<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Aijedroit</title>
	<atom:link href="https://aijedroit.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://aijedroit.com/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sat, 30 Nov 2024 15:01:50 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://aijedroit.com/wp-content/uploads/2021/11/cropped-favicon-96x96-1-32x32.png</url>
	<title>Aijedroit</title>
	<link>https://aijedroit.com/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Rencontre avec Maître Maxime Tessier, avocat spécialiste en droit pénal, associé du cabinet Avocats Liberté, dont les bureaux sont situés à Rennes et à Paris</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-maxime-tessier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Cornou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 22:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1810</guid>

					<description><![CDATA[<p>Maître Maxime Tessier est associé du cabinet d’avocats Liberté. Ce cabinet est composé de 16 avocats dont 7 associés et 8 collaborateurs, ainsi que de 7 assistants, qui constituent une équipe forte et aux expertises complémentaires. Fondé à Rennes, le cabinet est également présent à Paris, où il dispose d’un bureau secondaire. Fervent défenseur des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-maxime-tessier/">Rencontre avec Maître Maxime Tessier, avocat spécialiste en droit pénal, associé du cabinet Avocats Liberté, dont les bureaux sont situés à Rennes et à Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Maxime Tessier est associé du cabinet d’avocats Liberté. Ce cabinet est composé de 16 avocats dont 7 associés et 8 collaborateurs, ainsi que de 7 assistants, qui constituent une équipe forte et aux expertises complémentaires. Fondé à Rennes, le cabinet est également présent à Paris, où il dispose d’un bureau secondaire.</p>



<p>Fervent défenseur des libertés, Maître Maxime Tessier est un avocat spécialisé en droit pénal, reconnu pour ses compétences techniques et sa maitrise de l’art oratoire.</p>



<p>Soucieux de transmettre ses connaissances, Maître Maxime Tessier donne des cours et formations à l’université, ainsi qu’en école d’avocat.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur les avocats, le droit pénal et l’enseignement, Maître Maxime Tessier présente son parcours et ses activités.</p>



<p><strong>Avez-vous toujours voulu être avocat&nbsp;? Rêviez-vous d’être avocat lorsque vous étiez enfant&nbsp;?</strong></p>



<p>Pas du tout, lorsque j’étais enfant, je ne savais pas ce qu’était le métier d’avocat. Personne dans mon entourage n’était avocat, ni n’exerçait de profession juridique. Comme beaucoup d’enfants j’ai voulu faire de nombreux métiers. J’étais très curieux et je le suis toujours. Je songeais souvent à l’enseignement. J’ai toujours aimé l’école, l’histoire, l’anglais. Je suis très reconnaissant envers l’école et les enseignants. L’école est un instrument d’égalité qui permet à chacun de se réaliser. Je crois que l’une des beautés de la France réside dans l’enseignement gratuit, qui permet à chacun d’accéder à des études de qualités, et de se forger un destin. Dans un tel contexte, j’ai toujours pensé que l’enseignement est l’un des plus beaux métiers, l’un des plus nécessaires.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous dire quelles études vous avez suivies et pourquoi vous avez voulu étudier le droit&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai passé un bac économique et social. J’ai adoré les sciences économiques et sociales. L’économie et la sociologie permettent de nous ouvrir au monde et de mieux appréhender les rouages de la société. Il s’agit de matières très concrètes, et ce n’est parfois que longtemps après que l’on mesure l’importance de ces domaines dans notre quotidien. Bien que je n’en ai pas eu conscience lorsque j’étais au lycée, ces matières me sont très utiles dans le cadre de mon métier actuel. En effet, pour être avocat, il est primordial de s’intéresser à l’humain, de chercher à le comprendre lui, mais aussi son environnement, sa vie, son contexte social et son rapport à la société. Sans être psychologue, ou sociologue, je suis convaincu que l’avocat se doit d’avoir une démarche scientifique et de s’intéresser aux sciences humaines. Ceci est d’autant plus vrai que le droit a, notamment, pour objet de réguler les rapports sociaux, et qu’il reflète la société et les rapports humains. Après le bac, j’avais envie de poursuivre dans un domaine lié à l’humain et aux relations humaines. Je voulais également maîtriser les règles qui gouvernent notre société. En effet, le droit est un outil précieux pour tout un chacun et sa connaissance permet d’éviter bien des difficultés. Autrement dit, ne pas comprendre le droit nous expose à le subir. En somme, ce sont mon goût pour l’humain, la vie publique et l’envie de comprendre les règles qui m’ont amené à faire des études de droit.&nbsp;</p>



<p>C’est ainsi qu’après le bac, j’ai intégré l’université de Nantes, sur le site universitaire de la Roche sur Yon. C’est là qu’est véritablement née ma passion pour le droit, notamment grâce à des enseignants de grande qualité dont la passion était contagieuse.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous expliquer comment et pourquoi avez-vous choisi la profession d’avocat ?</strong></p>



<p>Lorsque j’étais étudiant à l’université, j’ai suivi des cours de droit pénal et de procédure pénale, et c’est à cet instant que j’ai découvert une matière qui depuis me passionne.</p>



<p>Pour être tout à fait précis, ma passion est née d’une rencontre avec Jean Danet, avocat honoraire et grand spécialiste du droit pénal et de justice pénale, ancien membre du conseil national de la magistrature. Il était passionné et passionnant. Ses cours étaient exceptionnels et il a su me transmettre sa passion pour les libertés, ainsi que son exigence quant à la rigueur du raisonnement juridique. Je lui dois ma vision du droit pénal, de la procédure équitable, et j’applique encore aujourd’hui tous ses conseils.</p>



<p>Je lui suis profondément reconnaissant. Je peux dire que c’est grâce à lui que j’en suis là.&nbsp;</p>



<p>Après ma licence, j’ai poursuivi mon étude du droit pénal dans le cadre d’un Master droit pénal et sciences criminelles. Jean Danet a accepté de me faire l’honneur d’être mon directeur de recherche. Cette collaboration m’a permis de développer mes compétences techniques, et le mémoire que j’ai réalisé sous sa direction «&nbsp;La jurisprudence de la Cour de Cassation sur les procédures d’exception applicables à la criminalité et à la délinquance organisées&nbsp;» a été publié aux éditions L’Harmattan (Ouvrage&nbsp;: « Les procédures de la criminalité organisée devant la Cour de Cassation »).</p>



<p>En parallèle de mon mémoire, j’ai préparé l’examen d’entrée à l’école des avocats, que j’ai obtenu en 2014.</p>



<p>Lorsque j’ai intégré l’école des avocats, Jean Danet m’a mis en contact avec Catherine Glon, avocate spécialiste en droit pénal, associée du cabinet AVOCATS LIBERTE, pour que je réalise mon stage d’élève-avocat. Encore une fois, il a joué un rôle décisif, puisque j’ai intégré le cabinet AVOCATS LIBERTE à l’issue de mon stage, tout d’abord comme avocat collaborateur, puis, quelques années après, comme associé, juste après avoir obtenu le titre de spécialisation en droit pénal délivré par le Conseil national des Barreaux.&nbsp;</p>



<p>On dit parfois qu’il suffit d’une rencontre pour changer un destin. Pour ma part, je repense toujours à la chance que j’ai eu de rencontrer Jean Danet et je peux affirmer que, sans lui, mon parcours aurait probablement été différent.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous expliquer dans quel(s) domaine(s) vous exercez et ce qui a guidé votre choix ?</strong></p>



<p>J’exerce en droit pénal et suis avocat spécialiste. Cela signifie que j’ai obtenu un certificat national qui atteste de de mon exercice en ce domaine.&nbsp;</p>



<p>Concrètement, je ne traite pas les autres domaines du droit, toutefois, je travaille avec d’autres avocats, qui ont des compétences complémentaires des miennes (droit commercial, droit civil…), et notre cabinet peut traiter nombre des besoins de nos clients.</p>



<p>J’ai choisi de me spécialiser dans un domaine, car il me semble difficile d’être bon en tout. En tant qu’avocat spécialiste, je pense être plus à même d’approfondir mes compétences et donc d’offrir un meilleur service aux clients que j’accompagne.</p>



<p><strong>Vous avez un parcours inspirant et avez connu une progression rapide. Quelles en sont les causes selon vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Je dirai que la base est le travail. Il n’y a rien d’inné. Je ne suis pas né pénaliste, cela est important à rappeler. J’ai dû travailler beaucoup et encore aujourd’hui. Une autre clé est de faire ce que l’on aime. J’aime mon métier et cela m’aide à m’investir. Enfin, il faut être ouvert aux autres pour faire de belles rencontres qui peuvent nous inspirer et nous aider à définir un projet professionnel.</p>



<p><strong>Vous avez bénéficié des conseils et de l’accompagnement de vos ainés. Avez-vous à cœur de transmettre ce que vous avez reçu aux nouvelles générations&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, assurément. Ainsi que je l’ai dit, je suis profondément reconnaissant envers les enseignants et les professionnels qui m’ont aidé à devenir avocat. J’ai donc à cœur de passer le relai aux nouvelles générations et de les aider à s’épanouir.</p>



<p>Je suis co-délégué du bâtonnier et de l’ordre des avocats auprès des universités. Dans ce cadre, j’ai pour objectif de tisser des liens entre le monde universitaire et le monde professionnel pour permettre aux étudiants de découvrir le Barreau et les opportunités qui s’offrent à eux.</p>



<p>Ainsi que je l’ai indiqué précédemment j’ai toujours aimé apprendre et transmettre. Plus jeune, j’ai souvent songé à en faire mon métier. Bien qu’aujourd’hui, je sois avocat, j’ai conservé cette envie de transmettre, et je suis chargé d’enseignement en droit pénal. J’apprécie particulièrement cette partie de mon activité, car échanger avec les étudiants me conduit souvent à m’interroger et à réactualiser ma vision du droit. Ils ne s’en doutent peut-être pas, mais en tant qu’étudiants, ils me conduisent parfois à repenser certaines choses qui me semblaient pourtant acquises. Il s’agit donc d’un échange et j’y gagne autant que les étudiants que je forme.</p>



<p>Au-delà de mon expérience personnelle, il me semble qu’il est nécessaire de conjuguer les études et la pratiques pour que les étudiants aient une vision pleine et entière du droit.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous décrire votre rôle en tant qu’avocat&nbsp;?</strong></p>



<p>Le rôle de l’avocat est de participer à la bonne administration de la justice en sa qualité d’auxiliaire de justice. Cela signifie que les avocats, tout comme les magistrats ont une mission commune&nbsp;: faire que les citoyens aient un accès à la justice et que le droit soit appliqué.</p>



<p>L’avocat a également vocation à s’assurer que la procédure et les droits de son client soient respectés. Cet élément est important. On oublie souvent que tout citoyen, quel qu’il soit, a le même droit&nbsp;: être protégé contre l’arbitraire et être jugé dans le respect des lois, et ce, qu’il soit auteur ou victime.</p>



<p>Pour ma part, je peux intervenir tant pour une personne qui se dit victime que pour une personne qui est poursuivie. A chaque fois, je garde la même vision du droit, que je sois en demande ou en défense. Le même souhait d’obtenir justice.&nbsp;</p>



<p><strong>On entend parfois que le rôle de l’avocat pénaliste est d’éviter la condamnation de son client, même s’il est coupable. Qu’en pensez-vous&nbsp;?</strong></p>



<p>La question de la culpabilité d’une personne est souvent bien plus complexe qu’il n’y parait. Dans une démocratie, personne n’est présumé coupable, et c’est à l’accusation de prouver ses affirmations. Le rôle de la défense est de questionner les faits, ou les preuves, et de vérifier que la culpabilité est établie. Que ceux qui pensent qu’un accusé est nécessairement coupable revoient les documentaires sur des affaires comme le procès d’Outreau. Ils pourront constater qu’en matière de culpabilité, une erreur est toujours possible. Il faut avoir à l’esprit qu’une accusation est une hypothèse qui doit être vérifiée. Cela oblige à être extrêmement prudent et à comprendre que toute personne est susceptible de se retrouver accusée sans pour autant être coupable.</p>



<p>Le rôle de l’avocat est donc avant tout de faire respecter la présomption d’innocence et de s’assurer que la procédure est respectée. Cela est essentiel. Il doit également veiller à ce que les faits reprochés à son client soient établis. La preuve est la base en droit. Le rôle de l’avocat pénaliste n’est donc pas de rendre innocent un coupable. Son rôle est de veiller à ce que la justice soit bien appliquée, et à éviter qu’une décision ne soit prise sans preuve suffisante. Dit autrement, la présomption d’innocence vise uniquement à éviter qu’une personne innocente ne soit condamnée, et non à ce que des coupables restent en liberté.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous dire si un avocat peut mentir&nbsp;pour défendre son client ?</strong></p>



<p>La réponse est simple&nbsp;: non&nbsp;!</p>



<p>La profession d’avocat est très encadrée. Nous avons des règles bien définies qui encadrent notre exercice et peuvent entrainer des sanctions pouvant aller jusqu’à l’interdiction d’exercer. S’agissant de la question du mensonge, l’avocat est soumis à un devoir de probité. Cela signifie qu’il n’a pas le droit de présenter consciemment des choses fausses auprès d’une juridiction. A défaut, il agirait avec malhonnêteté et cela pourrait même relever de l’escroquerie au jugement.</p>



<p>Cela étant, l’avocat est tenu au secret professionnel. Il en résulte qu’il ne peut pas dire ce que son client ne l’a pas autorisé à dire. Ainsi, même si un client avoue à son avocat qu’il est coupable, l’avocat doit respecter le secret professionnel et ne peut pas trahir son client en divulguant leurs échanges sans accord préalable.</p>



<p>Cela est également justifié au regard de la procédure en matière pénale&nbsp;: ce n’est pas à l’accusé de démontrer son innocence ou sa culpabilité. Ainsi, l’avocat peut accompagner un client qui ne souhaite pas reconnaitre sa responsabilité. Ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’il ne faut pas confondre l’avocat et son client. Le rôle de l’avocat est d’aider son client, et d’agir selon le mandat qu’il lui a donné. Toutefois, il n’est pas le client, et seul le client décide d’avouer ou de contester sa responsabilité.</p>



<p>En cas de désaccord, ou si la version de son client ne lui permet pas d’exercer une défense à la hauteur de ce qu’il souhaite, l’avocat pourra suggérer à son client de revoir sa position et l’aider à expliquer son geste. A défaut, l’avocat peut toujours mettre fin à son mandat. Il s’agit d’une question de crédibilité. Contrairement à ce que l’on peut entendre, l’avocat n’a pas vocation à affirmer n’importe quoi. Il se doit d’avoir une parole entendable et crédible. Aussi, il peut arriver qu’un avocat refuse de tenir une argumentation qui ne lui semble pas crédible.</p>



<p><strong>Quelles sont selon vous les qualités d’un avocat&nbsp;?</strong></p>



<p>Être accessible et réactif sont des qualités essentielles. La rigueur bien entendu. Être humain également, surtout lorsqu’une personne risque une peine de prison. Notre rôle ne s’arrête pas à la procédure ou au droit. L’avocat représente son client, il doit donc l’écouter, le comprendre, l’accompagner et l’aider à traverser une période difficile. Faire face à la justice n’est pas chose aisée, tant pour les victimes que pour les personnes poursuivies. Au vu de la gravité des faits qui conduisent les citoyens devant une juridiction pénale, faire preuve d’humanité et d’empathie est essentiel.</p>



<p>Le travail est toutefois primordial pour que l’avocat rende à son client un service de qualité. On focalise souvent sur la plaidoirie, surtout dans un domaine où l’oralité tient une place importante comme le droit pénal.&nbsp;</p>



<p>Mais il ne faut pas oublier qu’une plaidoirie n’est rien si elle n’a pas été pensée. Elle résulte d’un long travail et est le fruit d’une solide réflexion. En réalité 90 % du travail de l’avocat se passe en dehors du tribunal, et la plaidoirie n’est que le principal acte publiquement visible du travail de l’avocat.</p>



<p><strong>Est-il compliqué de prendre du recul sur les dossiers parfois difficiles&nbsp;?</strong></p>



<p>Le domaine du droit pénal conduit à s’exposer à des actes brutaux, à des violences… Il y a nécessairement un flot d’émotions qui ne sont pas contrôlables qui surgissent. On ne peut pas éviter ces émotions. Elles font partie de ce domaine.</p>



<p><strong>Auriez-vous un conseil pour les jeunes qui s’intéressent aux métiers du droit et s’interrogent sur leur orientation ?</strong></p>



<p>Il est toujours possible de réussir et il ne faut pas se limiter. Soyez curieux. Pour celles et ceux qui s’intéressent au monde judiciaire, il ne faut pas hésiter à se rendre à des audiences, à rencontrer des avocats, ou faire des stages de découverte. Il ne faut surtout pas s’autocensurer. La première cause d’échec à un concours est de ne pas se présenter. Il faut donc essayer, quitte à devoir s’y reprendre à plusieurs fois. Par ailleurs, l’argent ne fait pas tout. Même sans argent, on peut réussir et faire de belles études. Il faut donc s’autoriser à réussir, être curieux pour trouver sa place.</p>



<p><strong>Comment pouvons-nous vous contacter&nbsp;?</strong></p>



<p>Je reçois sur rendez-vous du lundi au vendredi.</p>



<p>Mon cabinet principal est situé&nbsp;: 32 rue de Redon CS 14449 35044 RENNES CEDEX</p>



<p>Mon cabinet secondaire est situé&nbsp;: 43 rue de Rennes 75006 PARIS</p>



<p>STANDARD : 02 99 85 73 73</p>



<p>FAX : 02 99 31 09 39</p>



<p><strong>Pour aller plus loin</strong></p>



<p>Site du barreau de Rennes :</p>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.ordre-avocats-rennes.fr
</div></figure>



<p>Site du cabinet Avocats Liberté&nbsp;:</p>



<p><a href="https://avocatsliberte.fr/le-cabinet/">Notre cabinet &#8211; Avocats Liberté (avocatsliberte.fr)</a></p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-maxime-tessier/">Rencontre avec Maître Maxime Tessier, avocat spécialiste en droit pénal, associé du cabinet Avocats Liberté, dont les bureaux sont situés à Rennes et à Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Monsieur Erwan Balanant, député, vice-président de la Commission des lois, et auteur d’une loi adoptée en février 2022 qui vise à renforcer la protection des victimes de harcèlement scolaire.</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-monsieur-erwan-balanant-depute-vice-president-de-la-commission-des-lois-et-auteur-dune-loi-adoptee-en-fevrier-2022-qui-vise-a-renforcer-la-protection-des-victimes-de-harcele/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 May 2024 05:22:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Député]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1807</guid>

					<description><![CDATA[<p>Monsieur Erwan Balanant est député de la 8ème circonscription du Finistère depuis 2017. Il a été réélu en 2022 pour un second mandat. Engagé pour la défense des enfants, Monsieur Erwan Balanant est l’auteur d’une loi qui vise à protéger les enfants et à lutter contre le harcèlement scolaire. Il est assisté par une équipe [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-monsieur-erwan-balanant-depute-vice-president-de-la-commission-des-lois-et-auteur-dune-loi-adoptee-en-fevrier-2022-qui-vise-a-renforcer-la-protection-des-victimes-de-harcele/">Rencontre avec Monsieur Erwan Balanant, député, vice-président de la Commission des lois, et auteur d’une loi adoptée en février 2022 qui vise à renforcer la protection des victimes de harcèlement scolaire.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Monsieur Erwan Balanant est député de la 8<sup>ème</sup> circonscription du Finistère depuis 2017. Il a été réélu en 2022 pour un second mandat. Engagé pour la défense des enfants, Monsieur Erwan Balanant est l’auteur d’une loi qui vise à protéger les enfants et à lutter contre le harcèlement scolaire.</p>



<p>Il est assisté par une équipe composée de Madame Fabienne Le Calvez, suppléante, ainsi que trois collaboratrices parlementaires à Paris et en circonscription.</p>



<p>Pour l’association patrimoine commun et le site aijedroit.com, Monsieur Erwan Balanant répond aux questions posées par les enfants sur la fonction de député, le harcèlement et l’accès au droit des enfants.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous dire quel métier vous souhaitiez exercer quand vous étiez enfant ? Rêviez-vous déjà d’être député&nbsp;?</strong></p>



<p>Comme tous les enfants, je n’avais pas encore d’idée précise de ce que je voulais faire plus tard. Je savais que je voulais aider et être utile, mais j’étais loin d’imaginer que je deviendrai député. Quand on est enfant on joue et on s’amuse à rêver qu’on deviendra astronaute ou policier… On change d’avis chaque semaine et on s’imagine faire de nombreux métiers sans vraiment se projeter sur un métier précis. Je me souviens que j’ai voulu être pompier. Ensuite, j’ai voulu être avocat, puis journaliste. Autrement dit, comme beaucoup d’enfants j’ai voulu faire mille métiers. Et c’est normal. En effet, je pense qu’il est assez rare qu’un enfant ait envie de faire un seul métier. Et cela se confirme lorsque les jeunes doivent choisir leur orientation. Il faut un peu de maturité et de recule pour se projeter concrètement sur un métier. Il faut donc que les enfants se rassurent s’ils ne savent pas encore ce qu’ils veulent faire plus tard. La plupart des personnes ont besoin de temps pour définir ce qu’elles veulent faire.</p>



<p><strong>Aimiez-vous les études&nbsp;? Pourriez-vous nous expliquer quelles études vous avez suivies ?</strong></p>



<p>Oui, j’ai toujours aimé apprendre. J’ai mis du temps avant de travailler et j’ai étudié longuement. Passionné par l’histoire et l’art, j’ai passé une maitrise d’histoire (master 1). Ensuite j’ai étudié l’histoire de l’art, puis le droit. J’ai également suivi des études en art auprès de l’école du Louvre.</p>



<p>J’ai toutefois dû faire une pause dans mes études en raison du service militaire.</p>



<p>Après, j’ai repris mes études dans un domaine qui me passionnait, à savoir l’univers de l’image, du design, et des multimédias. C’était le début d’internet et j’avais une passion pour l’architecture et le design. J’ai donc décidé d’intégrer l’école nationale supérieure de création industrielle (ENSI). L’ENSI lançait une formation en design numérique et j’ai fait partie des premières personnes à bénéficier de cette formation. J’ai obtenu un Master 2 «&nbsp;Master of art&nbsp;in interactive design&nbsp;» en partenariat avec l’ENSI, le Royal College of London et une université de Dublin.</p>



<p>Après l’obtention de ce diplôme, j’ai rejoint le monde du travail… sans pour autant m’éloigner des études, puisque l’on m’a proposé d’enseigner aux promotions d’étudiants qui m’ont succédées. Au vu de mon goût pour les études, j’ai immédiatement accepté cette proposition, et je garde un excellent souvenir de cette période pendant laquelle j’ai pu transmettre ce que l’on m’avait appris.</p>



<p><strong>Malgré votre goût pour les études, avez-vous rencontré des difficultés ? Quels conseils donneriez-vous aux enfants qui trouvent les études compliquées et pensent qu’ils ne sont pas faits pour les études&nbsp;?</strong></p>



<p>Je veux les rassurer. Il est parfois difficile d’apprendre. Tout le monde n’apprend pas au même rythme. Et puis tout le monde n’apprend pas de la même façon. Certains ont besoin de lire, d’autres de voir, d’autres de s’exercer. L’intelligence est multiple. Et malheureusement, l’école ne permet pas toujours de s’adapter aux besoins de chaque enfant. Le fait de ne pas comprendre tout de suite ne veut pas dire qu’ils ne sont pas capables d’apprendre. Ils ont peut-être besoin d’apprendre autrement ou de prendre plus de temps pour s’exercer et comprendre. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide ou à prendre des cours de soutien. Tous les enfants sont capables d’apprendre et de comprendre.</p>



<p>Les notes sont parfois très mal vécues par les enfants. Ils se sentent stigmatisés. Je trouve cela malheureux, car on peut avoir une mauvaise note sans être mauvais. Une note ne révèle que le fait qu’on ait réussi un exercice ou non. Si un enfant a une mauvaise note, il ne doit pas penser qu’il est mauvais, cela veut simplement dire qu’il doit travailler et s’exercer pour progresser.</p>



<p>Pour ma part, j’ai eu des difficultés à certains moments de ma scolarité. J’ai donc demandé de l’aide et en travaillant j’ai réussi à progresser. Un élève peut par exemple demander à un autre élève de l’aider, ou à un proche. Je peux affirmer que cela a fonctionné pour moi, j’ai progressé et repris goût aux études. Il n’y a donc pas de fatalité et il faut croire en soi et en ses capacités.</p>



<p><strong>Vous êtes actuellement député, pourriez-vous nous indiquer quel est votre parcours professionnel en dehors de la politique ?</strong></p>



<p>Mon parcours professionnel a été guidé par ma passion pour l’art, les médias et l’image.</p>



<p>Comme je l’indiquais, j’ai enseigné dans le Master que j’avais suivi en donnant des cours aux étudiants de l’ENSI.</p>



<p>Ensuite, j’ai exercé en tant que travailleur indépendant dans la création de sites internet. A cette époque il y avait peu de sites et la plupart des entreprises n’avait pas encore de site internet. Je travaillais également sur l’image et la vidéo, et ce domaine est progressivement devenu mon activité principale.</p>



<p>En tant que photographe et réalisateur, je travaillais notamment pour des maisons de disques. J’ai ainsi eu le plaisir d’accompagner plusieurs artistes français tels que Florent Pagny, Elsa Lunghini, Da Silva, Berry, ou encore Marc Lavoine, notamment pour la réalisation de clips ou spectacles.</p>



<p>En parallèle de cette activité auprès des maisons de disques, j’avais une réflexion artistique sur l’image et je travaillais avec une compagnie de théâtre sur la scénographie. Cette réflexion artistique m’a notamment conduit en 2017 à exposer à la Villa des Arts un travail documentaire sur les femmes en situation de grande précarité mené en collaboration avec la journaliste Éloïse Bouton pour l&rsquo;association Agir pour la santé des femmes. Ce travail est intitulé « À la rencontre des femmes oubliées ».</p>



<p><strong>Avez-vous des engagements associatifs&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, j’ai présidé une association intermédiaire d&rsquo;économie sociale et solidaire de 2010 à 2017, date à laquelle je suis devenu député. Cet engagement était lié à mon rôle d’élu local. L’association a pour objet de créer du lien entre des personnes en recherche d’emploi et des entreprises.</p>



<p>Concrètement, l’association emploie des personnes éloignées de l’emploi qui ont besoin d’être accompagnées et leur permet de se former et d’acquérir de l’expérience pour qu’elles puissent ensuite trouver un travail dans une entreprise.</p>



<p>Je garde un excellent souvenir de cette expérience. Aider les autres à progresser et à avancer me semble être la base de l’engagement politique et citoyen.</p>



<p><strong>Pensez-vous que l’engagement associatif peut aider les jeunes&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, je crois beaucoup aux vertus de l’engagement associatif et j’encourage tous les jeunes à créer ou intégrer des associations. Par exemple dans les établissements, il y a des associations qui permettent aux jeunes d’entreprendre et de lancer des projets.</p>



<p>Il y a également des associations qui permettent aux jeunes de défendre les causes auxquelles ils sont sensibles et d’aider les autres.</p>



<p>Il me semble que le bénévolat est une bonne façon de s’engager et de développer ses qualités humaines. Je pense même que l’engament associatif des jeunes devrait être valorisé sur le plan scolaire, puisqu’il est très formateur. Il permet notamment de développer l’empathie qui est une valeur importante pour vivre ensemble.</p>



<p><strong>Comment a commencé votre engagement politique pour le droit et les enfants&nbsp;?</strong></p>



<p>En 2008, j’ai été élu et j’ai rejoint le conseil municipal de Quimperlé comme adjoint en charge de la communication et de la vie citoyenne.</p>



<p>C’est là que j’ai mis en place le premier conseil municipal des jeunes de la commune.</p>



<p>C’est probablement de là que vient mon intérêt et mon engagement pour la jeunesse, le droit des enfants, l’éducation civique et citoyenne. Savoir comment on accompagne les enfants à devenir des citoyens est pour moi un sujet crucial et l’une des missions prioritaires de nos démocraties. Notre rôle est de faire des citoyens, et surtout des citoyens capables d’enrichir et de participer à la démocratie.</p>



<p>Cela implique donc d’apprendre aux jeunes comment fonctionne une démocratie, le droit, la politique. Sur ce point, l’histoire tient un rôle important. Toutefois, il faut compléter cet apprentissage en intégrant l’apprentissage de l’empathie, le droit et la citoyenneté au cursus scolaire.</p>



<p><strong>Quelle a été la suite de votre parcours en politique et comment êtes-vous devenu député&nbsp;?</strong></p>



<p>Après avoir été conseillé municipal, j’ai eu la chance de devenir conseiller de Monsieur François Bayrou lors des élections présidentielles de 2012. Puis, en 2014, j’ai créé une liste citoyenne lors des élections municipales de Quimperlé et je suis devenu conseiller municipal de la ville et de Quimperlé communauté.</p>



<p>Après une dizaine d’année d’engagement politique, j’ai voulu devenir député pour pouvoir participer à l’élaboration des lois et faire progresser le droit, notamment la protection des mineurs. En 2017, j’ai été élu député de la 8ème circonscription du Finistère. J’ai été réélu pour un second mandat en 2022.</p>



<p>En tant que député, &nbsp;je suis commissaire aux lois et membre de la délégation aux droits des enfants.</p>



<p>Ces fonctions me permettent d’agir pour des causes qui me sont chères. J’ai la volonté d’être utile aux autres, de faire progresser l’égalité entre femmes et hommes et d’améliorer la protection des enfants.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous expliquer quelles sont les missions d’un député&nbsp;?</strong></p>



<p>Il est impossible de résumer les missions d’un député. Il existe de nombreuses missions et tous les députés ne font pas exactement la même chose. Par exemple certains députés sont dans des commissions et travaillent sur un thème précis.</p>



<p>On peut dire qu’un député a trois grandes missions&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Faire les lois,</li>



<li>Contrôler l’action du gouvernement,</li>



<li>Evaluer les politiques publiques.</li>
</ul>



<p>Il y a de multiples façon d’exercer son mandat selon les sujets sur lesquels on travaille.</p>



<p>Par exemple, j’ai travaillé sur le sujet du harcèlement avec d’autres députés. Nous avons notamment travaillé sur les différents types de harcèlement. En effet, le harcèlement est partout, au travail, en famille, dans la rue et à l’école.</p>



<p>C’est dans ce cadre que j’en suis venu à la conclusion que pour lutter contre le harcèlement on devait commencer par aborder ce sujet dès l’école.</p>



<p><strong>En tant que député, vous êtes à l’origine de la loi qui a pour objectif de protéger les enfants contre le harcèlement, pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous avez voulu lutter contre le harcèlement scolaire et nous expliquer cette loi&nbsp;?</strong></p>



<p>Comme je l’ai indiqué, j’ai travaillé sur le sujet du harcèlement et j’en suis venu à la conclusion que la lutte contre le harcèlement devait commencer dès l’école.</p>



<p>En effet, je suis convaincu que le premier droit des enfants est le droit de venir à l’école sans crainte.</p>



<p>Or, la première crainte exprimée par les enfants est celle de subir des moqueries, des insultes, ou des violences.</p>



<p>Plus d’un élève sur dix est victime de harcèlement. Ce chiffre fait peur.</p>



<p>En tant que député, je suis aussi au service des enfants, et j’ai donc décidé d’agir pour les protéger.</p>



<p>Dans cette loi il y a trois piliers qui ne peuvent fonctionner qu’ensemble. Tout le monde a retenu le délit pénal de harcèlement qui a été créé par cette loi. Toutefois, il ne s’agit que d’un pilier, et l’objectif de cette loi est d’avantage d’éviter le harcèlement scolaire que de condamner des jeunes.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le premier pilier est celui de la prévention.</li>
</ul>



<p></p>



<p>Nous avons inscrit dans le code de l’éducation nationale le droit à une scolarité paisible, sans violence et sans harcèlement scolaire.</p>



<p>Nous avons également inscrit l’obligation pour les établissements d’enseignement de mettre en œuvre des moyens de prévention et des protocoles de résolution des conflits.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le second pilier est l’accompagnement.</li>
</ul>



<p></p>



<p>Il s’agit de l’accompagnement des victimes et des auteurs de harcèlement. Il est en effet essentiel de travailler avec eux, que ce soit pour aider la victime à surmonter ce qu’elle a subi, ou échanger avec l’auteur de harcèlement pour qu’il change de comportement et éviter que les faits ne se reproduisent.</p>



<p>L’accompagnement passe également par une formation des professionnels de l’enfance qui reçoivent désormais une formation sur le harcèlement.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le troisième pilier est la protection.</li>
</ul>



<p></p>



<p>Il s’agit de la création d’une sanction pénale. Le harcèlement est désormais qualifié de délit. Le premier objectif de ce délit n’est pas de sanctionner les auteurs, mais de les alerter sur la dangerosité du harcèlement. La sanction pénale vise avant tout à faire de la prévention en dissuadant les personnes de harceler d’autres personnes. Le code pénal est le code des interdits. Dès lors que le harcèlement est inscrit dans le code pénal, cela permet d’affirmer que le harcèlement est interdit. L’aspect pénal est également intéressant sur le plan de l’éducation au droit. Il permet d’expliquer par un cas concret ce qu’est un délit, de le différencier d’une contravention ou d’un crime.</p>



<p>En résumé, cette loi vise à faire de la prévention et à lutter contre le harcèlement à l’école, un peu comme cela se fait en entreprise. En effet, les entreprises, comme les écoles, ont l’obligation de mettre en place les moyens de prévenir le harcèlement et doivent agir pour aider les victimes de harcèlement dès qu’elles en sont informées. Et de la même manière, les auteurs de harcèlement, que ce soit au travail ou à l’école, peuvent être sanctionnés.</p>



<p>L’école permet de former les adultes de demain et de leur enseigner les bons comportements, il est donc logique de prévenir et de lutter contre le harcèlement de la même façon à l’école qu’au travail, ce qui évitera que les adultes de demain harcèlent leurs collègues de bureau.</p>



<p><strong>Auriez-vous un conseil pour les jeunes qui sont victimes de harcèlement&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, je veux leur dire qu’il faut en parler. Il ne faut pas garder cela pour soi. Plus tôt ils parleront et plus tôt il sera possible d’agir pour faire cesser le harcèlement.</p>



<p>Les adultes sont là pour les aider et ils ne doivent pas avoir peur de parler.</p>



<p>Ils peuvent parler à leurs parents, à des enseignants ou à toute personne de confiance.</p>



<p>L’important est de prendre la parole immédiatement et de ne pas attendre que cela soit insupportable, car les conséquences du harcèlement sont graves.</p>



<p>Tous les enfants ont le droit d’être respectés et de ne pas subir de moqueries, d’insultes ou de violences. Il faut dire stop et en parler à un adulte dès que cela arrive.</p>



<p><strong>Quelle est selon vous la place de l’empathie&nbsp;dans notre société&nbsp;?</strong></p>



<p>L’empathie est importante, notamment pour lutter contre le harcèlement. Je crois profondément à cette valeur, raison pour laquelle je suis favorable à l’éducation à l’empathie à l’école. Concrètement, l’empathie est la capacité à s’identifier à autrui et à comprendre ce qu’il ressent. Elle est à la base de la vie en groupe et de la société. Elle permet aux jeunes de s’interroger sur l’impact de leurs mots ou de leur comportement. Elle permet de développer une capacité d’altruisme, de s’intéresser aux autres et d’agir pour aider les autres.</p>



<p>Quoi qu’on en dise, la vie en société, ce n’est pas être égoïste, même s’il arrive que nous n’ayons pas tous les mêmes envies ou objectifs. La vie en société, c’est faire ensemble et vouloir le bien de tous.</p>



<p>Et il faut être réaliste, chaque jour nous nous rendons toutes et tous service. Par exemple, lorsque l’on travaille, on rend service à d’autres personnes. Et il n’y a pas que les médecins et les pompiers qui rendent service aux autres. Lorsqu’un boulanger fait une baguette de pain, il rend service à ceux qui la mangeront.</p>



<p>La majorité de nos actes rend service aux autres. La société telle qu’elle existe nous permet d’œuvrer ensemble pour que chacun bénéficie du travail des autres, et cela est bénéfique pour toutes les personnes.</p>



<p>Il est donc important de rappeler aux jeunes que la majorité de nos relations sont positives et que s’intéresser aux autres nous est bénéfique. Et l’école est le lieu idéal pour apprendre aux jeunes à écouter et à se préoccuper des autres.</p>



<p>L’école n’est pas qu’un lieu de compétition où il faudrait avoir les meilleures notes.</p>



<p>L’école doit être un lieu de formation à ce qui deviendra la vie d’après, en terme de citoyenneté, d’apprentissage, mais aussi de comportement dans un collectif.</p>



<p>Je crois à la vertu de la collaboration et du travail en groupe. Travailler ensemble, en équipe et avoir une note commune pour le groupe permet d’ouvrir les jeunes sur le faire ensemble et évite la stigmatisation des notes individuelles.</p>



<p>Cela permet aux jeunes d’apprendre à travailler en complémentarité, à s’organiser, à coopérer, et à débattre pour s’accorder sur la façon de faire ensemble. Cela les aide également à gagner en autonomie, puisqu’ils doivent s’auto gérer, et à être acteur de leur éducation.</p>



<p><strong>Des cours d’empathie ont été mis en place à l’école, pensez-vous que l’enseignement de la médiation peut aider à développer l’empathie&nbsp;?</strong></p>



<p>Je pense qu’il est important que les enfants soient sensibilisés à la vie en communauté dès le plus jeune âge. C’est pour cela que je crois en l’importance de l’empathie. L’enseignement de l’empathie est simple à mettre en œuvre et les jeunes peuvent aisément comprendre pourquoi il est important de se soucier des autres. Je pense également qu’il est important d’expliquer aux jeunes comment communiquer de façon calme et sans violence.</p>



<p>Je trouve intéressant de rappeler aux jeunes qu’il ne faut pas faire usage de la violence pour régler les problèmes et de leur enseigner comment ils peuvent régler des litiges sans violence. Toutefois, je pense qu’il peut être compliqué de demander à des enfants de se positionner en médiateur.</p>



<p>Le médiateur doit être un tiers. Or, les enfants font partie de l’école et il peut être compliqué pour eux de devoir régler les problèmes de leurs camarades.</p>



<p>Par contre, il est intéressant de les former à la démarche et la médiation peut être efficace si elle est réalisée par un adulte qui aide les enfants à régler leurs problèmes.</p>



<p>D’une certaine façon, c’est déjà le rôle du personnel éducatif de l’école qui intervient lorsqu’il y a un conflit entre jeunes.</p>



<p>Par ailleurs, tout ne peut pas se résoudre par la médiation. Il y a des hypothèses dans lesquelles le recours à un juge reste nécessaire. Par exemple, lorsqu’une personne est victime de faits graves, il est difficile d’envisager que tout puisse se régler par un échange avec son agresseur.</p>



<p>Au demeurant, le droit nécessite des compétences particulières et il est important que les professionnels du droit conservent leur rôle en matière de défense des mineurs, même lorsqu’une médiation est mise en place.</p>



<p><strong>Pensez-vous que tous les enfants doivent avoir accès au droit et être informés de leurs droits ? Croyez-vous qu’il serait intéressant que les enfants soient formés au droit&nbsp;dès l’école pour connaître leurs droits ?</strong></p>



<p>Absolument, j’en suis convaincu. Sauf pour celles et ceux qui font de longues études, les jeunes ne sont quasiment pas formés au droit. Je pense qu’il est important de sortir le droit de l’université et de l’enseigner aux enfants au collège, au lycée, voir même dès l’école.</p>



<p>D’ailleurs, le droit est déjà enseigné, mais on ne dit pas explicitement qu’il s’agit de droit. Par exemple, quand on parle de harcèlement, on parle de droit. Ou quand on parle d’éducation à la sexualité et de consentement, on parle de droit.</p>



<p>Il est donc possible d’enseigner le droit, même à de jeunes enfants.</p>



<p><strong>Pensez-vous que des cours d’éducation juridique et civique pourraient développer l’accès au droit et l’engagement citoyen des jeunes&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, je crois qu’il faut les former au droit le plus tôt possible et que cela peut aider à comprendre les valeurs citoyennes. Les enfants aiment comprendre et sur ce point le droit peut les aider à comprendre la vie en société. D’ailleurs, les enfants sont confrontés au droit dès qu’ils entrent à l’école puisqu’il y a des règles et un règlement intérieur.</p>



<p>Je pense que le droit peut leur permettre de comprendre pourquoi on fait des règles, ou que les lois servent avant tout à les protéger.</p>



<p>Je crois également qu’il faut les familiariser au droit jeunes pour qu’ils aient le réflexe de se renseigner sur leurs droits et soient en capacité d’agir si besoin.</p>



<p><strong>Que pensez-vous que l’apprentissage ludique du droit dès l’école comme le fait notre association&nbsp;?</strong></p>



<p>L’approche pédagogique doit nécessairement être adaptée pour les enfants, surtout lorsqu’ils sont jeunes. Il me semble que le droit est trop souvent vu sous l’angle de la répression et qu’il est intéressant que les jeunes aient une vision positive du droit et de leurs droits. Surtout que le droit n’est pas que le droit pénal. L’approche ludique apparait intéressante et permet d’apprendre tout en s’amusant.</p>



<p>Le fait que les intervenants de votre association soient des professionnels du droit apparait également très important. En effet, s’agissant du droit, il faut avoir certaines connaissances et compétences pour ne pas faire d’erreurs et pour pouvoir répondre correctement aux questions des élèves.</p>



<p><strong>Que pensez-vous du Parlement des enfants, est-ce une bonne façon de s’initier au droit et à la politique&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, je trouve qu’il s’agit d’une très bonne expérience pour les jeunes. Cela leur permet de mieux comprendre le droit et comment on fabrique une loi. Et en plus, cela leur permet d’agir et de proposer une loi. Pour celles et ceux qui veulent améliorer certaines choses, c’est une belle occasion de s’exprimer et d’agir pour le bien commun.</p>



<p>Cela peut permettre à des jeunes de découvrir le monde des lois et peut être de leur donner envie de s’engager en politique comme moi.</p>



<p><strong>Quels conseils donneriez-vous à des enfants qui voudraient suivre votre exemple et s’intéressent aux métiers de la politique&nbsp;?</strong></p>



<p>Je leur dirais qu’il est important de s’engager, que ce soit dans des associations ou en politique. Pour celles et ceux qui le souhaitent il y a de nombreuses façon d’agir pour aider les autres. La politique est un domaine intéressant. Ils peuvent être élu local comme je l’ai été et agir sur leur commune, ou devenir député et voter les lois. Il n’y a pas de parcours type pour être élu et il y a une grande diversité de personnes.</p>



<p>Dès lors, peu importe qui l’on est et d’où l’on vient, l’important c’est de s’engager et d’être sincère.</p>



<p>Pour celles et ceux qui voudraient suivre mon parcours, je leur conseille de commencer en s’engageant localement pour découvrir la politique. Et si cela leur plait, ils pourront envisager d’être député tout comme moi.</p>



<p><strong>Auriez-vous un conseil pour les jeunes qui s’interrogent sur leurs compétences et leur avenir professionnel&nbsp;?</strong></p>



<p>Je tiens à dire aux jeunes qu’ils sont l’avenir. Nous croyons en eux et en leurs capacités. Ils doivent se faire confiance. Ils ont des capacités et des ressources qu’ils n’imaginent pas.</p>



<p>Au besoin, il ne faut pas hésiter à se faire aider pour progresser. L’important est qu’ils s’autorisent à rêver, à développer des passions, et à faire des choses qu’ils aiment.</p>



<p>On est souvent sa propre limite, il faut donc ne pas se censurer et croire en soi. Il n’y a pas qu’un seul chemin pour réussir sa vie et l’essentiel est d’être heureux de qui l’on est et de ce que l’on fait, sans chercher à ressembler à un modèle de réussite.</p>



<p><strong>Comment pouvons-nous vous contacter ?</strong></p>



<p>En tant que député, il est possible de me contacter directement à l’assemblée nationale ou à ma permanence pour prendre un RDV.</p>



<p>Assemblée Nationale&nbsp;: 126 Rue de l&rsquo;Université 75355 Paris 07 SP</p>



<p>Permanence&nbsp;: 40 Rue Bayard 29900 Concarneau</p>



<p>Je suis également joignable par téléphone.</p>



<p>Téléphone fixe : 02 98 53 89 35</p>



<p>Adresse e-mail&nbsp;: erwan.balanant@assemblee-nationale.fr</p>



<p><strong>Pour aller plus loin&nbsp;:</strong></p>



<p>Site internet de Monsieur Erwan Balanant</p>



<p><a href="https://erwanbalanant.com">https://erwanbalanant.com</a></p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-monsieur-erwan-balanant-depute-vice-president-de-la-commission-des-lois-et-auteur-dune-loi-adoptee-en-fevrier-2022-qui-vise-a-renforcer-la-protection-des-victimes-de-harcele/">Rencontre avec Monsieur Erwan Balanant, député, vice-président de la Commission des lois, et auteur d’une loi adoptée en février 2022 qui vise à renforcer la protection des victimes de harcèlement scolaire.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Maître Julien MONNIER, avocat au Barreau de Nantes</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-julien-monnier-avocat-au-barreau-de-nantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 May 2024 05:16:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[barreau]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1805</guid>

					<description><![CDATA[<p>Maître Julien Monnier est avocat au Barreau de Nantes. Il intervient en droit de la famille et en droit du travail depuis 2014. Pour répondre aux questions que vous vous posez sur le droit et le métier d’avocat, Maître Julien Monnier a accepté partager son parcours et son expérience. Pourriez-vous nous indiquer quelles études vous [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-julien-monnier-avocat-au-barreau-de-nantes/">Rencontre avec Maître Julien MONNIER, avocat au Barreau de Nantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Julien Monnier est avocat au Barreau de Nantes. Il intervient en droit de la famille et en droit du travail depuis 2014. Pour répondre aux questions que vous vous posez sur le droit et le métier d’avocat, Maître Julien Monnier a accepté partager son parcours et son expérience.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous indiquer quelles études vous avez suivies ?</strong></p>



<p>Après avoir passé 4 ans à Nantes, et obtenu une Maîtrise carrière judiciaire, je me suis orientée vers une cinquième année en Droit pénal à Paris I.</p>



<p>Ensuite, j’ai exercé en tant que juriste salarié de 2003 à 2013, notamment au sein d’une compagnie d’assurance, par choix, ne souhaitant pas devenir avocat dans l’immédiat.</p>



<p>Finalement, 10 ans après avoir obtenu mon Master, j’ai décidé de reprendre les études pour devenir avocat.</p>



<p>La reprise d’études n’a pas forcément été évidente au début. J’ai consacré une année entière à la préparation de l’examen d’entrée à l’école d’avocat afin d’être dans les meilleurs conditions pour réussir l’examen d’entrée au CRFPA (Centre Régional de Formation à la Profession d’Avocat).</p>



<p>J’ai réussi l’examen d’entrée à l’école d’avocat et, à l’issue de ma scolarité, j’ai obtenu le Certificat d&rsquo;Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA) qui permet d’exercer le métier d’avocat.</p>



<p><strong>Pourquoi avez-vous décidé de reprendre vos études et de devenir avocat&nbsp;?</strong></p>



<p>En réalité, c’est un peu flou, mais je suis très content de mon choix.</p>



<p>La profession d’avocat ne me séduisait pas au début. Mais en tant que juriste salarié, il y a une certaine frustration quant à la finalisation du dossier. On n’est pas maître du dossier de A à Z, et on ne contrôle pas la totalité de celui-ci. En tant qu’avocat, j’ai le sentiment d’avoir plus la main.</p>



<p><strong>Pourquoi avez-vous choisi le droit de la famille et le droit du travail&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai réalisé un stage de 6 mois dans un cabinet avec des maîtres de stage spécialisés dans ces deux domaines, ils m’ont donc été naturellement imposés.</p>



<p>Au fil du temps, j&rsquo;ai approfondi ces domaines et j’ai développé une véritable appétence, notamment grâce à la diversité de ceux-ci, car on ne s’ennuie jamais.</p>



<p><strong>Auriez-vous envie de vous diriger vers le droit pénal&nbsp;?</strong></p>



<p>Comme de nombreux avocats, j’ai exercé épisodiquement en droit pénal. C’est un domaine très intéressant. C’est vrai que ça donne envie de reprendre, mais cela demande beaucoup de disponibilité et de temps. C’est un réel changement de vie auquel je ne suis pas prêt. Toutefois, mon associé intervient dans ce domaine, et notre cabinet reçoit ces dossiers.</p>



<p><strong>Quels sont les qualités requises, selon vous, pour être un bon avocat&nbsp;?</strong></p>



<p>Selon moi, de nombreuses qualités peuvent être requises, puisqu’il y a beaucoup d’avocats différents. A mon avis, la qualité principale est la logique. En effet, un cas pratique ou un raisonnement juridique c’est comme des mathématiques.</p>



<p><strong>Quelle est la place de l</strong><strong>’</strong><strong>humain dans votre quotidien&nbsp;</strong><strong>?</strong><strong></strong></p>



<p>L’humain est au centre de mon activité.</p>



<p>En tant qu’avocat, je m’intéresse au client, mais aussi à son histoire.</p>



<p>En droit de la famille, le client vient avec le poids mental de sa séparation, de problèmes familiaux…</p>



<p>En droit du travail, lorsqu’un salarié est licencié, il y a un sentiment d’humiliation, de colère, d’éventuelles difficultés financières.</p>



<p>Notre objectif est d’analyser les règles applicables pour trouver une solution, bien entendu, mais sans oublier l’humain et l’accompagnement dont il a besoin.</p>



<p>Parfois, c’est assez compliqué puisque le rapport professionnel avec le client doit être respecté.</p>



<p>Il arrive qu’il faille rappeler notre rôle au client, et lui dire qu’il n’est pas notre patron.</p>



<p>Mais en général, cela se passe très bien et les clients sont reconnaissants de notre humanité et de notre soutien dans des moments difficiles.</p>



<p><strong>Avez-vous d’autres activité en dehors de votre métier&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, je suis chroniqueur et j’interviens auprès des professions de la culture pour les sensibiliser au droit.</p>



<p>Je réalise aussi des podcast «&nbsp;Acquis de droit&nbsp;» pour rendre le droit accessible à tous.</p>



<p>J’ai également créé une maison d’édition «&nbsp;Zaleuceus&nbsp;» en 2022 pour diffuser des livres sur le thème du thriller judiciaire.</p>



<p><strong>Avez-vous des activités associatives&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, je suis bénévole et coadministrateur d’une association «&nbsp;Iris un autre regard pour prendre soin&nbsp;». Il s’agit d’une association qui a pour objectif d’améliorer la situation des personnes fragilisées par le vieillissement, le handicap et la maladie.</p>



<p><strong>Quels conseils auriez-vous à donner pour les étudiants et futurs avocats&nbsp;?</strong></p>



<p>Il faut d’abord être rigoureux dans son raisonnement.</p>



<p>Ensuite, il faut être curieux.</p>



<p>En effet, même si cela n’a pas de rapport avec notre métier, la curiosité permet de comprendre les autres. Parce que l’on est curieux, on pense à des choses, ce qui imprègne la façon de faire et de réagir. Aujourd’hui, l’information est accessible (abonnement au Ouest France, au Monde…).</p>



<p><strong>Qu’auriez-vous aimé que l’on vous dise avant de commencer ces études&nbsp;?</strong></p>



<p>Le droit mène à tout&nbsp;: il permet une carrière fascinante.</p>



<p>Alain Supiot disait avec humour «&nbsp;Le droit mène à tout, il suffit d’en sortir&nbsp;».</p>



<p>Cette citation est réelle, car on n’est pas obligé d’avoir une carrière linéaire, on peut partir à l’ONU puis passer le CRFPA, écrire des livres… Notre premier choix de carrière ne détermine pas notre avenir.</p>



<p><strong>Comment pouvons-nous vous joindre&nbsp;?</strong></p>



<p>Adresse : Maître JULIEN MONNIER – KLAIS AVOCATS &#8211; 22 rue Racine 44000 Nantes</p>



<p>Téléphone&nbsp;: 06 52 21 35 42</p>



<p>Adresse e-mail : julien.monnier@klais-avocats.com</p>



<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>



<p>Site internet&nbsp;: https://klais-avocats.com/</p>



<p><strong>Autrice&nbsp;:</strong> Mélissa LEFEVRE</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-julien-monnier-avocat-au-barreau-de-nantes/">Rencontre avec Maître Julien MONNIER, avocat au Barreau de Nantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec le commissaire Justine, affectée au commandement de l’espace.</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-le-commissaire-justine-affectee-au-commandement-de-lespace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 10:59:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[espace]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1800</guid>

					<description><![CDATA[<p>Justine est commissaire des armées, affectée au sein de l’armée de l’Air et de l’Espace. Elle exerce en tant que legal advisor, conseiller juridique. Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur le droit international, le droit spatial, et l’armée, le commissaire Justine présente son parcours et ses activités. Pourriez-vous nous dire comment [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-le-commissaire-justine-affectee-au-commandement-de-lespace/">Rencontre avec le commissaire Justine, affectée au commandement de l’espace.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Justine est commissaire des armées, affectée au sein de l’armée de l’Air et de l’Espace. Elle exerce en tant que <em>legal advisor</em>, conseiller juridique.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur le droit international, le droit spatial, et l’armée, le commissaire Justine présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous dire comment vous avez découvert l’armée&nbsp;?</strong></h2>



<p>On peut dire que je suis «&nbsp;née dans l’armée&nbsp;» puisque mes deux parents sont militaires, ainsi que l’étaient mes deux grands-pères.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous indiquer quelles études vous avez suivies ?</strong></h2>



<p>J’ai fait mes études de droit à l’université de Bordeaux. J’ai tout d’abord effectué une licence de droit privé avant de m’orienter vers un Master 1 en droit international. Puis, j’ai choisi de me spécialiser et j’ai réalisé un Master 2 en droit et management du transport aérien à Aix en Provence. En parallèle de mon Master 2, j’ai passé un diplôme d’études supérieures universitaires (DESU) en assurances aériennes et spatiales. Fort de mes cours en droit international humanitaire, droit aérien et droit spatial, j’ai eu l’opportunité d’être recrutée sous contrat au sein des armées pour un premier contrat d’un an, rapidement transformé en CDD de 4 ans, que je viens d’ailleurs de prolonger pour 4 années supplémentaires.</p>



<p>Dans ce cadre-là, j’ai reçu une formation militaire de plusieurs mois à l’école des commissaires des armées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous rencontré des difficultés ?</strong></h2>



<p>Mes deux parents ont un certain niveau d’études puisque tous deux ingénieurs diplômés de l’Ecole de l’air et de l’espace. Je ne me sentais personnellement pas faites pour les classes préparatoires mais, j’ai trouvé un domaine dans lequel je me plais à apprendre et exercer&nbsp;: le droit. J’ai ainsi compris qu’il ne sert à rien de se comparer, car chacun de nous a des compétences et un domaine dans lequel il peut réussir. Après des premières années assez générales, c’est au fil de la spécialisation que j’ai découvert des matières qui m’ont réellement intéressées et données envie, notamment le droit international humanitaire, le droit maritime ou encore le droit aérien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous intégré l’armée ?</strong></h2>



<p>Il existe plusieurs façons d’intégrer l’armée.</p>



<p>Il est possible de passer un concours et ainsi d’être ce qu’on appelle de carrière ou d’être embauché sous contrat à durée déterminée pouvant cependant aller jusqu’à la durée d’une carrière entière si nous renouvelons plusieurs fois le contrat. Pour ma part, j’ai intégré l’armée via ce que l’on appelle les officiers sous contrat (OSC). Il s’agit d’un contrat à durée déterminée de quatre ans et renouvelable plusieurs fois en fonction du besoin des armées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Y a-t-il des différences entre les militaires sous contrat et les militaires de carrière qui ont passé un concours&nbsp;?</strong></h2>



<p>Concrètement, que l’on soit sous contrat ou que l’on ait passé un concours, on peut exercer les mêmes fonctions.</p>



<p>Toutefois, il existe bien quelques différences entre ces deux statuts.</p>



<p>Les militaires sous contrats sont recrutés pour un poste précis propre aux études qu’ils ont effectuées. En ce qui me concerne, ce fut &nbsp;pour mes compétences en droit international et en droit spatial.</p>



<p>Pour les militaires qui ont intégré l’armée sur concours, la situation est différente. Ils ne sont pas recrutés pour un poste en particulier , et peuvent être affectés sur différentes fonctions de leur champ de compétence. Par exemple pour les commissaires des armées, corps auquel je suis rattachée, il existe plusieurs dominantes telles que le droit, les ressources humaines, la finance, l’audit, la logistique, les achats&#8230;</p>



<p>Par ailleurs, les militaires sous contrat ne font pas nécessairement toute leur carrière dans l’armée. A l’issue de leur premier contrat, ils peuvent choisir de poursuivre leur carrière militaire en renouvelant leur contrat ou d’aller travailler dans le civil/privé. Ils peuvent également se faire «&nbsp;activer&nbsp;» c’est-à-dire basculer de carrière.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’aimez-vous dans votre métier ?</strong></h2>



<p>J’aime exercer dans un domaine qui a des implications aussi bien nationales qu’à l’international. L’intérêt du droit international est de dépasser les différences propres à chaque Etat pour établir des règles communes qui s’appliquent à plusieurs pays. C’est notamment le cas du droit international humanitaire, ou droit des conflits armés, qui s’applique uniformément à tous les Etats signataires de convention de Genève et c’est ce qui rend cette matière passionnante.</p>



<p>J’apprécie aussi énormément&nbsp; de travailler sur le droit spatial, qui est également un droit international. J’ai conscience d’avoir beaucoup de chance de travailler dans ce domaine, car il existe peu d’opportunités qui permettent d’exercer comme juriste en droit de l’espace.</p>



<p>Au-delà de l’intérêt que j’ai pour ces matières , j’apprécie travailler sur des sujets qui sont susceptibles d’avoir un impact dans nos sociétés. Or, tout ce qui touche au droit international et à l’espace concerne l’ensemble de l’humanité puisque l’espace est reconnu comme un bien commun et un milieu aujourd’hui indispensable à nos sociétés. En effet, nos téléphones, ordinateurs, ou automobiles fonctionnement grâce à des satellites.</p>



<p>Il s’agit également d’un domaine stratégique. Sur le plan militaire, les capacités spatiales sont un soutien quotidien à nos opérations terrestres, aériennes et maritimes via par exemple les télécommunications, l’observation de la Terre ou le GPS.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous vous nous expliquer vos missions et votre travail au quotidien ?</strong></h2>



<p>En tant que juriste au commandement de l’espace, mon travail au quotidien s’axe sur l’application du droit international et du droit de l’espace aux activités militaires mais aussi plus largement de toutes les questions juridiques plus classiques – nationales ou internationales -, de coopérations internationales, etc. &nbsp;</p>



<p>Nous pouvons ainsi passer d’un sujet de droit national relatif à la loi sur les opérations spatiales française à un sujet de droit opérationnel propre aux capacités spatiales militaires mais également travailler sur des dossiers types participation à la rédaction de résolutions des Nations-Unies avec d’autres Etats pour encadrer des comportements que nous jugerions irresponsables, conseiller juridiquement le commandement du commandement de l’espace, participer à des exercices nationaux ou en coalition à l’international.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la place du droit dans l’armée et dans vos fonctions ?</strong></h2>



<p>Les activités militaires sont très règlementées, au même titre que n’importe quelle autre activité.  Cependant, certains aspects juridiques sont nécessairement spécifiques à ces activités. Certaines actions militaires peuvent avoir des conséquences juridiques. Il est donc important que les militaires se conforment également au droit, comme tous citoyens, malgré certaines spécificités.  Autrement dit, pour les questions opérationnelles, le droit est une condition sine qua non avant toute action militaire et chaque action, armée ou non, s’inscrit dans un processus spécifique conformément au droit international. Chaque action doit ainsi être légitime et justifiée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce métier correspond-il à des valeurs qui vous sont chères ?</strong></h2>



<p>Tout à fait, j’ai été sensibilisée et j’ai côtoyée des valeurs que portent l’armée compte tenu de mes parents. L’entraide, le sens de l’honneur, la droiture, l’engagement et l’adaptabilité sont autant de valeur qu’un militaire doit partager.</p>



<p>L’armée constitue bien souvent une sorte de famille d’adoption ou seconde famille. Beaucoup diront qu’il règne au sein des armées un esprit de camaraderie, propre à l’institution et que nous ne retrouvons pas dans le privé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous que l’armée est accessible à tous&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, l’armée peut offrir une place à chacun en fonction de ses goûts et de ses compétences. Il y a une grande diversité de métiers dans l’armée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peut-on évoluer et valoriser ses compétences&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, le mérite est une valeur reconnue dans l’armée. Il est donc possible pour celles et ceux qui souhaitent que leurs compétences soient reconnues et valorisées d’intégrer l’armée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Y a t-il une différence entre les femmes et les hommes dans l’armée&nbsp;?</strong></h2>



<p>Non, concrètement l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur forte de l’armée. Ainsi, une femme peut exercer les mêmes fonctions et avoir la même évolution de carrière qu’un homme. A grade équivalent, salaire équivalent, femme comme homme. En tant que femme, j’ai également reçu la même formation militaire et les mêmes attributions qu’un homme du même corps d’armée et de la même spécialité.</p>



<p>Il ne faut donc pas avoir peur de devenir militaire sous prétexte que nous sommes des femmes. Le corps du commissariat des armées est par ailleurs parmi les plus féminisé de l’armée (environ 35% de femmes).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Auriez-vous des conseils pour celles et ceux qui voudraient suivre votre exemple ?</strong></h2>



<p>Je pense qu’il est important de se faire confiance et de prendre son temps. On ne peut pas forcément savoir ce que l’on veut faire lorsqu’on est jeune. Il faut être curieux, suivre parfois son intuition, et surtout se trouver des passions – pas nécessairement professionnelles. Si l’on se trompe sur son orientation ou si l’on doit changer de projet ce n’est pas grave, il ne faut pas voir cela comme une fin en soi. L’important est de s’épanouir dans un travail qui correspond à nos valeurs. Pour cela, l’armée offre une diversité de possibilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment peut-on vous contacter, ou contacter l’armée pour avoir plus d’informations sur les carrières accessibles aux jeunes ?</strong></h2>



<p>Vous pouvez vous rendre sur le site recrutement du corps des commissaires des armées (<a href="https://www.defense.gouv.fr/commissariat/recrutement">https://www.defense.gouv.fr/commissariat/recrutement</a>) pour avoir des informations sur celui-ci. Il existe également de nombreux centre de recrutements (CIRFA) en France susceptibles de renseigner les personnes intéressées par l’Armée.</p>



<p></p>



<p>Auteur, Pierre Cornou</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-le-commissaire-justine-affectee-au-commandement-de-lespace/">Rencontre avec le commissaire Justine, affectée au commandement de l’espace.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Maître Anne-Sophie LEROI, avocate associée au sein du cabinet Benoliel Avocats.</title>
		<link>https://aijedroit.com/maitre-anne-sophie-leroi-avocate-associee-au-sein-du-cabinet-benoliel-avocats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 10:55:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1798</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quel est votre parcours ? Après l’obtention d’un baccalauréat scientifique, je me suis orientée vers des études de médecine et ai passé à deux reprises le concours de PCM1, sans succès. J’ai alors choisi de me réorienter vers des études de droit parce que je considérais qu’elles m’ouvriraient plus de perspectives. J’avais pour objectif de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/maitre-anne-sophie-leroi-avocate-associee-au-sein-du-cabinet-benoliel-avocats/">Maître Anne-Sophie LEROI, avocate associée au sein du cabinet Benoliel Avocats.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est votre parcours ?</strong></h2>



<p>Après l’obtention d’un baccalauréat scientifique, je me suis orientée vers des études de médecine et ai passé à deux reprises le concours de PCM1, sans succès.</p>



<p>J’ai alors choisi de me réorienter vers des études de droit parce que je considérais qu’elles m’ouvriraient plus de perspectives. J’avais pour objectif de me diriger vers une école de commerce après l’obtention de ma licence ou de mon Master 1 en vue d’un double diplôme. Finalement, j’ai pris goût au droit et j’ai choisi de continuer uniquement dans cette voie.</p>



<p>J’ai effectué mes études de droit à l’Université Paris Nanterre (Paris X) et j’ai dans ce cadre réalisé un Erasmus en troisième année de licence en Norvège afin d’améliorer mon vocabulaire et ma rédaction en anglais. C’est à mon retour en France que j’ai effectué mon tout premier stage de 2 mois dans un cabinet de Conseils en propriété industrielle qui m’a fait découvrir une matière du droit qui m’était alors inconnue et que j’ai tout de suite adoré.</p>



<p>J’ai ensuite effectué un Master 1 en droit des affaires, toujours au sein de l’Université Paris Nanterre. A l&rsquo;issue de cette année-là, j’ai tenté pour la première fois l’examen du CRFPA, sans succès. Pour mon Master 2, je voulais à tout prix intégrer une formation dédiée à la propriété intellectuelle et j’ai choisi le Master 2 en droit des innovations techniques proposé par l’Université Paris-Sud (Paris XI). J’ai effectué mon stage de fin d’études au sein d’un cabinet d’avocats anglo-saxon dont le champ d’activité couvrait aussi bien la propriété intellectuelle que le droit des affaires.</p>



<p>A la suite de mon Master 2, j’ai retenté ma chance au CRFPA, cette fois-ci avec succès et ai intégré l’HEDAC en janvier 2011. J’ai commencé mon parcours d’élève avocat par une alternance de 6 mois au sein d’un cabinet d’avocats. Cette expérience fut très formatrice sur la pratique des contentieux en matière de propriété intellectuelle et de droit commercial.</p>



<p>Mon PPI a été divisé en deux temps : j’ai effectué un stage de 3 mois au sein d’un cabinet d’avocats à Los Angeles puis un stage de 3 mois au sein du service juridique de Lagardère Active, dédié au droit de la presse.</p>



<p>J’ai réalisé mon stage final au sein du cabinet d’avocats Aramis, dans le département IP/IT. Ce stage fut par la suite prolongé par un CDD de juriste de quatre mois.</p>



<p>Après l’obtention de mon CAPA et de ce CDD, je suis partie à la recherche d’un contrat de collaboration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Q<strong>uelles ont été les difficultés rencontrées à la sortie de l’école d’avocats ?</strong></h2>



<p>Lors de l’obtention de mon CAPA j’étais en CDD au sein du Cabinet Aramis qui n’envisageait pas de recruter. J’ai parallèlement commencé à envoyer des candidatures spontanées et ai répondu à des annonces via <em>Village de la Justice</em>. J’avais ciblé uniquement les cabinets d’avocats qui faisaient de la propriété intellectuelle soit partiellement, soit exclusivement. Mes recherches pour trouver une collaboration ont duré quatre mois. Je me souviens avoir trouvé le temps long au début et je n’avais aucune idée de l’état du marché dans la matière que je convoitais.</p>



<p>J’ai néanmoins été assez active dans mes recherches en envoyant régulièrement des candidatures spontanées et ai assisté à des salons professionnels. J’ai constaté que les candidatures spontanées ont rencontré davantage de succès que les simples réponses à des annonces.</p>



<p>J’ai finalement commencé ma première et seule collaboration au sein du cabinet Antoine et Benoliel – qui est ensuite devenu Benoliel Avocats – 5 mois après ma sortie de l’HEDAC. A l’époque, l’associée était à la recherche d’un(e) collaborateur(rice) en vue de son installation.</p>



<p>J’ai prêté serment le 5 juin 2013 et exerce toujours dans ce même cabinet.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est votre spécialité et pourquoi ce choix ?</strong></h2>



<p>J’exerce mon activité exclusivement en droit de la propriété intellectuelle. Je viens d’ailleurs de présenter mon dossier pour la mention de spécialisation au CNB. Tant que le certificat ne m’a pas été délivré, je ne peux toutefois pas encore me définir comme « spécialisée » dans cette matière.</p>



<p>J’ai eu la chance de faire un premier stage dans ce domaine qui m’a beaucoup plu, de sorte que je n’ai jamais cherché à trouver un autre domaine du droit.</p>



<p>J’ai effectué la très grande majorité de mes stages en propriété intellectuelle et en droit commercial. Ce qui m’a attirée c’est en particulier sa dimension internationale et sa grande technicité.</p>



<p>Le cabinet dans lequel j’exerce aujourd’hui est entièrement dédié à la propriété intellectuelle.</p>



<p>Cette matière me permet de défendre les intérêts de l’innovation, de la création et de tous les domaines artistiques, tout en accompagnant des acteurs dans le développement de leur activité et de leur image de marque<strong>.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce que vous feriez/ne referiez pas dans votre parcours ?</strong></h2>



<p>Je n’ai aucun regret particulier sur mon parcours.</p>



<p>Avec le recul, je me dis qu’il aurait été bien que je cherche à développer davantage mon réseau et mes dossiers personnels en participant aux évènements, formations, rencontres, etc. organisés par les associations et syndicats d’avocats tels que l’UJA et l’ACE par exemple, lesquels sont force de propositions pour les jeunes avocats.</p>



<p>Le barreau de Paris est particulièrement actif et ce type d’action favorise les rencontres avec des confrères d’autres spécialités ce qui permet la construction d’un réseau plus large.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous partager un moment marquant de votre carrière ?</strong></h2>



<p>Mon premier dossier personnel.</p>



<p>J’avais été mise en relation avec une personne qui venait de recevoir une lettre de mise en demeure d’une marque de luxe qui lui reprochait des actes de contrefaçon. Sa problématique rentrait complètement dans mon champ d’activité, je me suis donc occupée de son dossier.</p>



<p>La difficulté est que les actes reprochés étaient avérés, il fallait donc trouver la meilleure stratégie pour défendre la cliente et limiter les conséquences financières.</p>



<p>Malgré tous mes efforts, la tentative des négociations a échoué et la partie adverse a décidé de porter l’affaire devant les Tribunaux.</p>



<p>Après 18 mois de procédure, ma cliente a été reconnue responsable d’actes de contrefaçon et condamnée à verser des dommages et intérêts à la partie adverse mais grâce à mes arguments la responsabilité a été partagée avec le client qui avait commandé les produits et choisi le motif litigieux. Le préjudice commercial a lui aussi été considérablement réduit par rapport aux demandes qui étaient formulées.</p>



<p>Ma cliente, qui avait compris que la reconnaissance de responsabilité était inévitable, a été ravie du résultat et très reconnaissante du travail réalisé. Au final, comme la cliente était satisfaite, j’ai eu la même sensation que si j’avais gagné le dossier et toute seule !</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?</strong></h2>



<p>J’apprécie grandement la diversité des dossiers et des domaines d’activités des clients. Chaque dossier m’amène à me plonger dans des secteurs d’activités extrêmement divers, ce qui participe à enrichir mes connaissances.</p>



<p>Le droit de la propriété intellectuelle étant construit en grande partie sur la base de textes européens, il existe de très nombreuses associations de praticiens françaises, européennes et internationales dans ce domaine ce qui m’a aussi permis de rencontrer des confrères de nombreux pays afin d’échanger sur leurs pratiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont vos projets et objectifs ?</strong></h2>



<p>M’étant tout juste associée après presque 11 ans de collaboration, je souhaite développer une clientèle plus large afin de faire croître progressivement le cabinet. Selon la vitesse de croissance de l’activité, nous serons peut-être en mesure d’envisager de recruter un nouveau collaborateur dans les prochains mois.</p>



<p>Je souhaite également continuer à relever de nouveaux défis, notamment face aux enjeux juridiques liés au développement de l’intelligence artificielle et des innovations numériques. Nous devons constamment nous informer et nous former afin de rester en mesure de répondre aux problématiques innovantes rencontrées par les clients.</p>



<p>A titre personnel, j’aimerais également me former à la médiation. Dans le cadre de notre activité contentieuse, nous sommes constamment incités à y avoir recours et cela me permettrait de développer une compétence à part entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des conseils concernant l’orientation post bac ?</strong></h2>



<p>Aucun choix n’est définitif.</p>



<p>Si on change d’avis ou d’envie, une réorientation est toujours possible quelle que soit la matière étudiée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un mot pour les futurs avocats ?</strong></h2>



<p>Je pense que le métier d’avocat est en perpétuelle évolution et qu’il existe une multitude de manières d’exercer la profession d’avocat aujourd’hui.</p>



<p>Il ne faut pas hésiter à être curieux(se) et à chercher la forme d’exercice qui vous convienne. C’est un métier très stimulant et enrichissant, fait de nombreuses rencontres à travers les confrères et les clients. Même si vous êtes déçu par l’une de vos expériences professionnelles, cela vaut le coup de changer de structure et de persister dans la recherche d’une pratique plus conforme à vos attentes.</p>



<p>Auteur: <strong>Clinique Juridique de l&rsquo;HEDAC</strong> &#8211; La Gazette du mois d&rsquo;avril</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/maitre-anne-sophie-leroi-avocate-associee-au-sein-du-cabinet-benoliel-avocats/">Maître Anne-Sophie LEROI, avocate associée au sein du cabinet Benoliel Avocats.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Maître Karine RIVOALLAN, avocate spécialiste en droit du travail, membre du bureau de la Conférence des Bâtonniers et ancienne bâtonnière du Barreau de Saint-Brieuc; médiatrice agréée auprès de la Cour d&#8217;Appel de Rennes et Présidente du centre Armor Médiation.</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-karine-rivoallan-avocate-specialiste-en-droit-du-travail-membre-du-bureau-de-la-conference-des-batonniers-et-ancienne-batonniere-du-barreau-de-saint-brieuc-mediatrice-agreee-a/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 14:26:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1792</guid>

					<description><![CDATA[<p>Maître Karine RIVOALLAN exerce la profession d&#8217;avocat depuis janvier 2003 au Barreau de Saint-Brieuc. Après avoir été collaboratrice libérale au sein d&#8217;un cabinet judiciaire, elle a fondé son cabinet spécialisé en droit du travail en 2015 et a obtenu alors la mention de spécialisation en Droit du Travail délivrée par le CNB. Elle intervient sur [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-karine-rivoallan-avocate-specialiste-en-droit-du-travail-membre-du-bureau-de-la-conference-des-batonniers-et-ancienne-batonniere-du-barreau-de-saint-brieuc-mediatrice-agreee-a/">Rencontre avec Maître Karine RIVOALLAN, avocate spécialiste en droit du travail, membre du bureau de la Conférence des Bâtonniers et ancienne bâtonnière du Barreau de Saint-Brieuc; médiatrice agréée auprès de la Cour d&rsquo;Appel de Rennes et Présidente du centre Armor Médiation.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Karine RIVOALLAN exerce la profession d&rsquo;avocat depuis janvier 2003 au Barreau de Saint-Brieuc. Après avoir été collaboratrice libérale au sein d&rsquo;un cabinet judiciaire, elle a fondé son cabinet spécialisé en droit du travail en 2015 et a obtenu alors la mention de spécialisation en Droit du Travail délivrée par le CNB. Elle intervient sur l’ensemble des problématiques sociales des entreprises, tant en conseil qu’en contentieux et assure également depuis 11 ans, une formation auprès des étudiants en droit du travail.</p>



<p>Depuis 2013, Maître Karine RIVOALLAN est également médiatrice agréée, inscrite sur la liste des médiateurs auprès de la Cour d&rsquo;Appel de Rennes depuis 2018 et Présidente du centre Armor Médiation depuis janvier 2022. Elle intervient tant en phase amiable que judiciaire dans le règlement amiable des litiges.</p>



<p>Très investie au sein de la profession d’Avocat, Maître Karine RIVOALLAN est membre du conseil de l’ordre des avocats de Saint-Brieuc, et a été élue Bâtonnière de l’Ordre des avocats de Saint-Brieuc pour les années 2022-2023.</p>



<p>A la fin de son mandat, elle reste engagée pour son barreau et pour les Bâtonniers de Province notamment, puisqu&rsquo;elle a été élue au Bureau de la Conférence des Bâtonniers pour les années 2024 à 2026.</p>



<p>Elle est au sein de cette institution nationale : membre de la Commission Droits de l&rsquo;Homme et a spécialement à coeur de défendre les droits des otages, ainsi que membre de la Commission Civile et référente du groupe de travail sur les MARD (Modes Amiables de Règlement des Différends).</p>



<p><a></a>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur les avocats, le rôle de bâtonnier, et celui des médiateurs, Maître Karine RIVOALLAN présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous dire quel métier vous souhaitiez exercer quand vous étiez enfant ?</strong></h2>



<p>Enfant, je n&rsquo;avais pas véritablement d&rsquo;idée sur le métier que je voulais exercer plus tard. J&rsquo;étais à la fois studieuse et rêveuse. Je lisais beaucoup, notamment des romans policiers d’Agatha Christie, de Maurice Leblanc…et j’étais passionnée par la conception des intrigues et la résolution d&rsquo;énigmes.</p>



<p>Lorsque j&rsquo;y étais confrontée, j&rsquo;avais une véritable aversion pour la violence, l&rsquo;indifférence et l&rsquo;injustice.</p>



<p>Je pense que c&rsquo;est de là que vient mon besoin d&rsquo;être utile aux autres, de les défendre, de leur permettre d’obtenir justice ou de les amener à trouver leur propre solution à leur litige.&nbsp;</p>



<p>Mais je n’envisageais pas encore de devenir avocate ou médiatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer quelles études vous avez suivies ?</strong></h2>



<p>J&rsquo;étais plutôt littéraire, mais à l&rsquo;époque, le bac scientifique était très prisé. J’ai donc obtenu, un bac D qui n&rsquo;existe plus aujourd&rsquo;hui…et je me suis enfin lancée dans des études de Droit.</p>



<p>Mon engouement pour la résolution d&rsquo;énigmes, l&rsquo;universalité du Droit, l&rsquo;engagement social qu&rsquo;il permet, m’ont donné envie de suivre des études de droit.</p>



<p>A cette époque, j&rsquo;étais attirée par la criminologie, et naturellement j&rsquo;ai eu beaucoup de plaisir à étudier le droit pénal et la procédure pénale.</p>



<p>Pour autant, la profession d&rsquo;avocat m&rsquo;apparaissait réservée à une certaine élite à laquelle je n&rsquo;appartenais pas.</p>



<p>C&rsquo;est en licence de Droit, que je me suis enfin autorisée à penser que je pourrais devenir avocate et que je ne devais pas me mettre de barrières avant qu&rsquo;elles se présentent à moi.</p>



<p>Après l&rsquo;obtention d&rsquo;une Maîtrise (« Master ») Carrières Judiciaires et alors que je préparais l&rsquo;examen d&rsquo;entrée à l&rsquo;Ecole des Avocats, j&rsquo;ai eu la chance de réaliser plusieurs stages au sein de Cabinets d&rsquo;Avocats et notamment auprès d&rsquo;un grand avocat pénaliste du Barreau de Rennes, Me Philippe BILLAUD.</p>



<p>J’ai adoré la technicité de la matière pénale, l&rsquo;importance humaine de ses enjeux, la maîtrise de la procédure de l’avocat pénaliste, à l’affût de chaque erreur ou incohérence du dossier, voire de chaque incident d&rsquo;audience susceptible de lui permettre un recours judiciaire. J&rsquo;ai également été impressionnée par les talents d&rsquo;orateur de ce grand ténor du Barreau de Rennes.</p>



<p>Pour autant, ce dernier stage m&rsquo;a fait découvrir le côté sombre et bien réel des affaires pénales, auquel à l&rsquo;époque, je n&rsquo;étais vraisemblablement pas prête.</p>



<p>L’univers du droit pénal est fait des maux de notre société. La violence, les viols, les meurtres… et j&rsquo;avais besoin de m&rsquo;éloigner de toute cette violence.</p>



<p>Une fois mon CAPA (certificat d&rsquo;aptitude à la profession d&rsquo;avocat) en poche, j&rsquo;ai recherché une collaboration à Saint-Brieuc et j&rsquo;ai été recrutée par Me Jean-Marc LEFRAIS, un ancien bâtonnier, spécialiste en droit du travail.</p>



<p>C&rsquo;est ainsi que j&rsquo;ai commencé à travailler sur cette matière que je connaissais peu alors, et que j&rsquo;ai appris par la pratique professionnelle.</p>



<p>Plus tard, j&rsquo;ai souhaité valoriser ma pratique professionnelle en passant l&rsquo;examen de spécialisation en droit du travail auprès d&rsquo;un jury composé d&rsquo;avocats spécialistes, d&rsquo;un magistrat et d&rsquo;un universitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous avez voulu devenir avocate ?</strong></h2>



<p>Un seul mot me vient: Défendre.</p>



<p>Dans tout procès, chacun a le droit d&rsquo;être défendu. C&rsquo;est essentiel pour éviter les erreurs judiciaires et rendre une Justice équitable.</p>



<p>Au delà de la technicité juridique, il s&rsquo;agit de porter l&rsquo;humanité que l&rsquo;exercice de cette profession implique et telle qu&rsquo;elle est d&rsquo;ailleurs définie dans notre serment :  » je jure d&rsquo;exercer avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité « .</p>



<p>Le choix de l&rsquo;avocature est un véritable engagement: celui de respecter tout au long de sa vie professionnelle, le serment prêté lors de son entrée dans la profession.</p>



<p>J’apprécie également d’être indépendante et d&rsquo;avoir une certaine liberté d&rsquo;entreprendre, d’être appréciée sur la pertinence des conseils que je peux donner et sur la qualité de mes travaux. Il y a un côté très gratifiant lorsqu’un client vous choisit pour vos compétences et que vous êtes reconnue dans votre sphère d’activité.</p>



<p>Aujourd’hui, je n’imagine pas exercer un autre métier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous décrire votre parcours et vos domaines d’exercice ?</strong></h2>



<p>J’exerce la profession d’avocat depuis plus de 21 ans. J’ai commencé à exercer en tant qu’avocate collaboratrice libérale en 2003, c&rsquo;est à dire avec la possibilité&nbsp; de&nbsp; créer et développer ma propre clientèle.</p>



<p>Dix ans plus tard, je me suis installée afin de créer mon propre cabinet portant sur mon domaine de compétences : le droit du travail.</p>



<p>Souhaitant être formée aux stratégies de résolution des conflits, je me suis intéressée à la médiation et j’ai obtenu à cette même époque un certificat de spécialisation « Transaction, négociation, médiation » délivré par le Conseil National des Arts et Métiers de NANTES.</p>



<p>En 2015 je me suis spécialisée en Droit du Travail et j’ai obtenu cette mention de spécialisation auprès du Conseil National des Barreaux et je me suis associée au sein d&rsquo;un cabinet juridique à cette même époque.</p>



<p>En 2018, j&rsquo;ai repris ma liberté et mon indépendance pour créer ma société, un cabinet dédié au droit du travail, clairement identifiable, tant en judiciaire qu&rsquo;en juridique et capable de proposer des solutions amiables de règlement des différends.</p>



<p>Cette même année, la Cour d&rsquo;Appel de Rennes mettait en place une liste de médiateurs agrées sur justifications de formations et pratiques professionnelles. Depuis 2018, je suis donc inscrite sur la liste des médiateurs auprès de la Cour d’Appel de RENNES.</p>



<p>Mon activité était initialement orientée sur le judiciaire, et j’ai progressivement développé le Conseil Juridique afin de répondre aux attentes des entreprises et d&rsquo;avoir une compétence qui au-delà d’être transversale, me permet de mieux anticiper les risques de conflit en entreprise.</p>



<p>Mon cabinet est spécialement consacré au droit du travail, et développe une proposition de produits calibrés sur l’évolution législative ou requérant une certaine technicité répondant à un besoin spécifique des entreprises (audit social, accompagnement juridique terrain en RH, négociations avec objectivisation du risque social…), et pouvant recourir à la médiation et à d’autres modes de résolution des conflits sociaux.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous expliquer ce qui vous a donné envie vous engager auprès de l’ordre des avocats et de devenir bâtonnière&nbsp;?</strong></p>



<p>Dès mes débuts, j’ai intégré l’association des Jeunes Avocats de Saint-Brieuc, dont j’ai été présidente pendant 2 ans.</p>



<p>Puis, dès l&rsquo;ancienneté des 4 années requise,&nbsp; j&rsquo;ai été élue membre du Conseil de l’Ordre de Saint-Brieuc pendant 3 ans, mandat renouvelé à trois reprises, avant de d&rsquo;être élue bâtonnière de mon Barreau pour les années 2022 et 2023.</p>



<p>Il s’agit donc d’un engagement continu pour la profession et notamment pour l&rsquo;ordinalité.</p>



<p>J’ai à cœur d’accompagner et de travailler collectivement pour le bien de notre profession.</p>



<p>Le rôle de bâtonnier m’a permis d’être aux côtés des avocats de mon barreau, de travailler avec les juridictions, de développer des partenariats permettant à l&rsquo;avocat d&rsquo;être au coeur de la Cité.</p>



<p>Depuis, j&rsquo;ai été élue pour les années 2024 à 2026, membre du Bureau de la Conférence des Bâtonniers. Je continue donc cet engagement en accompagnant à mon tour les Bâtonniers, au sein de cette belle instance nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous décrire le barreau de Saint-Brieuc&nbsp;?</strong></h2>



<p>Le barreau de Saint-Brieuc est composé de 146 avocats. L’ensemble des domaines du droit y sont représentés.</p>



<p>Il s’agit d’un barreau à taille humaine et les avocats se connaissent bien. C&rsquo;est un barreau convivial, dynamique, accueillant et solidaire.</p>



<p>Il y règne une certaine bienveillance, tant en ce qui concerne les avocats que leurs relations avec&nbsp; les juridictions et leurs greffes.</p>



<p>C&rsquo;est important car le système judiciaire ne peut fonctionner sans des relations de confiance et d’estime entre avocats, magistrats et greffiers pour œuvrer ensemble à une justice digne et de qualité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle expérience gardez-vous de votre mandat de bâtonnier&nbsp;?</strong></h2>



<p>Je garde un excellent souvenir de mon mandat. Ces deux années de bâtonnat ont été riches de rencontres, de partenariats et d’actions.</p>



<p>J’avoue qu’en prenant le bâton, il y a deux ans, je ne m’attendais pas à tout cela.</p>



<p>Pendant ces deux années, j’ai eu à cœur de faire en sorte que la parole du bâtonnier soit accessible à tous, suive une ligne directrice, celle de la défense de notre profession, porte nos valeurs et notre serment, et enfin, donne sa voix à des causes qui nous paraissent justes de défendre.</p>



<p>L’excellence de la qualité des relations avec les chefs de juridiction, nous ont permis d’avancer utilement et de mettre en place des actions porteuses de sens et toujours plus favorables au Justiciable et à l’Accès au Droit.</p>



<p>J’ai également apprécié de pouvoir accompagner les avocats lorsqu’ils rencontraient des difficultés.</p>



<p>Ce bâtonnat 2022-2023 a également été celui du développement de l&rsquo;amiable avec la mise en place d’une permanence de médiateurs d&rsquo;Armor Médiation, auprès&nbsp; des juridictions afin d&rsquo;assurer l’information à la médiation auprès des justiciables dans le cadre de dossiers contentieux choisis en matière civile et commerciale.</p>



<p>Le bâtonnier est une personne de confiance, à qui les avocats confient leurs problèmes. La dimension humaine de cette fonction est donc primordiale à mon sens.</p>



<p>Le Bâtonnier doit aussi utiliser sa voix pour la mettre au service de la Profession et des Causes qui lui paraissent justes de défendre.</p>



<p>J’ai eu la chance de pouvoir faire appel à la solidarité des avocats et nous avons agi pour des causes liées aux droits fondamentaux et à la liberté.</p>



<p>Nous avons ainsi aidé à médiatiser à plusieurs reprises le sort d’une otage française, Cécile Kohler détenue arbitrairement en Iran depuis le 7 mai 2022. C&rsquo;est un combat qui me tient particulièrement à coeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous une activité de formation ou d’enseignement&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, depuis 2013, je suis chargée d&rsquo;enseignement en droit du travail à l’IUT de Saint-Malo. J&rsquo;ai également enseigné à l’Université de Rennes à cette époque.</p>



<p>C&rsquo;est à mon sens, important de transmettre ses connaissances et partager son expérience, et le droit du travail est toujours source d’intérêt pour les étudiants qui se projettent sur leur avenir professionnel et le monde du travail.</p>



<p>L’enseignement rend également le droit accessible à tous. Les étudiants sont souvent intéressés par des exemples concrets, des cas pratiques et des exercices de plaidoiries.</p>



<p>Le droit est vivant et concret, son apprentissage doit donc être vivant et concret lui aussi.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En tant qu’avocate et enseignante, que pensez-vous des initiatives qui visent à rendre le droit accessible aux jeunes comme aijedroit.com&nbsp;?</strong></h2>



<p>Je suis convaincue de l’importance d’apprendre le droit dès le plus jeune âge. Je suis donc très favorable à ce que des associations interviennent en école.</p>



<p>Le travail d’aijedroit.com est intéressant en raison du caractère ludique des actions menées auprès des jeunes dès l’âge de 7 ans.</p>



<p>Par ailleurs, le fait de les rendre acteurs de projets pour rendre le droit accessible aux autres jeunes est innovant, puisqu’ils sont placés dans un rôle de juriste. Lorsqu’ils créent des BD, des dessins animés, ou des jeux pour rendre le droit accessible aux jeunes, ils réalisent une performance que de nombreux adultes ne maîtrisent pas forcément&nbsp;: l’accessibilité.</p>



<p>Cela rejoint ma conviction qu’il faut s’adapter aux jeunes et leur rendre le droit ludique et accessible.</p>



<p>Avec aijedroit.com, ils jouent et peuvent se prendre pour de petits avocats.</p>



<p>Une telle approche est excellente pour amener les jeunes à développer leurs connaissances juridiques et leur donner envie de comprendre le droit et leurs droits.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels conseils donneriez-vous aux enfants qui s’interrogent sur leurs études et l’accès au métier d’avocat ?</strong></h2>



<p>Il faut oser et ne pas se limiter : Se faire confiance, être curieux et ne pas hésiter à faire des stages ou à contacter des professionnels.</p>



<p>Il faut également accepter de se remettre en question et de s’interroger sur ses choix pour s&rsquo;assurer qu&rsquo;ils correspondent à ce que l »on souhaite véritablement.</p>



<p>Le Droit mène à tout et il me semble important de confronter ses rêves à la réalité, afin de bien choisir, de prendre les bonnes décisions sur son avenir .</p>



<p>Le métier d’avocat est très varié, très vivant.</p>



<p>Si vous souhaitez exercer cette belle profession, réalisez des stages, travaillez, et faites vous confiance !</p>



<p>Et ne vous mettez pas de barrières avant qu&rsquo;elles ne se présentent à vous.</p>



<p>Et lorsqu&rsquo;elles se présenteront à vous, soyez certains que vous aurez en vous les ressources pour les dépasser.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous joindre ?</strong></h2>



<p>Je reçois sur rendez-vous du lundi au vendredi.</p>



<p>Mon cabinet est situé Centre d’affaires athéna, Zone de l&rsquo;arrivée &#8211; 3ème étage</p>



<p>2, rue François Jacob&nbsp; BP 60126 &#8211; 22191 Plérin Cedex</p>



<p>Tél : 02.57.67.15.31</p>



<p>E-Mail : info@rivoallan-avocat-rh.fr</p>



<p><strong>Pour aller plus loin</strong></p>



<p>Site du cabinet :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-rivoallan-soci-t-d-039-avocat wp-block-embed-rivoallan-soci-t-d-039-avocat"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="audlHPgoVk"><a href="https://www.rivoallan-avocat-rh.fr/me-rivoallan/">ME Rivoallan</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ME Rivoallan » &#8212; Rivoallan Société d&#039;Avocat" src="https://www.rivoallan-avocat-rh.fr/me-rivoallan/embed/#?secret=audlHPgoVk" data-secret="audlHPgoVk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption">Auteur: Pierre Cornou</figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-karine-rivoallan-avocate-specialiste-en-droit-du-travail-membre-du-bureau-de-la-conference-des-batonniers-et-ancienne-batonniere-du-barreau-de-saint-brieuc-mediatrice-agreee-a/">Rencontre avec Maître Karine RIVOALLAN, avocate spécialiste en droit du travail, membre du bureau de la Conférence des Bâtonniers et ancienne bâtonnière du Barreau de Saint-Brieuc; médiatrice agréée auprès de la Cour d&rsquo;Appel de Rennes et Présidente du centre Armor Médiation.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Maître Paul BRENDER, avocat, membre du Conseil de l&#8217;Ordre des avocats et président de l&#8217;Incubateur du barreau de Rennes</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-paul-brender-avocat-membre-du-conseil-de-lordre-des-avocats-et-president-de-lincubateur-du-barreau-de-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 10:22:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1786</guid>

					<description><![CDATA[<p>Maître Paul BRENDER a prêté serment en 2013. Il est associé au sein du cabinet Adaltys Avocats depuis 2023 et cogère le bureau de Rennes. Le cabinet Adaltys Avocats regroupe plus de 120 personnes et dispose d’implantations en France avec des bureaux à Rennes, Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux, et en Chine, avec deux bureaux [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-paul-brender-avocat-membre-du-conseil-de-lordre-des-avocats-et-president-de-lincubateur-du-barreau-de-rennes/">Rencontre avec Maître Paul BRENDER, avocat, membre du Conseil de l&rsquo;Ordre des avocats et président de l&rsquo;Incubateur du barreau de Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Paul BRENDER a prêté serment en 2013. Il est associé au sein du cabinet Adaltys Avocats depuis 2023 et cogère le bureau de Rennes. Le cabinet Adaltys Avocats regroupe plus de 120 personnes et dispose d’implantations en France avec des bureaux à Rennes, Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux, et en Chine, avec deux bureaux à Pékin et Shangai. Le bureau de Rennes compte deux avocats associés et quatre avocats collaborateurs. Son activité couvre l’ensemble des besoins en droit privé et public des professionnels et particuliers, avec une orientation vers les nouvelles technologies, l’innovation, les brevets et l’international.</p>



<p>Maître Paul BRENDER est membre du Conseil de l’Ordre du Barreau de Rennes depuis 2023.&nbsp;</p>



<p>Avocat privatiste et ingénieur brevet, Maître Paul Brender dédie le cœur de son activité à l’accompagnement de l’innovation et de la création. Il accompagne les start-ups, PME et ETI sur toutes leurs problématiques de propriété industrielle (brevets, marques, dessins et modèles), de propriété littéraire et artistique (droit d’auteurs et droits voisins) mais également en droit du numérique (data, contrats informatiques), en droit commercial et en droit des médias (audiovisuel notamment), que ce soit en conseil comme en contentieux.</p>



<p>Compte tenu de son appétence pour l’innovation et les nouvelles technologies, il a présidé l’association de l’Incubateur du Barreau de 2018 à 2024. Cet incubateur a vocation à accompagner les avocats dans le développement d’outils numériques innovants.</p>



<p>Maître Paul BRENDER est également chargé d’enseignement à la faculté de Rennes, en « contrat de transfert de technologies » au DJCE et en « contentieux européen de la propriété industrielle » en Master II Droit de l’UE.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur les avocats, le Conseil de l’ordre, le droit international et les nouvelles technologies, Maître Paul BRENDER présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous dire quel métier vous souhaitiez exercer quand vous étiez enfant ?&nbsp;</strong></h2>



<p>Rien à voir avec le droit&nbsp;: ingénieur des eaux et forêts.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer quelles études vous avez suivies ?</strong></h2>



<p>J&rsquo;ai effectué une licence de droit et de biologie. Ensuite j’ai fait deux Master 1 la même année, le Master droit européen et droit international économique de Rennes en parallèle du Master Environnement et droit, puis en Master 2 en droit Européen et droit international et économique. Afin de me former aux nouvelles technologies, j&rsquo;ai fait un deuxième Master 2 en droit des affaires technologies et innovations.&nbsp;</p>



<p>J&rsquo;ai obtenu mon certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) et prêté serment en 2013 avant d’obtenir mon DU d’ingénieur brevet du Centre d’Etudes Internationales de la Propriété Intellectuelle à Strasbourg en 2016.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est votre parcours professionnel&nbsp;?</strong></h2>



<p>J&rsquo;ai tout d&rsquo;abord exercé à Paris dans un cabinet franco-anglais, spécialisé dans la distribution, la propriété industrielle et le numérique, au sein du pôle droit et économie. Quelques années plus tard, j&rsquo;ai créé Seed avocat afin d&rsquo;accompagner les acteurs de la création artistique et de l&rsquo;innovation. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une clientèle de start up, de Petites et Moyennes Entreprises (PME), d&rsquo;artistes, d&rsquo;auteurs&#8230; Mon travail se répartit entre la gestion des contentieux (40 %) et le conseil (60%).</p>



<p>Après 4 ans chez Seed Avocat, j&rsquo;ai rejoint le bureau de Rennes du cabinet Adaltys Avocats, en tant qu’associé. Ce cabinet dispose d’une activité orientée vers l’international avec des implantations en France, et en Chine avec des bureaux à Pékin et Shangai.</p>



<p>En plus de mes compétences juridiques, je suis ingénieur brevet en biologie /chimie. Cette double compétence est très utile, puisque je peux accompagner les inventeurs depuis le dépôt de leur brevet jusqu’à l’action en contrefaçon pour défendre celui-ci. Dans ce domaine, il est nécessaire d&rsquo;avoir une bonne connaissance technique et juridique afin d’appréhender tous les aspects et enjeux de l’affaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels conseils donneriez-vous aux étudiants&nbsp;qui s’interrogent sur le fait d’aller travailler à Paris pour avoir de meilleures opportunités de collaboration ?</strong></h2>



<p>Au cours de mon expérience professionnelle à Paris et à Rennes j&rsquo;ai remarqué que la collaboration libérale n’est pas nécessairement plus intéressante à Paris qu’à Rennes, notamment sur les aspects transmission de savoir et évolution de carrière.&nbsp;</p>



<p>Par conséquent, je dirais aux étudiants que, contrairement à ce qu&rsquo;ils pensent, il n&rsquo;est pas nécessaire de commencer à Paris pour avoir une belle carrière. Il est possible même d’avoir plus de responsabilités et devenir plus rapidement associé d’une structure à Rennes qu’à Paris.</p>



<p>S’agissant des compétences dont doit disposer un avocat, je leur conseillerais de s’intéresser au <em>soft skills</em>, c’est à dire à toutes ces compétences annexes de la profession d’avocat comme la communication ou le développement commercial d’un cabinet ou les nouvelles technologies qui changent nos manières d’exercer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le droit international est-il important dans votre domaine&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, en matière de propriété industrielle, l&rsquo;aspect international est important, par exemple lorsque l’on dépose des brevets à l&rsquo;étranger, ou que l’on rédige des contrats de distribution. Ainsi il faut être qualifié et compétent sur le droit européen et le droit français pour conseiller une société qui décide d&rsquo;exploiter un brevet en France par exemple. Dès lors que l’on accompagne des entreprises qui commercialisent des produits à l’étranger, il est nécessaire de maîtriser les aspects commerciaux du droit international. En revanche, on ne peut pas connaître le droit de chaque pays. Il est donc important de développer un réseau de correspondants juristes sur les territoires concernés. Dans le cadre de mon activité, je dispose de correspondants sur de nombreux territoires, avec lesquels je communique quotidiennement en visioconférence ou mail. Il m&rsquo;arrive de voyager pour les rencontrer mais ce n’est pas une obligation professionnelle, plutôt un plaisir.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels conseils donneriez-vous à des avocats en début de carrière&nbsp;qui s’interrogent sur le développement de leur clientèle ?</strong></h2>



<p>En début de carrière, il ne faut pas hésiter à tenter de se constituer une clientèle personnelle au lieu d’attendre des années pour cela, la clientèle personnelle étant la clé de la sérénité d’un avocat.&nbsp;</p>



<p>En revanche, ce n’est pas simple commercialement de se faire connaitre et intellectuellement de lutter contre le syndrome de l’imposteur.&nbsp;</p>



<p>Je leur conseillerais donc de ne pas hésiter à se former pour pouvoir prendre des commissions d’offices et des gardes à vues, même s’ils ont une formation centrée vers le droit des affaires. Cela leur permettra de découvrir l’aspect libéral du métier, de se faire un complément de revenu en plus de la collaboration et l’expérience leur servira tout au long de leur carrière quelle que soit la matière dans laquelle il exerce.&nbsp;</p>



<p>C’est ce que j’avais fait à mes débuts, et j’exerce aujourd’hui en propriété intellectuelle, droit de l’innovation et droit des affaires donc rien à voir a priori. Cela permet également de découvrir l’enjeu de l’accès au droit et à l’avocat pour le justiciable.&nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, je pense qu&rsquo;il est important de diversifier ses expériences. Cela est plus difficile à Paris où la concurrence pousse très tôt à la spécialisation dans un domaine précis du droit. Pour cela, exercer au sein d’un barreau comme Rennes offre plus d’opportunités pour ceux qui veulent diversifier leur exercice en début de carrière.&nbsp;</p>



<p>En début de carrière, on doit accepter un peu tout type de clientèle, puis, au fur et à mesure de l&rsquo;exercice, on finit par avoir la possibilité financière de choisir la clientèle et les dossiers que l’on souhaite traiter. Mais au début, il faut être honnête, on a besoin d&rsquo;argent pour vivre.</p>



<p>C’est pareil pour les collaborations. Si l’associé ne paye pas correctement son collaborateur ou ne lui offre pas un cadre de travail où s’épanouir, il ne restera pas. L’aspect financier est très important comme dans toute activité libérale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Selon vous est-il plus intéressant de commencer en tant que juriste ou en tant qu&rsquo;avocat&nbsp;?</strong></h2>



<p>Ce sont deux métiers similaires mais avec des différences substantielles. Un juriste travaille en tant que salarié dans une entreprise avec laquelle il a un lien de subordination. L’avocat est indépendant et libéral, il a donc sa propre entreprise.</p>



<p>Dans les faits, ils peuvent effectuer les mêmes taches. Il y a des anciens avocats devenus juristes en entreprise, des juristes en cabinets d’avocats, la frontière n’est pas si marquée que ce que l’on dit.&nbsp;</p>



<p>La grande différence demeure dans l’indépendance et la déontologie de l’avocat, ce qui n’est pas une obligation pour le juriste. Même si les récents projets de loi sur le legal privilege tendent à remettre cela en question pour le juriste.</p>



<p>En tout cas, rien n’oblige à exercer le métier d’avocat ou celui de juriste, cela reste un choix personnel. En revanche, il y a peut-être un avantage avec le diplôme d’avocat. En effet certaines entreprises reconnaissent une différence de statut voire de rémunération entre un juriste ayant le diplôme d’avocat et celui qui ne l’a pas.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour ceux qui hésitent à tenter l’examen, je recommanderais quand même de le faire dans le prolongement de leurs études de droit. Après être sorti du milieu étudiant pour commencer à exercer comme juriste, il sera psychologiquement – et peut-être matériellement &#8211; plus difficile de retourner à la préparation de l’examen d’avocat.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vous êtes avocat associé, mais quelle est la différence entre un avocat collaborateur et un avocat associé&nbsp;?</strong></h2>



<p>La précision d’être avocat associé fait surtout référence à une structure qui regroupe des avocats collaborateurs et des avocats associés.&nbsp;</p>



<p>Il est rare de pouvoir s’associer à un cabinet lorsque l’on commence. Être associé, c’est comme gérer une entreprise avec des salariés. Il faut avoir de l’expérience, l’envie de manager et une capacité d’entreprendre. C’est souvent après avoir accumulé un peu d’expérience que l’on devient associé, ou que l’on décide de créer son cabinet ou de rejoindre une structure avec d’autres associés.</p>



<p>Pour ceux qui le souhaitent, il est toutefois possible d’exercer seul en créant son cabinet, soit au début de sa carrière (plus rare), soit après avoir déjà exercé en cabinet. Mais pour cela, il faut avoir une clientèle, ou reprendre un cabinet existant.</p>



<p>Plus généralement, on commence avocat collaborateur d’un cabinet existant soit comme collaborateur libéral – le cabinet est alors notre client privilégié et nous rémunère via une rétrocession d’honoraire, soit comme collaborateur salarié – le cabinet nous rémunère alors avec un salaire. Être avocat libéral, c&rsquo;est un moyen de commencer avec une rémunération tout en prenant le temps de développer une clientèle. En revanche, le collaborateur salarié n’a pas de clientèle propre mais il bénéficie des avantages du salariat, notamment en cas de rupture de contrat.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>S’agissant de la question de l’argent, comment fixez-vous vos honoraires&nbsp;?</strong></h2>



<p>Les avocats travaillent au forfait ou à l’heure. Personnellement, je privilégie le travail au forfait, beaucoup plus lisible pour les clients. Cela nécessite de bien jauger le temps de travail que je mets pour effectuer la mission confiée par un client. Je pratique également le taux horaire lorsque je ne sais pas quel temps je vais mettre pour effectuer cette prestation, notamment en matière de contentieux, ou de négociation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment vous organisez-vous pour travailler avec vos interlocuteurs étrangers&nbsp;? Comment vous adaptez-vous aux différents fuseaux horaires ?</strong></h2>



<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une question d’organisation. Par exemple, j&rsquo;ai un associé en Chine et il y a 7 heures de décalage. Dès lors, je fixe nos rendez-vous le matin en France, ce qui correspond à la fin de journée en Chine. Lorsque j&rsquo;effectue des dépôts de brevets aux États Unis ou au Canada, je le fais dans l’après-midi. Il faut s&rsquo;organiser afin de ne pas être pris de cours, et ne pas finir tard en fonction des différents fuseaux horaires, et ainsi ne pas travailler dans l&rsquo;urgence. S’agissant de l’organisation, en tant qu’indépendant, l’avocat dispose d&rsquo;une certaine autonomie dans la gestion de son travail et de ses rendez-vous. L’important est de préserver un équilibre entre vie personnelle et professionnelle, et de préserver les heures consacrées à la vie de famille.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vous êtes membre du Conseil de l’ordre, Pourriez-vous nous expliquer quel est votre rôle au sein du Conseil de l&rsquo;Ordre des avocats de Rennes&nbsp;?</strong></h2>



<p>Je suis chargé de la commission sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) au barreau de Rennes ainsi que la communication numérique du Barreau. J’organise des ateliers et conférences afin de sensibiliser les collaborateurs aux nouvelles technologies par exemple.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vous êtes président de l&rsquo;incubateur du barreau de Rennes, pourriez-vous nous dire en quoi consiste cette association et quelles sont ses missions&nbsp;?</strong></h2>



<p>L&rsquo;association accompagne les avocats sur plusieurs aspects liés à l’évolution de la profession.</p>



<p>Notre objectif est de favoriser l&rsquo;accès au droit et aux avocats pour les citoyens et d’aider les avocats à mettre en place des outils qui simplifient leur quotidien.</p>



<p>Nous intervenons auprès des avocats par le biais de conférences, d&rsquo;ateliers, de formations.&nbsp;</p>



<p>La dernière conférence portait sur le RSE, avec notamment l&rsquo;idée de trouver un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée. A ce titre nous avons abordé la formation de l&rsquo;avocat collaborateur libéral, qui travaille à temps plein dans un cabinet, avec une rétrocession et doit également développer sa clientèle. Ainsi l&rsquo;avocat collaborateur libéral doit concilier le développement de sa propre clientèle et son temps de travail pour le cabinet, ce qui conduit à un risque de surmenage si le cabinet lui demande une quantité trop importante de travail. Il est important que les cabinets laissent le temps aux collaborateurs de développer leur clientèle.</p>



<p>Nous intervenons également auprès des avocats sur des aspects et pratiques liés aux technologies, comme la création de sites internet, ou d&rsquo;adresses e-mail. A ce titre, nous insistons sur la sécurisation des données. En effet, un nombre important des adresses e-mails des avocats sont des adresses qui ne sont pas encore sécurisées, et il est primordial de sécuriser des données confidentielles. Nous intervenons également sur l’aspect stockage des dossiers. Il s&rsquo;agit notamment d&rsquo;apporter une aide aux avocats qui utilisent toujours les archives, avec un stock de papiers important, afin de les accompagner dans la numérisation de dossiers pour gagner de l&rsquo;espace et du temps dans leurs recherches.</p>



<p>L’objectif de l’association n’est pas lucratif mais bien de partager nos connaissances et d&rsquo;aider les avocats à suivre les innovations de notre profession. D’ailleurs, l&rsquo;association va bientôt changer de président. Malgré le plaisir que j’ai trouvé dans cette fonction, je reconnais que ce poste nécessite beaucoup de temps, a fortiori lorsqu&rsquo;il faut organiser une formation ou une conférence. Or, en tant qu’associé, j’ai déjà une activité intense, aussi, je préfère passer la main à un autre avocat tout aussi passionné que moi par les évolutions technologiques, environnementales et sociétales de notre profession.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En tant qu’avocat, et président de l’incubateur, que pensez-vous de la place des intelligences artificielles&nbsp;?</strong></h2>



<p>Les intelligences artificielles sont un outil qui doit être maîtrisé afin de gagner en efficacité et en productivité. Elles peuvent être très utiles au quotidien. Toutefois, elles ne remplacent pas l’humain, et surtout pas un avocat. Elles sont un complément et une aide dans la réalisation de tâches, pas un remplaçant à celui-ci.</p>



<p>Je ne pense pas qu’il faut être pour ou contre les IA sans comprendre avant ce qu’elles sont. Il faut s’y former, car cela fait partie de notre présent. Il faut également en comprendre l’intérêt et les limites.&nbsp;</p>



<p>C’est pour cette raison que la prochaine formation au sein de l&rsquo;association de l&rsquo;incubateur sera sur l’utilisation de Chat GPT.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vous êtes également enseignant, pourriez-vous nous dire ce que vous enseignez&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>Oui je suis chargé de Travaux dirigés pour les étudiants en droit notamment la matière «&nbsp;contrat de transfert de technologies&nbsp;» du Master du Diplôme de Juriste Conseil en Entreprise de Rennes ainsi que la matière «&nbsp;contentieux européens&nbsp;» du Master Droit Européen de Rennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelles sont selon vous les qualités requises pour être un bon chargé de TD&nbsp;?</strong></h2>



<p>Il faut avoir de bonnes qualités pédagogiques et l’envie de transmettre. Il faut aussi des compétences pratiques et pas seulement théoriques. En effet, il faut certes avoir de bonnes connaissances théoriques du droit, mais il faut surtout savoir comment cela se concrétise dans la réalité. A ce titre, il me semble que les avocats apportent un regard concret et que leur expérience est importante pour les étudiants. L’objectif est de former de futurs professionnels. Il faut donc les aider à s&rsquo;interroger pour qu’ils soient aptes à conseiller leurs futurs clients et leur proposer des solutions réalistes. En tant qu’enseignant, mon rôle est de former les étudiants à analyser, conseiller et à repérer les risques pour qu’ils apportent toutes les précautions utiles au traitement des demandes de leurs futurs clients.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En tant qu’enseignant, pensez-vous qu’il est important de sortir le droit de l’université et de l’enseigner aux enfants dès l’école&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, je considère qu&rsquo;enseigner le droit aux enfants est important. Le droit est partout autour de nous, de notre naissance à notre mort. Il faut donc que chacun s’approprie le droit en général et ses droits en particulier. Il s’agit d’une nécessité pour assurer l’égalité entre tous dès le plus jeune âge. Il est essentiel que les enfants comprennent que le droit est partout, et que c&rsquo;est ce qui nous permet de vivre ensemble au quotidien. Il convient de vulgariser le droit en leur rendant accessible pour les aider à comprendre et identifier certaines situations contre lesquelles ils doivent se défendre comme par exemple le harcèlement ou le cyberharcèlement à l&rsquo;école.&nbsp;</p>



<p>Or, s’agissant d’un jeune public, l’approche ludique me semble importante, et j’apprécie l’approche développée par l’association Patrimoine Commun et aijedroit.com qui vise à sensibiliser les jeunes en leur permettant de s’amuser et de passer un bon moment. Cela permet aux enfants d’avoir une approche positive du droit, loin de l’image négative parfois véhiculée dans les médias. Il est essentiel d&rsquo;inculquer le droit aux enfants dès l’école, pour qu’ils soient conscients de la protection qu’il leur apporte. A ce titre, je trouve intéressant le fait d&rsquo;exposer le droit aux enfants par les jeux, la Bande Dessinée, ou des dessins animés comme vous le faites avec l&rsquo;association Patrimoine Commun et aijedroit.com. En effet, l&rsquo;exercice de la vulgarisation est complexe, il faut beaucoup de travail pour véhiculer des éléments de façon simple afin que les enfants comprennent par le biais d&rsquo;images, de petites vidéos. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un véritable travail de simplification, qui nécessite des compétences juridiques et pédagogiques, et du temps puisque vos bénévoles interviennent toute l’année en école.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel conseil auriez-vous pour les enfants qui s’intéressent aux métiers du droit et aux nouvelles technologies&nbsp;?</strong></h2>



<p>Je leur dirais que les métiers du droit évoluent au même rythme que notre société. Pour celles et ceux qui sont intéressés par l’innovation et les nouvelles technologies, il y a de nombreuses opportunités en tant que juriste ou avocat. Il ne faut donc pas se limiter et il faut croire en soi et en ses rêves. Il faut se faire confiance et faire ce qu’on aime. L’essentiel est de trouver un domaine qui leur permette de vivre leur passion. Pour ma part, j’ai un fort attrait pour le numérique et la création, et je suis très heureux de pouvoir vivre ma passion au quotidien. Aussi, je leur dirais que rien n’est impossible dès lors qu’on le fait par envie et qu’on se donne les moyens de réussir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous joindre&nbsp;?</strong></h2>



<p>Je reçois sur rendez-vous du lundi au vendredi.&nbsp;</p>



<p>Mon cabinet est situé 32 rue de Redon à RENNES</p>



<p>Secrétariat&nbsp;:</p>



<p>Tel. : 0221970000</p>



<p>E-mail : rennes@adaltys.com</p>



<p>Contact direct&nbsp;:</p>



<p>Port&nbsp;: 0667687762</p>



<p>Tél&nbsp;: 0221970001</p>



<p>E-mail : paul.brender@adaltys.com</p>



<p><strong>Pour aller plus loin</strong></p>



<p>Site du cabinet&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-adaltys-avocats wp-block-embed-adaltys-avocats"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="be0L8jGlvq"><a href="https://adaltys.com/avocat/paul-brender/">Paul Brender</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Paul Brender » &#8212; Adaltys Avocats" src="https://adaltys.com/avocat/paul-brender/embed/#?secret=I7maYv0Eic#?secret=be0L8jGlvq" data-secret="be0L8jGlvq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-paul-brender-avocat-membre-du-conseil-de-lordre-des-avocats-et-president-de-lincubateur-du-barreau-de-rennes/">Rencontre avec Maître Paul BRENDER, avocat, membre du Conseil de l&rsquo;Ordre des avocats et président de l&rsquo;Incubateur du barreau de Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Maître Kadiatou Tapily, avocate au barreau de Paris.</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-kadiatou-tapily-avocate-au-barreau-de-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Dec 2023 12:52:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1783</guid>

					<description><![CDATA[<p>Maître Kadiatou Tapily a prêté serment en 2017. Elle est avocate au sein du cabinet WE ARE BOLD, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des start up, et exerce dans le département droit commercial et contentieux. Passionnée par le basketball, sport qu’elle pratique depuis plus de vingt ans en tant que joueuse et dirigeante de club, elle [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-kadiatou-tapily-avocate-au-barreau-de-paris/">Rencontre avec Maître Kadiatou Tapily, avocate au barreau de Paris.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Kadiatou Tapily a prêté serment en 2017. Elle est avocate au sein du cabinet WE ARE BOLD, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des start up, et exerce dans le département droit commercial et contentieux.</p>



<p>Passionnée par le basketball, sport qu’elle pratique depuis plus de vingt ans en tant que joueuse et dirigeante de club, elle utilise ce sport dans la sphère associative comme levier socio-éducatif.</p>



<p>Toujours souriante et dynamique, Maître Kadiatou Tapily est une avocate déterminée et engagée auprès des jeunes qu’elle accompagne et à qui elle transmet son goût de l’effort et du dépassement de soi.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur les avocats et de partager ses passions pour le droit et le sport, Maître Kadiatou Tapily présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer comment vous est venue l’envie d’être avocate ? Est-ce un rêve d’enfant ? Ou est-ce lors de vos études que vous avez fait ce choix&nbsp;?</strong></h2>



<p>Pour être franche, ce n’était pas un rêve d’enfant, c’était plutôt le rêve de mes parents. Ils voulaient que j’ai un «&nbsp;beau métier&nbsp;», que je réussisse professionnellement. Et pour eux, il y avait deux métiers qui correspondaient à cette image de la réussite&nbsp;: avocat et médecin.</p>



<p>Pour ma part, je rêvais d’être une grande sportive, de monter sur la première marche du podium. Petite fille, j’étais dynamique, très active, et j’avais besoin de canaliser mon énergie. Le sport m’a aidé à me dépenser, à me canaliser, et à développer mon endurance. J’ai commencé par le judo dès mes 6 ans, puis j’ai pratiqué le basket à partir de mes 11 ans.</p>



<p>Avec le recul, je pense que je voulais être reconnue pour mes compétences et mes performances. D’ailleurs, c’est ce que je retrouve aujourd’hui dans mon métier d’avocate&nbsp;: je suis jugée sur mes compétences et performances, et le goût de l’effort est tout aussi important que dans le sport. C’est ce qui m’a séduite dans le métier d’avocate. Ça, et le fait d’aider les autres.</p>



<p>Mes parents voulaient absolument que j’étudie pour ne pas tout miser sur le sport, et je leur en suis reconnaissante aujourd’hui. En effet, c’est grâce à eux que je n’ai pas mis tous mes œufs dans le même panier et que j’ai fait des études de droit. C’est finalement lors de mes études universitaires que je me suis prise de passion pour le métier d’avocate.</p>



<p>Ce qui est amusant, c’est que j’exerce un métier qui correspond au souhait de mes parents, mais pas pour leur faire plaisir. C’est est un choix personnel lié aux valeurs que porte la profession d’avocat et à mon envie d’être là pour les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel a été votre parcours ? Avez-vous rencontré des difficultés que vous avez dû surmonter&nbsp;?</strong></h2>



<p>Pour être franche, je n’ai pas rencontré trop de difficultés sur le plan scolaire jusqu’au bac. J’ai passé un Bac scientifique dans l’optique de faire médecine, mais je n’ai pas accroché aux matières. Je pense également que le sport était devenu trop présent et que ma passion pour le sport m’a éloigné un temps de mes études. J’ai finalement trouvé un équilibre entre le sport et mes études, et j’ai choisi le droit qui correspondait plus à mes goûts. J’ai passé une licence en droit puis un Master 1 en droit des affaires et un Master 2 en droit des affaires et fiscalité DJCE, le tout à l’Université de Strasbourg.</p>



<p>Ensuite, j’ai passé l’examen d’avocat, mais je ne l’ai pas eu du premier coup. Je pense que je ne le passais pas pour les bonnes raisons. Je le faisais pour faire plaisir à mes parents.</p>



<p>Puis, j’ai fait un stage en entreprise qui m’a fait changer d’avis. En effet, bien que mes collègues aient été géniaux, j’ai réalisé que ce que je voulais vraiment c’est défendre des personnes et donc j’ai eu une réelle envie de devenir avocate. Cela a totalement changé ma façon d’aborder l’examen et cette fois-ci je l’ai eu. Je savais pourquoi je le passais et ça m’a donné la motivation nécessaire.</p>



<p>Je pense qu’il est important de dire aux jeunes qu’on peut échouer sans que cela ne soit révélateur de nos capacités. Parfois, cela résulte simplement du manque de sens, d’une démotivation, ou d’un état d’esprit qui fait que l’on n’est pas dans un contexte qui nous permette de réussir. Mais quand on veut quelque chose, alors il faut se donner à 100 % et ne pas se décourager au premier obstacle. On tombe, on se relève, et on tire la leçon de son échec pour enfin réussir. C’est comme dans le sport, il faut rater quelques tirs avant de devenir une grande scoreuse&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans quel(s) domaine(s) exercez-vous&nbsp;? et qu’est-ce qui a guidé votre choix&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’ai choisi le domaine des affaires car il touche à l’innovation, à l’entreprenariat, et qu’il est technique. J’aime travailler avec des personnes dynamiques qui ont envie d’entreprendre et de créer. Je travaille avec des start up dans notre cabinet, mais aussi à STATION F (un campus de start up). De nombreux créateurs sont des autodidactes et ont besoin d’un accompagnement juridique pour éviter certains pièges et développer sereinement leurs projets. J’aime être là pour les aider et leur permettre de se consacrer à 100 % à leurs projets.</p>



<p>Le domaine des affaires est très vivant et dense, on ne s’ennuie pas. Il faut aimer faire des recherches, s’intéresser au droit des contrats, droit des sociétés, droit du travail… à tous les domaines du droit et de la vie de tous les jours en somme.</p>



<p>C’est ce qui m’a attiré, il faut être curieuse et se remettre à jour en permanence. Et aucun dossier n’est identique, donc il faut s’adapter en permanence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’aimez-vous dans votre activité d’avocate ?</strong></h2>



<p>J’aime tout&nbsp;! J’aime l’humain et ce métier me permet d’être auprès des clients. C’est un travail d’équipe et le cabinet dans lequel je travaille propose un accompagnement quotidien sous forme d’abonnement qui comprend le conseil et le contentieux.</p>



<p>Je suis aux côtés des entrepreneurs et j’assiste à la création d’innovations. La clientèle du cabinet est composée de passionnés. Leur passion et leur motivation sont contagieuses et me donnent envie de me dépasser chaque jour pour eux.</p>



<p>J’aime tant le conseil pour les aider à anticiper les risques et à développer leur activité que le contentieux. C’est un tout. J’essaie de leur éviter les problèmes et je les accompagne en cas de difficulté. C’est très gratifiant d’être la personne sur qui ils peuvent compter.</p>



<p>Je plaide régulièrement et cette partie du métier est très intéressante, car elle nécessite un certain savoir-être en plus du savoir-faire. L’oralité est une part importante du métier d’avocat et la plaidoirie est un bel exercice pour ceux qui aiment argumenter, ce qui est mon cas.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Aviez-vous envisagé d’autres métiers&nbsp;? Dans le domaine sportif ou associatif&nbsp;par exemple ?</strong></h2>



<p>Oui, j’aime le sport et il tient une place importante dans ma vie. J’aurais aimé avoir une grande carrière sportive. Pour autant, je ne regrette rien et je savoure chaque jour la chance que j’ai d’exercer l’un des plus beaux métiers du monde.</p>



<p>Je joue toujours au basket. Ce sport m’aide à avoir un équilibre et à relâcher les tensions. Je crois aux vertus du sport, tant sur le plan des valeurs qu’il véhicule que concernant ses effets sur le corps et l’esprit. Cela peut se résumer à avoir un esprit sain dans un corps sain.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous en dire plus sur la place que tient le sport dans votre vie ?</strong></h2>



<p>Je suis très investie sur le plan sportif et il s’agit donc d’un engagement de longue date. &nbsp;Je joue au basket et je suis dirigeante du club du Basket Paris 14 depuis 2020 et élue au Comité Parisien de basketball depuis 2016, et avant j’étais coach.</p>



<p>Le sport est un moyen de rencontrer des personnes de tous horizons. A titre d’exemple, j’ai pu jouer avec des agents du Ministère des finances, car leur club est ouvert aux autres personnes de l’arrondissement. J’aime cette ouverture que permet le sport. Il permet à des personnes qui ne se côtoient jamais de se rencontrer et de jouer sous un même maillot à égalité.</p>



<p>Je suis très attachée à la transmission de valeurs saines aux jeunes. Au-delà du sport, j’aime proposer des activités culturelles aux jeunes, les accompagner dans leur insertion. Je me souviens de mon coach qui exigeait de nous que nous ayons de bonnes notes pour jouer au basket. Sinon, on restait sur le banc de touche. Je pense qu’il est important de motiver les jeunes et le sport peut être un outil efficace de lutte contre le décrochage scolaire. Nous proposons également aux jeunes des parrainages et des ateliers CV pour les accompagner jusqu’à l’emploi.</p>



<p>Je suis convaincue que le travail amène au succès et que pour cela nous devons aider les jeunes à cultiver leur goût de l’effort.</p>



<p>Il est également important pour véhiculer des valeurs d’égalité entre les femmes et les hommes. Dans le cadre du club, nous menons régulièrement des actions pour promouvoir l’égalité et les droits des femmes. Je suis également membre de l’Association Ladies &amp; Basketball, association qui utilise le basket comme levier socioéducatif pour les femmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous que les valeurs sportives influencent votre façon d’exercer ? Pensez-vous qu’il y a un lien entre la déontologie et le sport (respect…) ?</strong></h2>



<p>Oui, concrètement, la base du sport repose sur des règles communes. Je suis convaincue par les valeurs sportives d’esprit d’équipe, de bienveillance, d’entraide, de solidarité, d’égalité et de respect. Ces principes guident ma vie et donc mon exercice professionnel.</p>



<p>Dans le sport comme dans un tribunal, il existe des règles de comportement. La déontologie est le socle de la profession d’avocat, tout comme le sport ne peut exister qu’avec des valeurs partagées. Je pense donc que ma vision du sport, de l’équipe, du respect de l’autre, se retrouve dans ma façon d’exercer et de me comporter avec les autres avocats ou les magistrats.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Au-delà de vos interventions auprès des jeunes dans le cadre sportif, intervenez-vous dans des écoles et pourquoi ? Aimez-vous transmettre et partager vos savoirs ?</strong></h2>



<p>Oui, j’interviens en école, collège, lycée pour des journées thématiques sur le droit. Il me semble en effet primordial de rendre le droit et les avocats accessibles à tous dès le plus jeune âge. Et chacun de nous a son rôle à jouer pour former les jeunes et les aider à comprendre le droit et leurs droits, aussi bien les professionnels du droit que sont les avocats, que les bénévoles et les associations comme patrimoine commun et son site aijedroit.com qui rendent le droit accessible toute l’année à des jeunes dès l’âge de 7 ans.</p>



<p>Je crois que nous avons encore beaucoup de travail à faire sur ce sujet. Le droit est un instrument d’égalité et il devrait être enseigné dès l’école à tous les enfants. Je suis favorable à l’idée proposée par l’association patrimoine et aijedroit.com d’un programme d’éducation juridique et civique pour les jeunes, car on ne peut pas leur demander d’être de bons citoyens sans les éduquer et leur enseigner le droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Auriez-vous un conseil pour celles et ceux qui liraient cet article et souhaiteraient devenir avocat comme vous ?</strong></h2>



<p>Le droit est accessible à tous et avec tout diplôme. Il est même possible de devenir avocat sans avoir le bac en passant une capacité en droit. Il y a une grande diversité de parcours et de profils et il ne faut pas se décourager. Il n’est pas nécessaire d’avoir les meilleures notes, ou une scolarité parfaite, et ce n’était pas mon cas. Ce qu’il faut, c’est une bonne réflexion, le goût d’apprendre et d’aider les autres.</p>



<p>Par ailleurs, il est important de le faire par passion et non pour l’argent. En effet, tous les avocats ne deviennent pas riches ou célèbres. Et il existe d’autres métiers moins contraignants et plus rémunérateurs. Toutefois, il est possible de bien gagner sa vie à condition de travailler sérieusement et de consacrer un certain temps à son activité. Mais il faut garder en tête que le métier d’avocat est exigeant et qu’il repose avant tout sur l’envie.</p>



<p>L’envie et la passion me semblent essentielles, car, sans elles, on coure souvent à l’échec. Mais lorsqu’on est passionné et qu’on s’en donne les moyens, on peut surmonter toutes les difficultés. Il faut donc croire en soi, en ses capacités, et oser transformer ses rêves en réalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous joindre ou vous rencontrer&nbsp;?</strong></h2>



<p>Je reçois sur rendez-vous du lundi au vendredi.</p>



<p>Mon cabinet est situé 19 R. des Petites Écuries 75010 Paris</p>



<p>Tél&nbsp;: 33 1 53 42 63 00</p>



<p>E-mail&nbsp;: hello@wearebold.co</p>



<p><strong><u>Pour aller plus loin&nbsp;:</u></strong></p>



<p><strong>Site internet du cabinet&nbsp;:</strong></p>



<p><a href="https://www.wearebold.co/">https://www.wearebold.co/</a></p>



<p><strong>Instagram</strong></p>



<p><a href="https://www.instagram.com/p/CuWkuGaoPYP/?next=%2Fp%2FCcc4ybkFRFb%2F">https://www.instagram.com/p/CuWkuGaoPYP/?next=%2Fp%2FCcc4ybkFRFb%2F</a></p>



<p><strong>X</strong></p>



<p><a href="https://twitter.com/i/flow/login?redirect_after_login=%2Ftapilykadiatou">https://twitter.com/i/flow/login?redirect_after_login=%2Ftapilykadiatou</a></p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-kadiatou-tapily-avocate-au-barreau-de-paris/">Rencontre avec Maître Kadiatou Tapily, avocate au barreau de Paris.</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Maître Laudic Baron, avocate, ancienne bâtonnière du barreau de Rennes et membre du Conseil National des Barreaux</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-laudic-baron-avocate-ancienne-batonniere-du-barreau-de-rennes-et-membres-du-conseil-national-des-barreaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 12:33:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[barreau]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1779</guid>

					<description><![CDATA[<p>Maître Hélène LAUDIC-BARON a prêté serment en 2004. Elle est associée du cabinet LBP avocats qu’elle a créé en 2016, suite à la reprise du cabinet de Maître Francis POIRIER avec qui elle travaillait depuis 12 ans. Le cabinet LBP avocats est composé de 4 avocats, dont trois collaborateurs, et de deux assistantes. Il intervient [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-laudic-baron-avocate-ancienne-batonniere-du-barreau-de-rennes-et-membres-du-conseil-national-des-barreaux/">Rencontre avec Maître Laudic Baron, avocate, ancienne bâtonnière du barreau de Rennes et membre du Conseil National des Barreaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Hélène LAUDIC-BARON a prêté serment en 2004. Elle est associée du cabinet LBP avocats qu’elle a créé en 2016, suite à la reprise du cabinet de Maître Francis POIRIER avec qui elle travaillait depuis 12 ans.</p>



<p>Le cabinet LBP avocats est composé de 4 avocats, dont trois collaborateurs, et de deux assistantes. Il intervient dans le domaine du conseil et du contentieux, tant auprès des particuliers que des professionnels et entreprises.&nbsp;</p>



<p>Le cabinet intervient également dans le cadre de la résolution amiable des litiges. Ses domaines d’exercice sont variés&nbsp;: droit du travail, de la famille, commercial, civil, pénal, rural et environnement.</p>



<p>Très investie au sein de la profession d’Avocat, Maître LAUDIC-BARON a une parfaite connaissance du monde judiciaire.</p>



<p>Elle est membre du conseil de l’ordre des avocats de Rennes depuis 2013, et a été élue Bâtonnière de l&rsquo;Ordre des avocats de Rennes pour les années 2019-2020, avant d’être élue au Conseil National des Barreaux en 2021. Suite à son premier mandat, elle vient d’être réélue au CNB pour un second mandat.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur les avocats, le rôle de la bâtonnière, et celui du Conseil National des Barreaux, Maître LAUDIC-BARON présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous dire quel métier vous souhaitiez exercer quand vous étiez enfant&nbsp;?</strong></h2>



<p>Lorsque j’étais enfant, j’ai d’abord voulu être institutrice, puis policière. Je pense que ces métiers m’ont été inspirés par mon goût pour l’humain. Je voulais aider les autres, leur rendre service et les protéger.</p>



<p>Je n’envisageais pas encore la profession d’avocate.</p>



<p>En effet, ce n’est que lorsque j’ai commencé à étudier le droit que j’ai su que je voulais devenir avocate, car ce métier correspond à mes valeurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer quelles études vous avez suivies ?</strong></h2>



<p>J’ai toujours aimé les matières concrètes et pratiques. Mes études m’ont semblé longues jusqu’à l’université.&nbsp;</p>



<p>Au collège et au lycée, je trouvais les enseignements théoriques et j’avais soif d’apprendre des choses concrètes.&nbsp;</p>



<p>Après le lycée, j’ai intégré l’université. J’ai adoré pouvoir apprendre des choses qui sont utiles et applicables au quotidien. Le droit correspondait pleinement à mon envie d’acquérir des savoirs utiles, pratiques et directement applicables. La matière juridique est vivante et concerne chacun de nos actes quotidiens.&nbsp;</p>



<p>J’avais envie de devenir avocate et donc j’ai suivi un Master en Carrières Judiciaires (bac+5 en droit) pour préparer l’examen d’entrée à l’école d’avocat. J’ai obtenu mon certificat d’aptitude à la profession d’avocat, et enfin j’ai prêté serment en 2004.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous avez voulu devenir avocate&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’aime aider, défendre, soutenir. Devenir avocate m’a permis d’exercer un métier en accord avec mes objectifs et mes valeurs. En tant qu’avocate, j’interviens dans des moments importants de la vie de mes clients.&nbsp;</p>



<p>Je côtoie des personnes de toutes origines et qui viennent me voir pour une diversité de situations. Il y a des particuliers, des professionnels, des personnes qui créent des activités, d’autres qui ont des difficultés.</p>



<p>J’ai voulu être avocate car l’humain est au cœur de ce métier. On peut tout dire à son avocat et lui faire pleinement confiance. C’est un confident et un soutien. Etre avocate est une grande responsabilité qui implique d’être à la hauteur de la situation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Enfant, vous vouliez être policière, avez-vous envisagé de devenir Magistrat&nbsp;?</strong></h2>



<p>Non. Personnellement, je pense qu’il n’est pas facile de trancher un litige, et je préfère le rôle de l’avocat qui correspond plus à ma personnalité.&nbsp;</p>



<p>Le contact humain est au cœur du métier d’avocat. Il accompagne son client tout au long de la procédure, partage les bons et les mauvais moments. C’est un rôle différent de celui du juge qui doit conserver une distance vis-à-vis des parties à la procédure.</p>



<p>Etre avocate m’a apporté une grande ouverture sur le monde et les rapports humains. J’aime cette proximité avec les clients, et je ne pourrais pas l’avoir en tant que Magistrat.</p>



<p>J’aime également argumenter et défendre. Encore une fois, le rôle de Magistrat n’est pas de convaincre une juridiction, mais de juger. Le métier d’avocat me permet d’exprimer des arguments et de défendre des positions en totale liberté, ce que ne permet pas la fonction de magistrat.</p>



<p>J’ai vu un film récemment dont une citation résume un peu ma vision&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi être arbitre quand on peut jouer le ballon&nbsp;? ».</p>



<p>En tant qu’avocate, je suis un peu comme un joueur sur «&nbsp;le terrain&nbsp;»&nbsp;: je défends, j’argumente, je tente de convaincre.&nbsp;</p>



<p>Le Magistrat a un rôle plus proche de l’arbitre, il constate les infractions comme l’arbitre «&nbsp;siffle les fautes&nbsp;» et prononce des sanctions comme l’arbitre met des «&nbsp;cartons&nbsp;».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont vos domaines d’exercice&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>J’interviens dans divers domaines du droit, notamment en droit civil et de la responsabilité, ainsi qu’en droit pénal, et ai développé une expertise particulière en matière de droit du travail.&nbsp;</p>



<p>J’exerce tant en conseil qu’en défense des particuliers et des entreprises.&nbsp;</p>



<p>On dit souvent que le métier d’avocat offre une grande variété de domaines d’exercice et je pense que mon parcours en est une bonne illustration.</p>



<p>J’ai commencé par exercer en droit immobilier et de la construction, étant dans un cabinet qui intervenait pour un assureur construction. Puis j’ai exercé dans le domaine du droit de la famille avec une clientèle de particuliers. J’ai ensuite développé une activité en droit pénal et civil. Aujourd’hui j’ai une activité orientée principalement vers le droit commercial et le droit du travail, et j’accompagne de nombreux chefs d’entreprises. J’interviens également en droit rural pour des sociétés de chasses, domaine un peu moins connu du grand public.</p>



<p>C’est ce que j’aime avec le métier d’avocat, on peut changer de domaine d’activité ou avoir une diversité de clientèle tout en exerçant le même métier.</p>



<p>Cette profession offre la possibilité de se réorienter ou d’évoluer sans changer de métier.</p>



<p>C’est un avantage indéniable par rapport à d’autres professions.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer ce qui vous a donné envie de devenir bâtonnière&nbsp;puis d’intégrer le CNB ? Quelles sont les différences entre ces fonctions&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’accorde une grande importance à l’esprit d’équipe, à la solidarité et à l’entraide. Ces valeurs se retrouvent tant dans la fonction de bâtonnier que dans celles de membre du CNB.</p>



<p>J’ai eu la chance d’exercer dans le cabinet de Maître Francis poirier, qui était bâtonnier à Rennes, et a ensuite été membre du CNB.</p>



<p>Cela m’a donné l’occasion de connaitre ces fonctions et l’envie de les exercer.</p>



<p>Les fonctions de bâtonnier et de membre du CNB sont différentes, même si elles ont en commun d’agir pour les avocats et les citoyens.</p>



<p>S’il fallait trouver un exemple de comparaison, on peut dire que le bâtonnier a un rôle local qui se rapproche plus de celui d’un maire, tandis que les membres du CNB ont un rôle national qui se rapproche plus de celui d’un député.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Que retenez-vous de votre expérience de bâtonnière de Rennes ?</strong></h2>



<p>J’en garde un excellent souvenir. Ce fut une belle expérience, riche sur le plan humain.</p>



<p>Durant mon mandat, il a fallu s’adapter au covid, et faire face à des mouvements de grèves.&nbsp;</p>



<p>Dans un tel contexte il était primordial de garder le lien et d’être à l’écoute des avocats ainsi que des citoyens.</p>



<p>Je suis très attachée à la proximité, surtout dans un tel contexte.</p>



<p>A titre d’exemple, pour garder le lien, j’ai organisé des cafés croissants pour rencontrer les avocats qui étaient au tribunal, voir les nouveaux arrivés, et être là pour écouter.</p>



<p>J’ai beaucoup apprécié l’aspect cohésion de cette fonction.</p>



<p>Elle m’a également convaincu de poursuivre mon engagement, ce qui m’a conduit à vouloir intégrer le CNB.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vous êtes membre du CNB et commencez votre second mandat. Pouvez-vous nous présenter le CNB&nbsp;?</strong></h2>



<p>Le Conseil national des barreaux comprend une assemblée de 80 membres élus pour 3 ans (48 avocats pour la circonscription nationale, 32 pour Paris) et deux vice-présidents de droit, le Bâtonnier du barreau de Paris et le Président de la Conférence des Bâtonniers en exercice.</p>



<p>Le Conseil national des barreaux a plusieurs missions.</p>



<p>Il a un rôle de règlementation. Il organise les règles d’exercice de la profession d’avocat.</p>



<p>A cet effet, le Conseil national des barreaux a mis en place le Règlement Intérieur National (RIN) qui règlemente notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les principes déontologiques de la profession,</li>



<li>Les champs d’activité,</li>



<li>Les modes d’exercice,</li>



<li>La collaboration interprofessionnelle,</li>



<li>Les rapports entre avocats appartenant à des barreaux différents.</li>
</ul>



<p>Le Conseil national des barreaux a également la responsabilité de la formation des avocats.</p>



<p>Il a par ailleurs une mission de représentation des avocats. Le Conseil national des barreaux représente l’ensemble de la profession auprès des pouvoirs publics. A ce titre, il a une fonction de lobbying pour l’élaboration et l’évolution des normes (lois, écrits, règlements, directives) afin de défendre les intérêts des justiciables et des citoyens,</p>



<p>Il vise également à promouvoir la profession auprès du grand public et à assurer son rayonnement à l’international.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est votre rôle au sein du CNB&nbsp;?</strong></h2>



<p>Le CNB dispose de commissions et de groupes de travail.</p>



<p>Il y a quinze commissions permanentes qui sont chargées d&rsquo;étudier les sujets relevant de leurs compétences et de soumettre leurs travaux à l&rsquo;assemblée générale.&nbsp;</p>



<p>Des groupes de travail peuvent également être créés pour répondre à des problématiques ponctuelles.</p>



<p>Pour ma part, je suis Vice-présidente de le commission Communication institutionnelle et membre de la commission règles et usages.</p>



<p>La commission de la communication institutionnelle a pour mission de promouvoir la profession d’avocat auprès du grand public, des entreprises et des institutions, à travers des campagnes médias, des événements à portée nationale et le développement de la communication numérique.</p>



<p>La Commission règles et usages est chargée non seulement de préparer les textes relatifs à l’unification des règles et usages de la profession d’avocat, et d’élaborer toute proposition en vue de leur évolution, mais également de répondre aux demandes d’avis déontologiques sollicités par les bâtonniers.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Enfant, vous vouliez être institutrice, avez-vous aujourd’hui l’occasion de transmettre vos connaissances&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, j’ai gardé l’envie de transmettre et d’enseigner.</p>



<p>J’interviens à l’école des avocats du grand ouest (EDAGO) auprès d’avocats en formation initiale, et d’avocats en exercice dans le cadre de la formation continue. En tant qu’ancienne bâtonnière et membre de la commission régulation du CNB, je suis attachée à la déontologie et ai plaisir à former les avocats sur ce sujet.</p>



<p>J’interviens également en école de commerce pour des cours d’initiation au droit.</p>



<p>Par ailleurs, j’interviens ponctuellement dans des établissements scolaires pour des journées thématiques sur le droit (harcèlement, égalité…). Il me semble en effet primordial que le droit soit enseigné aux jeunes, qu’ils rencontrent des professionnels pour libérer leur parole, et qu’ils y aient accès dès le plus jeune âge.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous des engagements associatifs ou mandats&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui, j’ai joué aux basket et je suis membre du bureau du basket club de Fougères, dont je suis également sponsor. Je pense que le sport véhicule des valeurs saines d’entraide, de cohésion, de partage. Je retrouve ces mêmes valeurs dans mon exercice professionnel. Par ailleurs, le sport est une très bonne façon de décompresser et d’évacuer les tensions liées au métier d’avocat.</p>



<p>En tant qu’avocate, je suis également entrepreneuse et je travaille quotidiennement auprès de chefs d’entreprise, ce qui m’a conduit à devenir membre du conseil d’administration du MEDEF.&nbsp;</p>



<p>En tant que chef d’entreprise, je suis également soucieuse de la préservation du tissu économique local, et suis membre d’Initiative en pays de fougères qui vise à développer l’économie locale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous qu’il est important pour un avocat de fixer un cadre pour trouver un équilibre entre vie professionnelle et personnelle&nbsp;?</strong></h2>



<p>Oui. La profession évolue, et prend conscience de la nécessité d’organiser son activité pour préserver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Pour ma part, je cumule mon activité d’avocate et mon rôle au sein du CNB. J’ai donc adapté mon activité, notamment grâce au soutien de mes collaborateurs et à une organisation rigoureuse.</p>



<p>Je pense qu’il est primordial de bien s’organiser et de se fixer une limite. Un avocat peu théoriquement travailler 24H/24H et 7J/7J.</p>



<p>Il doit donc savoir prendre du recul et définir des horaires, ainsi qu’un rythme correspondant à son cadre personnel et familial.</p>



<p>Pour cela, il me semble préférable de travailler à plusieurs pour ne pas être isolé et submergé de travail.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels conseils donneriez-vous aux enfants qui s’interrogent sur leurs études et l’accès au métier d’avocat ?</strong></h2>



<p>J’aimerais dire aux jeunes qu’il ne faut jamais renoncer à leurs rêves.&nbsp;</p>



<p>Il faut croire en soi et en ses capacités.&nbsp;</p>



<p>Certes, le métier d’avocat est exigeant puisqu’il faut être précis et ne pas faire d’erreurs. Les avocats peuvent être perçus comme une élite, puisqu’ils doivent être performants.</p>



<p>Mais ce n’est pas un métier réservé aux élites. Il y a une grande diversité de parcours pour devenir avocats. Certains ont eu une autre vie professionnelle avant et ont repris leurs études. D’autres n’ont pas le bac et ont fait des capacités en droit avant d’obtenir l’examen d’avocat. D’autres encore travaillent comme juristes et obtiennent une équivalence qui leur permet de devenir avocat.</p>



<p>En somme, peu importe l’origine sociale des personnes, ou leur parcours scolaire. La seule chose qui compte c’est le travail et l’exigence que l’on a vis-à-vis de soi.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous joindre ?</strong></h2>



<p>Je reçois sur rendez-vous du lundi au vendredi.&nbsp;</p>



<p>Mon cabinet est situé 36 rue Nationale 35300 Fougères.</p>



<p>Tél : 02.99.94.25.93</p>



<p>Mail : cabinet@lbp-avocat.fr</p>



<p><strong>Pour aller plus loin</strong></p>



<p>Site du cabinet&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-lbp-avocat wp-block-embed-lbp-avocat"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dwScsT8fWB"><a href="https://lbp-avocat.fr/">ACCUEIL</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ACCUEIL » &#8212; LBP Avocat" src="https://lbp-avocat.fr/embed/#?secret=z2yFaQYvwz#?secret=dwScsT8fWB" data-secret="dwScsT8fWB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Site du barreau CNB&nbsp;:</p>



<p><a href="https://www.cnb.avocat.fr/les-missions-du-conseil-national-des-barreaux">https://www.cnb.avocat.fr/les-missions-du-conseil-national-des-barreaux</a></p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-laudic-baron-avocate-ancienne-batonniere-du-barreau-de-rennes-et-membres-du-conseil-national-des-barreaux/">Rencontre avec Maître Laudic Baron, avocate, ancienne bâtonnière du barreau de Rennes et membre du Conseil National des Barreaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Maître Catherine GLON, avocate fondatrice du cabinet d’avocats Liberté et bâtonnière du barreau de Rennes</title>
		<link>https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-catherine-glon-avocate-fondatrice-du-cabinet-davocats-liberte-et-batonniere-du-barreau-de-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Auteur Invité]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 07:35:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Visages du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[Portaits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://aijedroit.com/?p=1768</guid>

					<description><![CDATA[<p>Maître Catherine GLON a prêté serment en 1986. Elle est fondatrice et associée du cabinet d’avocats liberté à Rennes. Ce cabinet est composé de 16 avocats, dont 7 associés et 9 collaborateurs, ainsi que de 7 assistantes, qui constituent une équipe soudée aux expertises complémentaires. Avocate engagée et passionnée, son goût pour l’humain et les [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-catherine-glon-avocate-fondatrice-du-cabinet-davocats-liberte-et-batonniere-du-barreau-de-rennes/">Rencontre avec Maître Catherine GLON, avocate fondatrice du cabinet d’avocats Liberté et bâtonnière du barreau de Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maître Catherine GLON a prêté serment en 1986. Elle est fondatrice et associée du cabinet d’avocats liberté à Rennes. Ce cabinet est composé de 16 avocats, dont 7 associés et 9 collaborateurs, ainsi que de 7 assistantes, qui constituent une équipe soudée aux expertises complémentaires.</p>



<p>Avocate engagée et passionnée, son goût pour l’humain et les relations humaines caractérise Maître Catherine GLON.</p>



<p>Depuis le 1er janvier 2023, elle est bâtonnière du barreau de Rennes, un barreau qui compte plus de 1000 avocats, et a à cœur de mettre ses compétences et son humanité au service des avocats et des citoyens.</p>



<p>Afin de répondre aux questions que vous vous posez sur les avocats, et le rôle de la bâtonnière, Maître Catherine GLON présente son parcours et ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous dire quel métier vous souhaitiez exercer quand vous étiez enfant&nbsp;?</strong></h2>



<p>J&rsquo;ai toujours voulu être avocate, et apporter mon aide à ceux qui en ont besoin. Je suis sensible au juste et à l&rsquo;injuste. Je considère qu&rsquo;on ne peut pas être avocate sans s&rsquo;intéresser à la dimension philosophique, sociale et humaine de cette fonction. En effet, un avocat a une indépendance totale à l&rsquo;égard de qui que ce soit, il dispose d&rsquo;une place particulière dans le processus démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer quelles études avez-vous suivi ?</strong></h2>



<p>Après le bac, j&rsquo;ai suivi des études de droit. J’ai ainsi obtenu un DEUG (Diplôme d’Études Universitaires Générales = bac +2) de droit, puis une licence (bac +3), et un DESS (Diplôme d’études Supérieures Spécialisées = bac +5). Suite au bac +5, j’ai passé l’examen d’entrée à l’école des avocats (crfpa) et obtenu le certificat d’aptitude à l’exercice de la profession d’avocat (CAPA).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous avez voulu devenir avocate&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’ai toujours été sensible aux inégalités, au juste et à l’injuste. J’accorde également une grande importance à l’indépendance et à la défense des libertés. Passionnée par l&rsquo;humain, je considère que les sciences humaines sont réellement importantes afin de comprendre la place du droit au sein de la communauté et son rôle dans la libération de la condition humaine. Le métier d’avocate me permet d’exprimer et de défendre des valeurs qui me sont chères, d’agir avec et pour les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont vos domaines d’exercice&nbsp;? Etes-vous spécialisée ?</strong></h2>



<p>Mon cabinet est composé d’avocats qui ont chacun un domaine de compétence. Pour ma part, j’exerce en droit pénal, ainsi qu’en droit du patrimoine et de la famille. A ce titre, j’ai passé des titres de spécialisation et suis donc spécialisée, d’une part, en droit pénal, et, d’autre part, en droit de la famille et du patrimoine. J’ai été la première avocate spécialiste en droit pénal en Bretagne. Avant, cette spécialité était exercée exclusivement par des hommes. Le choix de mes domaines d’exercices a été inspiré par mon engagement en faveur de la défense des femmes, de l’égalité et des libertés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pouvez-vous nous présenter le Barreau de Rennes&nbsp;?</strong></h2>



<p>Le barreau de Rennes est constitué de plus de 1000 avocats, dont une grande partie de jeunes avocats. C’est un barreau dynamique, et l&rsquo;un des 20 plus gros barreaux de France.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer ce qui vous a donné envie de devenir bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>J’ai toujours eu le sens du collectif. J’aime faire avec et pour les autres. La fonction de bâtonnière me permet d’agir dans l’intérêt des avocats et des citoyens.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Êtes-vous la première femme bâtonnière de Rennes ?</strong></h2>



<p>Non, il y a eu trois autres bâtonnières avant moi. L’équilibre entre femmes et hommes est bien respecté dans la profession d’avocat. Les avocates représentent 60 % de l&rsquo;effectif national des barreaux français. Malheureusement, ce qui perdure, c&rsquo;est que les femmes doivent davantage faire leurs preuves que les hommes, et il y a encore du travail à faire afin de garantir l&rsquo;égal accès à la profession, l&rsquo;égal accès aux responsabilités, et aux revenus.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment peut-on devenir bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>Pour pouvoir être élu bâtonnière, ou membre du Conseil de l&rsquo;ordre, il faut avoir exercé au minimum 4 ans en tant qu’avocat. Le Bâtonnier a un mandat de deux ans, et il y a donc une élection tous les deux ans. Lors de l’élection, chaque avocat dispose d’une voix, et l&rsquo;ensemble des avocats est amené à voter. Il est possible de se présenter avec un programme et un projet pour le barreau comme je l&rsquo;ai fait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourriez-vous nous expliquer quelles sont vos missions en tant que bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>Le bâtonnier est en quelque sorte un «&nbsp;chef d&rsquo;orchestre&nbsp;», qui a vocation à gérer les relations et à régler les difficultés éventuelles au sein du barreau. En tant que bâtonnière, je suis chargée de réguler les relations entre avocats, entre magistrats et avocats, et entre avocats et clients. Le bâtonnier a ainsi une fonction de juge et rend des décisions, sur des honoraires ou des questions de déontologie.</p>



<p>Le bâtonnier a également un rôle de représentation du barreau. Le barreau a des relations bien sûre avec les magistrats, les partenaires judiciaires, mais aussi avec tous les acteurs du monde économique et social, dimension à laquelle je tiens beaucoup. Nous rencontrons aussi les députés et sénateurs, ainsi que les élus de la ville de Rennes et la maire afin d&rsquo;organiser des événements. Nous organisons effectivement des manifestations dans le domaine économique et associatif de toute nature avec, par exemple, la chambre de commerce, l&rsquo;association rebond 35, ainsi qu&rsquo;avec la maison des femmes de Rennes qui est en service depuis le 26 octobre.</p>



<p>Nous avons également des activités culturelles et nous avons accueilli l’exposition «&nbsp;visages de la liberté&nbsp;» mettant en avant la problématique des avocats martyrisés à travers le monde pour leurs engagements.</p>



<p>Je me préoccupe des conditions de placement en garde à vue des personnes mises en cause et aussi des conditions de détention au sein de l’univers carcérale. Nous avons des relations avec les directions des services pénitentiaires, dans le cadre de l&rsquo;accès aux droits des personnes détenues. Concernant les services pénitentiaires, dès le 2 janvier 2023, date de ma prise de fonctions, je suis allée visiter la prison pour hommes de Vezin à Rennes, puis la prison des femmes.&nbsp;</p>



<p>Je m&rsquo;engage beaucoup et j&rsquo;ai la volonté de faire au mieux. Je souhaite favoriser l&rsquo;efficacité et la protection à l&rsquo;égard des avocats et des citoyens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Que pensez-vous de l’accès au droit&nbsp;?</strong></h2>



<p>En tant que bâtonnière, j’ai pour objectif de poursuivre le développement de l’accès au droit. Rennes est un barreau très actif en matière d’accès des citoyens au droit. Nous avons une mission de service public, avec notamment cinquante-cinq lieux de consultations différents à Rennes. Nous intervenons également pour les gardes à vues, les privations de liberté, les personnes hospitalisées sous contrainte, les étrangers, les mineurs, les victimes. Il y a plus de quarante missions exercées sept jours sur sept par les avocats du barreau de Rennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Combien de temps consacrez-vous à votre fonction de bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>J&rsquo;exerce la fonction de bâtonnière quatre jours sur cinq, ainsi que tous les week-ends, notamment pour représenter le barreau lors d’évènements.</p>



<p><strong>Quelles sont les qualités requises pour exercer cette profession&nbsp;?</strong></p>



<p>Il est nécessaire d&rsquo;avoir des qualités d&rsquo;écoute sans avoir de préjugés, de faire preuve de médiation afin de résoudre les différends, ainsi que de l&rsquo;engagement, et de la résistance afin d&rsquo;aller vers ce qui est le plus juste. Il faut aussi prendre en considération la position que chacun trouve légitime.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels conseils donneriez-vous à un ou une futur(e) bâtonnier&nbsp;?</strong></h2>



<p>Je n&rsquo;ai aucun conseil à donner, simplement «&nbsp;faites au mieux&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle importance accordez-vous à l’engagement associatif&nbsp;?</strong></h2>



<p>J&rsquo;y attache une place importante. J’aime le fait de faire évoluer la société ensemble. Dès l&rsquo;âge de 13 ans, je me suis engagée dans le secteur associatif. Tout d’abord dans l&rsquo;objectif de favoriser l&rsquo;alphabétisation des personnes étrangères, afin de les aider à maîtriser la langue française.</p>



<p>J&rsquo;attache une grande importance à l&rsquo;égalité, à la solidarité, et à la lutte contre la pauvreté. Je suis convaincue que, quelle que soit sa condition sociale, il faut avoir confiance en soi et en l’autre, pour donner un sens à sa vie, à son appartenance au monde. J&rsquo;ai toujours pensé que la citoyenneté ne se décrète pas, mais se construit. J&rsquo;avais un poster dans ma chambre avec une citation de Victor Hugo qui disait « Insensé qui croit que je ne suis pas toi&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>J&rsquo;ai pris conscience des inégalités liées aux origines sociales et à l&rsquo;accès au savoir, très tôt. Par conséquent, j&rsquo;ai su très jeune que je voulais me consacrer aux autres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous poursuivi votre engagement associatif, ou développé de nouveaux engagements&nbsp;?</strong>&nbsp;</h2>



<p>Oui, le monde associatif tient une grande place dans ma vie. Je ne fais pas de séparation entre vie professionnelle et vie personnelle par rapport à ça. Sur ce point, la Bretagne est une région engagée, qui est l’une des plus dotée en associations et bénévoles.</p>



<p>A l’âge de 18 ans, je me suis engagée en qualité de bénévole au sein de l&rsquo;association SOS amitié, et je tenais des permanences de nuit afin d&rsquo;apporter une écoute bienveillante aux personnes en difficulté. Je suis également engagée pour différentes causes. J&rsquo;ai notamment apporté mon aide au sein du planning familial, ainsi qu&rsquo;au sein de l&rsquo;association Aids pour la lutte contre le sida. Je suis aussi sensible à la cause des enfants et j&rsquo;ai participé à la création de l&rsquo;association du groupe des avocats spécialisés en droit des mineurs.</p>



<p>De plus en tant que bâtonnière, je rencontre régulièrement des associations afin de leur apporter mon aide et travailler ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Plusieurs avocats donnent des cours pour transmettre leurs connaissances pratiques aux étudiants. Le barreau de Rennes mène-t-il des actions en faveur des étudiants&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>Oui, les avocats sont mobilisés pour transmettre leurs savoirs et permettre à tous les étudiants d’avoir un égal accès aux professions juridiques. Les étudiants sont issus de tous milieux et certains n’ont pas accès à une culture juridique dans leur milieu familial. J’ai toujours été soucieuse d’assurer à tous l’égalité des chances et d’aider les autres à progresser pour atteindre leurs objectifs. Les avocats du barreau de Rennes partagent ces valeurs, et un partenariat a été conclu avec l’université de Rennes. Afin d’aider les étudiants qui en ont besoin, les avocats rennais proposent de parrainer des étudiants en droit. Ainsi, les étudiants ne sont pas seuls et peuvent bénéficier de l’expérience, des conseils, et du soutien de leurs ainés tout au long de leurs études.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel message voulez-vous transmettre aux enfants qui s’interrogent sur l’accès à un avocat&nbsp;?</strong></h2>



<p>Chaque enfant peut demander à rencontrer un avocat pour les mineurs. A Rennes, il existe des avocats spécialisés et un groupe de défense des mineurs. Le groupe de défense des mineurs de Rennes est une association indépendante qui a été créé par le barreau de Rennes et j’ai participé à cette initiative. C&rsquo;est une des plus anciennes associations de défense des mineurs en France.La première devise de ce groupe d’avocats engagés pour la défense des jeunes a été « Après tes devoirs pense à tes droits ».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel message voulez-vous transmettre aux enfants qui s’interrogent sur leurs études et l’accès au métier d’avocat ?</strong></h2>



<p>Chacun dispose de qualités pour être et pour agir. Tous les rêves sont réalisables. Il faut avoir confiance en soi, première condition pour franchir ce que l’on pourrait considérer comme des obstacles. La profession d’avocat est très accueillante, il y a de toutes origines et de toutes générations. La promotion sociale est possible, il faut croire en soi, se faire aider, travailler sur l&rsquo;estime de soi et il faut beaucoup de travail pour tenir ses objectifs. Par ailleurs, pour celles et ceux qui le souhaitent, il est possible de rencontrer des avocats, ou des bâtonniers qui répondront à leurs questions d’orientation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous joindre en tant que bâtonnière&nbsp;?</strong></h2>



<p>Pour me joindre en qualité de bâtonnière ou contacter l’ordre des avocats&nbsp;:</p>



<p><strong>Le courrier doit être adressé au siège de l&rsquo;Ordre des Avocats</strong></p>



<p>Ordre des Avocats Maison des Avocats</p>



<p>6 rue Hoche &#8211; 35000 RENNES</p>



<p><strong>L’accueil physique et téléphonique du public est à la cité judiciaire</strong></p>



<p>Au 1er étage de la Cité Judiciaire</p>



<p>7 rue Pierre Abélard à RENNES</p>



<p>Tel : 02.99.31.16.62</p>



<p>Horaires d&rsquo;ouverture :</p>



<p>10h00 à 12h00 et 14h00 à 16h30</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment pouvons-nous vous joindre en tant qu’avocate ?</strong></h2>



<p>Je reçois sur rendez-vous du lundi au vendredi.</p>



<p>Mon cabinet principal est situé</p>



<p>32 rue de Redon</p>



<p>CS 14449</p>



<p>35044 RENNES CEDEX</p>



<p>Mon cabinet secondaire est situé</p>



<p>43 rue de Rennes</p>



<p>75006 PARIS</p>



<p>STANDARD : <a href="tel:02 99 85 73 73">02 99 85 73 73</a></p>



<p>FAX : 02 99 31 09 39</p>



<p><strong>Pour aller plus loin</strong></p>



<p><a href="https://www.ordre-avocats-rennes.fr/">Site du barreau de Rennes</a> :</p>



<p><a href="https://www.ordre-avocats-rennes.fr/">https://www.ordre-avocats-rennes.fr/</a></p>



<p>Site du cabinet d’avocats Liberté</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-avocats-libert wp-block-embed-avocats-libert"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yuKxjTajGp"><a href="https://avocatsliberte.fr/le-cabinet/">Notre cabinet</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Notre cabinet » &#8212; Avocats Liberté" src="https://avocatsliberte.fr/le-cabinet/embed/#?secret=LLbKv7kSKG#?secret=yuKxjTajGp" data-secret="yuKxjTajGp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Propos recueillis par DAHERON Nolwenn pour Aijedroit.com</p>
<p>L’article <a href="https://aijedroit.com/rencontre-avec-maitre-catherine-glon-avocate-fondatrice-du-cabinet-davocats-liberte-et-batonniere-du-barreau-de-rennes/">Rencontre avec Maître Catherine GLON, avocate fondatrice du cabinet d’avocats Liberté et bâtonnière du barreau de Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://aijedroit.com">Aijedroit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
