitudes, empiètements…).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi avez-vous choisi ces domaines&nbsp;? Qu’aimez-vous dans ces domaines&nbsp;?</strong></h2>



<p>Ces domaines m’ont été confiés dès mon entrée dans le monde professionnel.</p>



<p>Mais finalement, sur les bancs de la Fac, ces matières m’attiraient particulièrement.</p>



<p>La procédure me faisait penser à des exercices de mathématiques dans lesquels chaque cas pouvait trouver une solution grâce au syllogisme.</p>



<p>La matière familiale me correspondait également, de nature empathique et humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est votre rôle lorsque vous intervenez pour des enfants&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’assiste et accompagne des mineurs en audition auprès du Juge aux affaires familiales dans des affaires où leurs droits sont évoqués en matière de résidence et de droits d’accueil.</p>



<p>J’assiste également des mineurs en assistance éducative et porte leur parole auprès du Juge des Enfants.</p>



<p>L’intérêt est de recevoir et recueillir leur parole dans un environnement neutre et en toute confiance.</p>



<p>En matière familiale, cela permet au mineur d’être accompagné au Tribunal et de vérifier que sa parole a bien été retranscrite auprès du Juge aux affaires familiales.</p>



<p>En matière d’assistance éducative, l’avocat réitère la parole donnée par le jeune au Juge des Enfants.</p>



<p>L’avocat a un rôle pédagogique et d’écoute.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les enfants peuvent-ils contacter directement un avocat&nbsp;? doivent-ils être accompagnés d’un adulte&nbsp;?</strong></h2>



<p>Les enfants peuvent contacter directement un avocat librement et sans aucun frais.</p>



<p>Ils peuvent être accompagnés d’un adulte.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Intervenez-vous pour conseiller les enfants, ou uniquement quand il y a des procédures&nbsp;?</strong></h2>



<p>Je n’interviens que lorsqu’une procédure est en cours (Juge aux affaires familiales ou Assistance éducative).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment font les enfants pour payer l’avocat&nbsp;?</strong></h2>



<p>L’avocat est gratuit lorsqu’une demande d’audition est faite par le jeune devant le Juge aux affaires familiales, ou lorsqu’une convocation lui est notifiée devant le Juge des Enfants (un dossier d’aide juridictionnelle est déposé mais l’aide juridictionnelle est de droit).</p>



<p>En cas d’information souhaitée en dehors de toute procédure, nous pouvons facturer la consultation aux parents ou à un membre de sa famille.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment faire si un enfant souhaite rencontre un avocat&nbsp;? Où peut-il se renseigner&nbsp;?</strong></h2>



<p>Souvent, ce sont les parents qui me contactent ou interrogent leurs propres avocats et qui m’orientent.</p>



<p>Sinon, nous disposons à RENNES d’un Groupe de défense des mineurs, ou ils peuvent contacter l’Ordre des Avocats de RENNES qui les oriente vers un avocat.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous qu’il existe des ressemblances entre le rôle du médecin, ou du psychologue, et celui de l’avocat dans le domaine du droit de la famille, ou du droit des mineurs ?</strong></h2>



<p>Nous avons en commun un travail d’écoute, de soutien, et d’accompagnement.</p>



<p>Mais nous avons des compétences et rôles bien différents et spécifiques, parfois complémentaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la place des parents, et des personnes, dans la recherche de solutions en matière familiale ou éducative ?</strong></h2>



<p>Les parents ont un rôle fondamental&nbsp;: ils doivent avant tout protéger l’intérêt de leur enfant et avoir une bonne posture à leur égard pour ne pas les inclure dans le conflit conjugal.</p>



<p>Les parents doivent s’interroger sur ce rôle pour trouver des solutions adaptées en toute responsabilité.</p>



<p>A défaut, ils peuvent notamment avoir recours à des associations, acteurs et travailleurs sociaux, médiations familiales et in fine, à la Justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la place du règlement des différends à l’amiable aujourd’hui ? Quel est votre regard sur la médiation&nbsp;?</strong></h2>



<p>La nouvelle circulaire du 17 octobre 2023 montre que les Politiques se sont emparées de cette voie tendant à la résolution amiable des litiges.</p>



<p>A RENNES, nous avons également la TMFPO (tentative de médiation familiale préalable obligatoire) qui impose à tout justiciable (sauf exceptions) de tenter une mesure de médiation familiale avant toute nouvelle saisine du Juge aux affaires familiales (lorsqu’une décision a déjà été rendue).</p>



<p>La médiation a des vertus tout à fait favorables en matière familiale.</p>



<p>Mais il faut que les parents s’inscrivent communément dans cette démarche particulière tendant à parvenir à trouver un accord sur leurs désaccords et de coconstruire ensemble un canevas fixant les modalités d’exercice de l’autorité parentale.</p>



<p>La médiation familiale a des atouts, car elle sort du champ traditionnel de la «&nbsp;Justice&nbsp;». Le médiateur a une compétence particulière en la matière et peut permettre de faire ressortir des accords.</p>



<p>Les avocats sont peu ou pas conviés lors de ces réunions, ce que je peux tout à fait comprendre.</p>



<p>Cependant, nous pouvons tout à fait engager des discussions avec les clients et se mettre autour d’une table pour trouver ensemble des solutions.&nbsp;</p>



<p>La médiation, sous plusieurs formes, permet en général de crever des abcès et de résoudre le litige de façon pérenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont les éléments que vous aimeriez changer/améliorer au sein de la justice ? En matière d’accompagnement des mineurs&nbsp;?</strong></h2>



<p>Une plus grande information et communication par le Ministère de la Justice sur l’importance pour les jeunes de mieux connaître les Institutions, leurs droits et devoirs.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous que le droit devrait être enseigné à l’école&nbsp;? Intervenez-vous dans des établissements&nbsp;?</strong></h2>



<p>Le droit devrait être au cœur de nos Institutions, notamment auprès des jeunes, souvent ignorants sur leurs droits et devoirs.</p>



<p>Il permettrait d’harmoniser certaines situations et permettre des accès moins complexes.</p>



<p>De la même façon, informer les parents permettrait de mieux gérer certaines situations.</p>



<p>L’information et l’accès au droit sont, selon moi, des axes fondamentaux.</p>



<p>La présentation des aspects du métier d’Avocat est également importante, car on a pu constater que ce métier pouvait avoir une mauvaise image ou déformée.</p>



<p>Personnellement, j’interviens dans un Collège dans le cadre de Forums des métiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est votre principale satisfaction ?</strong></h2>



<p>Transmettre, faire de la pédagogie et permettre aux jeunes d’avoir une plus grande connaissance de leurs droits pour leur donner des outils.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Etes-vous engagée pour des causes&nbsp;? des associations&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’ai été Présidente d’Associations en lien avec les enfants (crèche, accueil périscolaire) durant de nombreuses années.</p>



<p>J’ai toujours participé aux Conseils d’école et suis parent délégué auprès des établissements de mes propres enfants.</p>



<p>Cela m’a permis de mieux comprendre les rôles de chacun, mieux appréhender le travail accompli par les professionnels ainsi que les projets.</p>



<p>C’est certes très prenant, car cela suppose un investissement important, mais c’est également très enrichissant.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En dehors du droit avez-vous des passions ?</strong></h2>



<p>Oui, j’aime la danse, la photographie et le cinéma&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Auriez-vous un conseil pour les jeunes qui s’intéressent aux métiers du droit et s’interrogent sur leur orientation ?&nbsp;</strong></h2>



<p>Il faut être curieux et toujours se poser des questions.</p>



<p>Les métiers du droit sont passionnants et très variés. Ils peuvent convenir à beaucoup de jeunes.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous contacter ?</strong></h2>



<p>Je reçois sur rendez-vous du lundi au vendredi, mais privilégie les contacts par email pour répondre plus facilement et rapidement aux demandes.</p>



<p>Mon cabinet est situé 14C rue du Pâtis Tatelin&nbsp; 35700 Rennes&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Téléphone : 02.23.20.02.44</p>



<p>E-mail&nbsp;: <a href="mailto:cabinet@abtlitis-avocats.com">cabinet@abtlitis-avocats.com</a></p>



<p><strong>Pour aller plus loin&nbsp;:</strong></p>



<p>Cabinet AB LITIS</p>



<p><a href="http://www.ablitis-avocats-rennes.bzh/">http://www.ablitis-avocats-rennes.bzh/</a></p>



<p>Instagram&nbsp;: ab.litis</p>



<p>Propos recueillis par Pierre Cornou pour AIjedroit.com</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-amelie-amoyel-vicquelin-avocate-associe-du-cabinet-ab-litis/">Rencontre avec Maître Amélie AMOYEL-VICQUELIN, avocate associée du cabinet AB LITIS.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
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		<title>Rencontre avec Maître Benjamin Busquet, avocat associé du cabinet d’Avocats Liberté à Rennes</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-benjamin-busquet-avocat-associe-du-cabinet-davocats-liberte-a-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Cornou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 18:31:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maître Benjamin Busquet est associé du cabinet d’avocats liberté à Rennes. Ce cabinet est composé de 16 avocats dont 7 associés et 9 collaborateurs, ainsi que de 7 assistantes, qui constituent une équipe soudée aux expertises complémentaires. Toujours souriant et chaleureux, son goût pour l’humain et les relations humaines caractérisent Maître Benjamin Busquet. Afin de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Benjamin Busquet est associé du cabinet d’avocats liberté à Rennes. Ce cabinet est composé de 16 avocats dont 7 associés et 9 collaborateurs, ainsi que de 7 assistantes, qui constituent une équipe soudée aux expertises complémentaires.</p>



<p>Toujours souriant et chaleureux, son goût pour l’humain et les relations humaines caractérisent Maître Benjamin Busquet.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur les avocats, et la place que tient l’humain dans cette profession, Maître Benjamin Busquet présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi avez-vous choisi la profession d’avocat&nbsp;?</strong></h2>



<p>Pour être honnête, c’est un second choix.</p>



<p>J’aime l’humain. Ma première passion était la médecine à cause, ou grâce à mon père qui exerçait cette profession. Je voulais soigner, protéger et accompagner des personnes.</p>



<p>J’ai passé le concours pour faire médecine, mais je ne l’ai pas eu.</p>



<p>Ce fut un mal pour un bien, puisque cela m’a conduit à trouver une autre voie toute aussi essentielle pour aider les humains&nbsp;: le droit (qui soit dit en passant était l’idée cachée de mon père sur ce qui pouvait me convenir).</p>



<p>Cela m’a «&nbsp;rapproché&nbsp;» sur certaines discussions avec ma mère qui était fonctionnaire du ministère de la Justice et qui travaillait dans les greffes.</p>



<p>Dans ce parcours, j’ai fait mes études de droit à Rennes et mon master 2 à Toulon puis j’ai passé l’examen d’avocat à Rennes, ville dans laquelle j’exerce aujourd’hui en tant qu’associé du cabinet d’avocat liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans quels domaines exercez-vous&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’exerce pour des professionnels en droit commercial, droits des sociétés et en droit des entreprises en difficultés.</p>



<p>Je dispose également d’une clientèle de particuliers, en droit bancaire, ou droit de la consommation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Votre activité est-elle orientée vers le conseil ou la procédure&nbsp;?</strong></h2>



<p>Mon activité est mixte, je fais du conseil et de la procédure. J’aime à penser que le conseil et la procédure se nourrissent mutuellement. On prodigue de meilleurs conseils quand on a géré des contentieux, car on connait les pièges et erreurs à éviter.</p>



<p>Ainsi, j’interviens de façon la plus complète pour mes clients, je peux les conseiller et rédiger des actes (statuts, contrats…), mais aussi les accompagner pour agir en justice, ou se défendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous qu’il existe des ressemblances entre le rôle du médecin et celui de l’avocat&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, ce sont des professions qui conduisent à se dévouer aux autres. Nous n’avons pas le même «&nbsp;serment&nbsp;», mais nous avons la même passion de l’humain.</p>



<p>Un avocat doit savoir écouter, voir ausculter la situation de son client. La place du dialogue, de l’empathie, mais également de la fermeté dans les propos, sont fondamentales.</p>



<p>A sa façon, l’avocat soigne les maux, c’est un «&nbsp;médecin du droit&nbsp;».</p>



<p>Il accompagne ses clients pour trouver des solutions et aller mieux ou limiter la douleur, tout dépend de quel point de vue l’on se place et comment se présente le dossier.</p>



<p>Comme lorsqu’un patient sort de chez son médecin, un client doit se sentir apaisé et soulagé lorsqu’il sort de notre cabinet.</p>



<p>Le droit a également vocation à être un remède, une sorte de «&nbsp;médicament, si l’on veut pousser la comparaison.</p>



<p>Il y a une forte dimension psychologique dans la profession d’avocat, il faut écouter et comprendre l’humain pour l’accompagner et apaiser ses craintes.</p>



<p>Je le dis souvent à mes clients : Vous n’êtes pas seul. Je suis à vos côtés, et mon rôle est de vous éviter les problèmes (conseil), ou de les gérer avec vous et pour vous (contentieux).</p>



<p>Pour autant, le droit est souvent considéré de manière moins vitale que l’exercice de la médecine, ce que je comprends parfaitement.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que nous sommes étroitement impliqués dans un pan de vie de nos clients, et que le stress, ou la peur générés par un contentieux peuvent avoir des conséquences sur la santé…</p>



<p>L’avocat, par l’aide qu’il apporte au client, peut donc le soulager et lui éviter de devoir aller chez son médecin.</p>



<p>Aider un client à aller mieux amène des moments de joies partagés.</p>



<p>Mais bien évidemment, il y a également des moments de tristesses partagés tout autant, car le contentieux peut être difficile à vivre.</p>



<p>Bien évidemment, cette affection émotionnelle dépend de chacun et ne peut être considéré comme une règle générale de la profession.</p>



<p>Cela dépend des activités, et des avocats.</p>



<p>Certaines de mes consœurs et certains de mes confrères sont beaucoup plus détachés de l’humain, notamment car ils se confectionnent une carapace.</p>



<p>Ma façon de concevoir le métier d’avocat fait que je ne souhaite pas créer de distance entre mes clients et moi&nbsp;: je suis un humain qui travaille pour des humains.</p>



<p>Je pense que les relations entre le patient et le médecin, ou entre le client et l’avocat &nbsp;sont équivalentes en qui concerne les émotions et la façon dont le praticien gère la proximité ou la distance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la place du conseil et le rôle de l’avocat dans l’orientation du dossier&nbsp;?</strong></h2>



<p>Le rôle de l’avocat est tout d’abord d’informer sur le droit. Mais son rôle va au-delà, il doit aussi expliquer aux clients les avantages et les inconvénients du recours en justice.</p>



<p>Il doit également leur expliquer le coût, le temps de la procédure, et le stress que peut générer un recours.</p>



<p>Il faut que les clients aient toutes les cartes en main pour décider en pleine conscience d’agir, ou de renoncer à une action.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vous arrive-t-il de déconseiller une procédure&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui. Mon rôle n’est pas de pousser un client à faire un recours si cela peut être contraire à ses intérêts.</p>



<p>Concrètement, je cherche prioritairement une solution amiable lorsque celle-ci est possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la place du client&nbsp;dans la recherche de solutions ?</strong></h2>



<p>Comme en médecine, le patient participe à sa guérison, en droit le client a un rôle essentiel et il participe à la solution. Il est accompagné par l’avocat, ils font ensemble.</p>



<p>L’avocat et le client, c’est une équipe.</p>



<p>On avance ensemble, on perd ensemble, c’est ce qui s’appelle le lien de confiance qui est fondamental.</p>



<p>S’il n’existe pas avec le client, même si je me démène, nous n’arriverons à rien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est votre principale satisfaction&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’aime aider les autres. Je suis toujours heureux lorsque je vois que mes clients vont mieux, qu’ils retrouvent espoir, et qu’ils obtiennent gain de cause.</p>



<p>Ma plus belle satisfaction est le sourire d’un client. «&nbsp;Job is done&nbsp;» (le travail est fait) comme on dit.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Auriez-vous un conseil pour les jeunes qui s’intéressent aux métiers du droit et s’interrogent sur leur orientation ?</strong></h2>



<p>Si j’ai un conseil à donner aux jeunes, c’est qu’il n’existe pas une seule voie pour trouver l’épanouissement et le bonheur d’un travail que l’on apprécie, une raison de se lever le matin.</p>



<p>Tout le monde est utile à la société et à son amélioration.</p>



<p>Parfois, ne pas réussir dans un domaine, échouer à des concours, permet de se poser des questions que l’on n’a jamais osé se poser.</p>



<p>L’échec permet de grandir, de s’élever, et ouvre d’autres opportunités, comme ce fût le cas pour moi avec le droit.</p>



<p>Celui qui n’a pas échoué ne peut pas connaitre la satisfaction de réussir et d’évoluer.</p>



<p>Tout du moins, c’est mon point de vue, mais je ne prétends pas qu’il soit partagé.</p>



<p>Il y a forcément un métier qui est fait pour vous, il faut simplement accepter parfois de changer d’orientation, tout en conservant les valeurs qui vous sont essentielles.</p>



<p>Pour ma part, l’humain, l’entraide, le don de soi, sont des valeurs que je retrouve dans le droit, et je n’ai, aujourd’hui, aucun regret de ne pas avoir fait médecine, puisqu’à ma façon, je soigne les maux des justiciables, non avec des médicaments, mais avec des mots.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous contacter ?</strong></h2>



<p>Je reçois sur rendez-vous du lundi au vendredi.</p>



<p>Mon cabinet principal est situé</p>



<p>32 rue de Redon</p>



<p>CS 14449</p>



<p>35044 RENNES CEDEX</p>



<p>Mon cabinet secondaire est situé</p>



<p>43 rue de Rennes</p>



<p>75006 PARIS</p>



<p>STANDARD : 02 99 85 73 73</p>



<p>FAX : 02 99 31 09 39</p>



<p><strong>Auteur :</strong> Pierre Cornou</p>



<p><strong>POUR ALLER PLUS LOIN :</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-avocats-liberte wp-block-embed-avocats-liberte"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cXiTxEeeRJ"><a href="https://avocatsliberte.fr/le-cabinet/">Notre cabinet</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Notre cabinet » &#8212; Avocats Liberté" src="https://avocatsliberte.fr/le-cabinet/embed/#?secret=AI3UlAWRaq#?secret=cXiTxEeeRJ" data-secret="cXiTxEeeRJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Rencontre avec Maître Tiphaine LE CORNEC-OELSCHLAGER, avocate au barreau de Quimper</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-tiphaine-le-cornec-oelschlager-avocate-au-barreau-de-quimper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jul 2022 16:32:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[barreau]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maître LE CORNEC-OELSCHLAGER exerce la profession d&#8217;avocat depuis qu&#8217;elle a prêté serment en décembre 2012. Ses domaines d&#8217;intervention sont le droit de la famille et le droit rural. Elle exerce au sein du cabinet Avocats de l&#8217;Odet à Quimper. Elle est membre du Conseil de l’Ordre, membre du Groupe de défense des mineurs, mais également [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître LE CORNEC-OELSCHLAGER exerce la profession d&rsquo;avocat depuis qu&rsquo;elle a prêté serment en décembre 2012. Ses domaines d&rsquo;intervention sont le droit de la famille et le droit rural. Elle exerce au sein du cabinet Avocats de l&rsquo;Odet à Quimper.</p>



<p>Elle est membre du Conseil de l’Ordre, membre du Groupe de défense des mineurs, mais également chargée de travaux dirigés de droit à l&rsquo;université de Quimper Bretagne Occidentale.</p>



<p><strong>Quelles études avez-vous suivi pour devenir avocate&nbsp;?</strong></p>



<p>J&rsquo;ai effectué ma licence de droit à Quimper, avant de faire un Master 1 droit notarial à Nantes. Dans le cadre de cette formation, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de faire des stages, et je me suis rendu compte que le métier de notaire ne me convenait pas. Je me suis alors orientée vers un Master 2 droit privé général à Nantes. J&rsquo;ai ensuite obtenu le CRFPA, l’examen d’entrée pour intégrer l’école des avocats, puis le CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat) qui est exigé pour exercer la profession d’avocat.</p>



<p>La formation d’avocat que j’ai effectué au sein de l&rsquo;école des avocats du grand ouest (EDAGO) à Rennes a duré deux ans. Cette formation se compose de six mois à l&rsquo;école puis de stages, dont un stage dans un autre secteur que les cabinets d&rsquo;avocats.&nbsp; J’ai ainsi pu réaliser un stage chez un huissier de justice, en plus de mon stage final au sein d&rsquo;un cabinet d&rsquo;avocat.</p>



<p><strong>Quel est votre parcours professionnel ?</strong></p>



<p>J&rsquo;ai commencé à exercer au sein du cabinet dans lequel j&rsquo;avais effectué mon stage, à SAINT BRIEUC. Puis je me suis déplacée à Rennes ou j’ai également travaillé pendant 7 ans auprès d’autres cabinets d&rsquo;avocats.</p>



<p>En juillet 2019, j’ai créé mon propre cabinet à QUIMPER.</p>



<p>Cela fait cette année 10 ans que je suis avocate.</p>



<p><strong>Comment s&rsquo;est passée votre installation en tant qu&rsquo;avocate au cours de votre début de carrière&nbsp;?</strong></p>



<p>Un début de carrière n’est pas simple&nbsp;: il faut apprendre à pratiquer le droit, les procédures.</p>



<p>Lorsqu’on a suffisamment d’expérience, on peut monter son propre cabinet.</p>



<p>Avec mon associée, nous avons créé cette structure en partant de zéro&nbsp;: nous nous sommes fait connaître au fur et à mesure, grâce au bouche à oreille de nos clients satisfaits.</p>



<p><strong>Avec qui travaillez-vous au sein du cabinet&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous sommes aujourd&rsquo;hui deux avocates associées. Nous allons fusionner avec le cabinet BGLG qui est composé de deux avocates associées et une avocate collaboratrice.</p>



<p>En janvier prochain, nous serons donc trois avocates associées et une avocate collaboratrice.</p>



<p><strong>En quoi consiste la profession d&rsquo;avocat collaborateur&nbsp;?</strong></p>



<p>Un collaborateur met ses compétences aux services d&rsquo;un cabinet d&rsquo;avocats.</p>



<p>Il peut être salarié, dans ce cas, il ne pourra pas développer sa propre clientèle.</p>



<p>Il peut aussi exercer en tant qu’avocat libéral, et pourra alors développer sa propre clientèle.</p>



<p>L&rsquo;avocat collaborateur libéral perçoit une rétrocession pour le travail réalisé pour le cabinet, pour lequel il travaille, à laquelle s’ajoute ses honoraires pour ses propres clients.</p>



<p><strong>Comment s&rsquo;équilibre le travail avec la vie personnelle&nbsp;?</strong></p>



<p>Il faut toujours trouver l&rsquo;équilibre, entre la vie personnelle et professionnelle.</p>



<p>Pour ma part j’ai deux enfants en bas âge.</p>



<p>J&rsquo;essaye d’être disponible le soir et le week-end, il m’arrive donc de travailler lorsqu&rsquo;ils dorment.</p>



<p><strong>Quelles sont les qualités requises pour devenir avocat&nbsp;?</strong></p>



<p>Il faut avoir de l&#8217;empathie, avoir des doutes, être à l&rsquo;écoute.</p>



<p>L’avocat est le porte parole de son client.</p>



<p>Il faut donc être en capacité de l’accompagner au travers des différentes procédures.</p>



<p>Il faut aussi savoir s’adapter.</p>



<p><strong>Quels sont les avantages et inconvénients de ce métier&nbsp;?</strong></p>



<p>Comme avantages, je pourrais dire qu&rsquo;il y a une certaine liberté, on demeure autonome dans cette profession.</p>



<p>Concernant les inconvénients, il y a une importante charge de dossiers, un sentiment de ne pas être «&nbsp;écoutés&nbsp;» par les magistrats, outre le fait de devoir travailler avec un statut qui a «&nbsp;mauvaise presse&nbsp;» avec cette éternelle image de l’avocat riche comme crésus en ne faisant rien.</p>



<p><strong>Comment se déroule une étude de dossier&nbsp;?</strong></p>



<p>Prenons par exemple une affaire classique, c&rsquo;est à dire concernant une garde d&rsquo;enfant hors divorce, j’essaie d’accompagner mes clients au mieux, pour les aider, parfois à prendre en compte l’intérêt de l’enfant.</p>



<p><strong>Quel est votre rôle en qualité d&rsquo;avocate auprès des mineurs&nbsp;?</strong></p>



<p>Je fais partie du groupe de défense des mineurs de Quimper.</p>



<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un groupe d&rsquo;avocats qui accompagne les mineurs dans toutes les procédures qui peuvent les concerner&nbsp;:</p>



<p>Défense pénale&nbsp;;</p>



<p>Audition devant le Juge aux Affaires Familiales (JAF)</p>



<p><strong>Plaidez-vous souvent au tribunal&nbsp;?</strong></p>



<p>La plaidoirie est toujours essentielle en matière familiale.</p>



<p><strong>Devient-on avocat pour l&rsquo;argent&nbsp;?</strong></p>



<p>Non, il ne faut pas faire ce métier pour l&rsquo;argent, il faut par vocation.</p>



<p>La réputation du métier de l’avocat considéré comme «&nbsp;cher&nbsp;», est une légende urbaine.</p>



<p>Les charges que doivent supporter les cabinets d’avocats sont considérables, et font que beaucoup d’avocats ne sont pas «&nbsp;riches&nbsp;», même s’ils travaillent énormément.</p>



<p><strong>Quelle est la place du règlement des différends à l&rsquo;amiable aujourd&rsquo;hui&nbsp;?</strong></p>



<p>Dès que la situation le permet je privilégie les modes amiables de règlements des conflits.</p>



<p>Cela est bien évidemment proscris en cas de violences conjugales.</p>



<p><strong>Quels sont les éléments que vous aimeriez changer au sein de la justice&nbsp;?</strong></p>



<p>J&rsquo;aimerais que la justice ait plus de moyens, et prenne plus en compte le justiciable.</p>



<p>Depuis 2012 j&rsquo;ai participé à huit manifestations.</p>



<p>Au fur et à mesure des années, il apparait que la justice à de moins en moins de moyens&nbsp;: il n’y a pas assez de juges, de greffiers.</p>



<p>&nbsp;Les juges sont moins accessibles, et ont moins de temps pour étudier les dossiers.</p>



<p>On a donc parfois des décision qui sont juridiquement critiquables.</p>



<p><strong>En dehors du travail avez-vous une passion&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui je fais de la danse contemporaine, je considère qu&rsquo;il faut une activité pour se vider la tête.</p>



<p><strong>Comment pouvons-nous vous contacter&nbsp;?</strong></p>



<p>Tiphaine Le Cornec Oelschlager Avocat</p>



<p>Situé au :&nbsp;<a href="https://www.google.com/maps/search/6+Rue+Ren%C3%A9+Madec,+29000+Quimper?entry=gmail&amp;source=g" target="_blank" rel="noreferrer noopener">6 Rue René Madec, 29000 Quimper</a></p>



<p>Numéro de téléphone :&nbsp;02 98 55 91 02</p>



<p>Auteur: Nolwenn DAHERON</p>



<p>Pour aller plus loin&nbsp;:</p>



<p><a href="https://www.tiphaine-lecornec-avocat.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.tiphaine-lecornec-avocat.fr/</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-tiphaine-le-cornec-oelschlager-avocate-au-barreau-de-quimper/">Rencontre avec Maître Tiphaine LE CORNEC-OELSCHLAGER, avocate au barreau de Quimper</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
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